icon-newsletter

Épisode 3 – Lorsqu’on se sent seule

Publié le: 18 Apr 2022

Leslie Basham : Vous est-il déjà arrivé de vous sentir seule dans votre cheminement avec Dieu ? Nous abordons justement ce sujet, aujourd’hui.

Nancy DeMoss Wolgemuth : Dans ces moments-là, on a besoin d’encouragement. Et moi je vous invite à prier pour que le Seigneur vous conduise vers quelqu’un, vers une sœur, une femme réputée pour son amour pour Dieu et pour sa fidélité aux Écritures, quelqu’un qui pourra vous soutenir et avancer à vos côtés.

Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs. Dans ce troisième épisode de la série intitulée « Un portrait d’Élisabeth », nous vous entraînons à la découverte d’une belle histoire de… chapeau !

Nancy : Je n’ai jamais eu la chance de pouvoir rencontrer personnellement Henrietta Mears. Elle est morte en 1963 quand j’avais 5 ans. Mais je connais bien cette femme pour l’avoir beaucoup admirée. Et c’est quelqu’un qui a eu un impact très important sur ma vie.

Henrietta Mears c’était une éducatrice chrétienne qui servait à l’église presbytérienne de Hollywood au sud de la Californie. Et elle a fondé un centre de retraite spirituelle qui publiait également des ressources chrétiennes. Henrietta ne s’est jamais mariée. Et c’est peut-être une des raisons pour lesquelles je me suis tellement intéressée à elle quand j’étais jeune.

Dieu l’a utilisée d’une façon magnifique pour influencer la vie de plusieurs dirigeants chrétiens de son époque, notamment Bill Bright qu’elle a encouragé quand il était tout jeune chrétien. À cette époque, Bill était amoureux d’une jeune fille qui s’appelait, Vonette qui avait du mal à croire en la véracité de la Bible, alors Bill avait organisé une rencontre entre Vonette et Miss Mears.

Oui Miss Mears, c’est comme ça qu’on l’appelait. Elle aimait beaucoup la théologie et la défense de la foi et donc elle a parlé avec Vonette et elle l’a conduite au Seigneur. Quelques années plus tard Vonette a épousé Bill Bright, et Miss Mears a continué d’ouvrir les portes de sa maison au jeune couple après leur mariage. Elle habitait près du campus de l’Université de Californie à Los Angeles. Et c’est aussi chez elle qu’a démarré le ministère Campus Crusade for Christ (autrement dit Campus pour Christ en français) au sud de la Californie.

Quant à Vonette Bright c’est une amie de longue date de ma famille donc je l’ai toujours connue depuis que je suis petite. Elle est aujourd’hui décédée mais c’est quelqu’un qui a également eu une influence sur ma vie, c’était un peu comme une seconde maman pour moi. Elle a beaucoup prié pour moi, elle m’a beaucoup encouragée et c’est quelqu’un qui a vraiment renforcé ma foi. Et Vonette m’a beaucoup parlé d’Henrietta Mears durant toutes ces années. Et puis j’ai eu l’occasion de lire sa biographie et j’étais vraiment très interpellée par sa foi et par son ministère.

Ce qu’on ne connait pas forcément de Miss Mears c’est qu’elle était passionnée par les chapeaux, elle en avait toute une collection, dont la plupart étaient vraiment de grands chapeaux hauts en couleur.

Et quand elle est décédée, c’est Vonette Bright qui a récupéré tous les chapeaux. Et moi j’ai souvent dormi dans la chambre d’amis chez les Bright, et c’est là que Vonette avait accroché au mur tous les chapeaux de Miss Mears, comme décoration.

Donc je les connaissais bien ces chapeaux. Et lorsque Vonette Bright est décédée, c’était peu de temps après mon mariage avec Robert, sa famille qui connaissait mon attachement pour ces deux femmes. Miss Mears et Vonette, m’a fait cadeau d’un des chapeaux de Miss Mears.

Et ce chapeau, il a une grande signification pour moi, il représente quelque part, deux femmes qui m’ont apporté tellement de choses dans ma vie, c’est comme le symbole de la collaboration entre les générations, quand on peut être source d’inspiration et d’encouragement les unes pour les autres, même si on ne porte pas de chapeaux ! C’est un excellent moyen pour moi de m’en souvenir. 

Aujourd’hui, on va donc se pencher sur ce type de relation intergénérationnel, et ce que ça peut apporter. Donc je vous invite à prendre l’Évangile de Luc, au premier chapitre, verset 39. Dans l’épisode précédent, on a parlé de l’ange qui était venu voir Marie, cette jeune fille qui n’avait encore jamais été avec un homme. Elle était fiancée, elle allait se marier, et l’ange lui dit : « Tu vas donner naissance à un fils qui sera appelé Fils du Très-Haut. »  Pour Marie, c’est un moment unique et merveilleux !

D’ailleurs elle répond à l’ange : « Je suis la servante du Seigneur ; que ta parole s’accomplisse pour moi. » C’est ce qu’on peut lire au verset 38.

Et au verset suivant, verset 39, on lit : « À la même époque, Marie s’empressa de se rendre dans une ville de la région montagneuse de Judas. Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. »

On ne sait pas exactement de quelle ville il s’agit. Certains commentateurs pensent qu’il s’agit d’Hébron, une ville où il y avait beaucoup de lévites qui était située à environ 30 km de Jérusalem. Mais, elle est éloignée de 120 à 160 km de Nazareth, la ville d’origine de Marie. Donc Marie s’est rendue là-bas, toute seule, ou en suivant une caravane, on ne sait pas exactement comment elle a fait le voyage. Tout ce qu’on sait, c’est qu’elle s’est rendue directement chez son amie et sa parente, Élisabeth.

La Bible ne nous dit pas pourquoi Marie a décidé d’aller rendre visite à Élisabeth, mais en méditant sur ce passage, il me semble que Marie devait savoir qu’Élisabeth était une femme en qui elle pouvait avoir confiance, une femme qui comprendrait, qui s’intéresserait à ce que Marie était en train de vivre et qui croirait Dieu avec elle.

Donc, Marie arrive chez Élisabeth, qui en était à son sixième mois de grossesse, et qui n’était pas sortie de chez elle pendant 5 mois, du moins, c’est ce qui nous est dit dans Luc chapitre 1. Marie quant à elle en est tout au début de sa grossesse.

Et ces deux femmes savent ce que personne d’autre n’a encore compris : les ténèbres spirituelles qui ont envahi le monde vont bientôt être dissipées. Le jour va bientôt se lever. C’est l’aurore que le peuple de Dieu désire et attend depuis des siècles !

À notre connaissance, Élisabeth ne s’attend pas à la visite de Marie. À cette époque, il n’y avait pas de téléphones portables, ni de réseaux sociaux, ni aucun autre moyen de se mettre en relation. Humainement parlant, on va dire que ce n’est pas forcément le moment idéal pour avoir une invitée chez elle pendant 3 mois. Parce-que Élisabeth en est dans le dernier trimestre de sa grossesse.

Pourtant, Élisabeth accueille la jeune femme et elle accueille aussi le plan divin que Dieu est en train de déployer dans la vie de Marie. On va lire ensemble les versets 41 à 45 du premier chapitre de l’Évangile de Luc.

« Dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant remua brusquement en elle et elle fut remplie du Saint-Esprit. 42 Elle s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie parmi les femmes et l’enfant que tu portes est béni. 43 Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? 44 En effet, dès que j’ai entendu ta salutation, l’enfant a tressailli de joie en moi.  Heureuse celle qui a cru, parce que ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira. » 

Ici, on voit Dieu qui est en train de tisser ensemble les vies de ces deux femmes qui sont pourtant tellement différentes. Elles viennent de deux régions différentes du pays, elles sont même issues de différentes cultures. L’une est jeune, l’autre assez âgée, toutes les deux sont miraculeusement tombées enceintes : l’une, qui était stérile depuis des années en est maintenant dans son sixième mois et l’autre est une jeune femme vierge qui est fiancée à ce moment-là. Une femme qui a conservé sa pureté dans une ville, Nazareth, qui était pourtant connue pour son immoralité. Marie se retrouve enceinte par la vertu du Saint-Esprit.

Ce sont deux histoires, deux vécus différents, mais on retrouve énormément de similarités. Dans ce récit, Élisabeth démontre la beauté d’un grand cœur et d’une cordiale hospitalité. Et il n’y a aucun doute que pendant les mois qu’elles passent ensemble, Marie et Élisabeth se sont grandement encouragées l’une et l’autre.

J’imagine bien Marie, avec l’énergie de la jeunesse en train d’aider Élisabeth pour les tâches de la maison ou pour préparer la venue du bébé. Et je suis aussi certaine aussi qu’Élisabeth ne manquait pas de conseiller et d’encourager sa jeune parente. Elles étaient toutes les deux de fidèles adoratrices de Dieu et elles avaient dans leur cœur l’amour de sa Parole.

Et je suis persuadée aussi que Élisabeth appréciait beaucoup cette compagnie, parce que rappelez-vous que son mari, Zacharie ne pouvait pas parler. Depuis cinq mois, Élisabeth était seule chez elle avec son mari qui ne pouvait pas dire un seul mot ! Ça ne devait pas être facile, n’est-ce pas ? Malgré leur grande différence d’âge, ces deux femmes ont connu une grande communion et une solide amitié. Elles se sont mutuellement encouragées.

Toutes les deux se trouvaient toutes deux dans une situation inédite. Et autour d’elles rares étaient les personnes qui pouvaient comprendre ce qui se passait dans leur vie, qui pouvaient saisir les grâces et les bénédictions divines dont elles faisaient l’objet. Dieu leur avait envoyé un message. La suite de leur vie à chacune n’allait pas être facile, ni celles de leurs fils qui tous les deux allaient mourir jeunes.

Et là, au cœur de ce récit on voit cet épisode tellement spécial, plein de tendresse, d’intimité, cette rencontre entre les deux femmes, l’une enceinte de celui qui allait devenir Jean Baptiste, et l’autre qui porte en elle, le Christ, le Messie. Dieu les conduit l’une vers l’autre, pour qu’elles puissent se fortifier et s’encourager mutuellement, dans ces moments tellement particuliers de leurs vies.

J’imagine que, tout comme moi, il y a des jours où vous vous sentez seule dans votre marche avec Dieu. Il n’y a personne autour de vous qui peut comprendre ce que Dieu vous met à cœur, ce qu’il fait dans votre vie, ce qu’il vous confie comme fardeau, ce qu’il porte à votre attention. Et vous vous demandez peut-être : « Mais est-ce que je suis folle ? Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut comprendre ce que je suis en train de vivre ? » Et vous vous sentez bien seule dans l’appel que Dieu vous a adressé.

Dans ces moments-là, on a besoin d’encouragement. Et moi je vous invite à prier pour que le Seigneur vous conduise vers quelqu’un, vers une sœur, une femme réputée pour son amour pour Dieu, et pour sa fidélité aux Écritures, quelqu’un qui pourra vous soutenir et avancer à vos côtés. Et n’imaginez surtout pas que cette personne doit forcément être de la même génération ou du même âge que vous !

C’est tellement beau de voir Dieu rapprocher Marie, cette jeune adolescente et Élisabeth, cette femme âgée pendant les trois mois qu’elles vont passer ensemble. C’est magnifique ! Alors, Laissez Dieu utiliser les personnes qu’il souhaite dans votre vie pour vous encourager dans les moments délicats… et que vous soyez, vous aussi, un encouragement pour ces autres personnes.

On va revenir à ce texte de l’Évangile de Luc, premier chapitre, versets 41 à 45. J’aimerais reprendre chaque phrase l’une après l’autre et voir avec vous comment on peut mettre ces principes en application dans notre vie et dans nos relations avec les autres.

Verset 41 : « Dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant remua brusquement en elle, » Vous qui m’écoutez et qui avez porté un bébé dans votre ventre, vous avez connu cette sensation. Ce tressaillement, ce premier mouvement du fœtus que la maman ressent.

Combien d’entre vous se souviennent de cette première fois quand vous avez senti votre enfant bouger dans votre ventre ? Vous vous rappelez certainement ce que vous étiez en train de faire à ce moment-là et du lieu où vous vous trouviez ? Pendant la grossesse, ça se passe normalement entre la 16e et la 25esemaine. Eh bien, Élisabeth en était exactement à cette étape. 

Il est dit que l’enfant remua brusquement en elle. Et le verbe qui est utilisé dans les versions grecques de l’Ancien Testament c’est le même verbe qui est utilisé dans les versions grecques de l’ancien testament pour parler de Jacob et d’Ésaü qui se donnaient des coups dans le ventre de Rébecca. Et c’est le même mot qui est aussi utilisé dans le Psaume 114 pour dire que les montagnes bondissent comme des agneaux.

L’enfant d’Élisabeth a brusquement remué, il a bougé. Et le texte nous donne la raison de cette réaction, c’est qu’il était heureux. Il nous est ensuite expliqué que « Élisabeth fut remplie du Saint-Esprit. » Et si vous lisez l’Évangile de Luc, tout particulièrement ses premiers chapitres, je vous invite à souligner toutes les références au Saint-Esprit.

Dans l’Évangile de Luc, on trouve des références au rôle de l’Esprit Saint, particulièrement dans le premier chapitre. Rappelez-vous au verset 15 que l’ange Gabriel avait dit à Zacharie que son fils, Jean le Baptiste, serait rempli de l’Esprit dans le ventre de sa mère.

Et plus tard, au verset 35, Gabriel se présente devant Marie et lui annonce que le Saint-Esprit viendra sur elle, et qu’elle va tomber enceinte d’un enfant qui, en plus d’être son fils, sera aussi le Fils de Dieu. Au verset 67 (on n’en est pas encore là, mais on le verra la prochaine fois) après la naissance de Jean, l’Esprit Saint saisit Zacharie qui prononce une magnifique prophétie.

Nous on en revient maintenant au verset 41, où on voit qu’Élisabeth est remplie de l’Esprit en présence du Sauveur que Marie porte en elle. Et ça me fait penser à la lettre aux Éphésiens au chapitre 5 qui nous dit qu’on doit tous être remplis du Saint-Esprit. Mais quel est le signe qui montre qu’on est rempli de l’Esprit Saint ? Puisqu’on ne peut pas Le voir, comment on sait quand on est rempli du Saint-Esprit ?

Il y a justement quelques clarifications qui apparaissent dans Éphésiens, chapitres 5 et 6. Mais je voudrais juste vous lire les versets 19 et 20 du chapitre 5 qui montrent comment on agit quand on est rempli de l’Esprit : Il est écrit : 19 dites-vous des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels ; chantez et célébrez de tout votre cœur les louanges du Seigneur ; 20 remerciez constamment Dieu le Père pour tout, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ ;»

Alors quelle a été la réaction d’Élisabeth quand elle a été remplie de l’Esprit ? On va le voir dans la suite du texte. Elle a rendu grâces à Dieu et, tout en discutant avec Marie, elle l’a encouragée par des paroles de foi et de confiance dans le Seigneur.

Au verset 42, cette femme, remplie de l’Esprit « s’écria d’une voix forte ». Avant de continuer, j’aimerais juste préciser que la voix forte montre qu’elle exprime un moment d’extase exubérante. Il faut se rappeler qu’elle n’avait pas eu beaucoup de monde avec qui parler pendant cinq mois. Elle était donc ravie de ce qui se passait et elle avait maintenant l’occasion d’exprimer sa grande joie !

C’est donc une expression spontanée de sa joie et de son émerveillement ! Dieu était en train de faire de grandes choses, non seulement en elle et pour elle, mais aussi dans le monde qui l’entourait, et surtout dans cette jeune femme qui venait de frapper à sa porte. Élisabeth n’est pas du tout gênée d’exprimer les merveilles de Dieu. Et c’est ce qui se passe quand on est rempli du Saint-Esprit ! On est très démonstrative, on est passionnée par ce que Dieu est en train d’accomplir !

Bien sûr ça ne veut pas dire qu’on est obligée de crier, ou de parler d’une voix forte pour exprimer notre joie. Quelquefois, d’ailleurs, c’est plus approprié de parler doucement et gentiment. Mais ici, on voit clairement que le cœur d’Élisabeth déborde de joie pour qu’elle s’exprime ainsi à voix haute.

Et qu’est-ce qu’elle dit ? Et bien on continue : « Elle s’écria d’une voix forte : tu es bénie parmi les femmes, et l’enfant que tu portes est béni. » Le mot « béni » ça signifie « dire du bien de quelqu’un ». C’est l’expression d’une bénédiction, de souhaiter du bien à quelqu’un.

C’est Élisabeth, la plus âgée qui aurait dû recevoir les honneurs, mais on voit ici que c’est elle qui montre son respect envers Marie, la plus jeune. Elle chante les louanges de cette jeune femme qui se présente à sa porte et elle bénit l’enfant que Marie porte en elle.

Vous savez, en tant que femme, je peux imaginer qu’Élisabeth a pu se sentir jalouse de Marie, cette jeune femme qui fait l’objet d’un tel honneur. Parce qu’après tout, Élisabeth avait marché fidèlement avec Dieu depuis des décennies. Elle allait avoir un fils, d’accord, mais vous savez comment on est : Dieu nous dit quelque chose de spécial, mais nous on voudrait toujours quelque chose d’autre ou quelque chose de plus ! N’est-ce pas ? On veut toujours plus en fait.

On n’en a jamais assez. Et notre tendance serait plutôt le mécontentement, n’est-ce pas ? Pourquoi est-ce que Marie, une jeune femme qui n’a pas de nombreuses années de fidélité à son actif, pourquoi est-ce que ce serait elle, la mère du Messie et moi simplement la mère de son précurseur. C’est ce qu’Élisabeth aurait pu se dire. Mais ce n’est pas du tout sa réaction : pas de comparaisons, pas d’inquiétudes, simplement des louanges, des bénédictions et des encouragements.

Le fils d’Élisabeth allait certes être remarquable, mais celui de Marie allait surpasser tous les autres, il serait le Fils du Tout-Puissant. Et Élisabeth se réjouit de ce que Dieu comble Marie de bénédictions. Elle célèbre la manière merveilleuse dont Dieu a décidé d’utiliser cette jeune femme.

Je me souviens que quand on a commencé le ministère de Revive Our Hearts il y a vingt ans, qui a donné naissance à Réveille Nos Cœurs, j’étais la petite dernière de l’équipe.

J’étais au début de la quarantaine et je faisais équipe avec trois autres femmes plus âgées que moi qui faisaient des émissions depuis longtemps déjà. Et quand on participait aux rassemblements de grands médias religieux, ou simplement quand on se retrouvait toutes les quatre, j’étais toujours impressionnée de voir que ces trois femmes, très connues, avaient du respect à mon égard, qu’elles m’encourageaient, qu’elles me motivaient et qu’elles priaient pour moi.

Je me souviens tout spécialement d’une fois, où il y avait une station de radio qui devait choisir entre programmer mon émission ou celle d’une de ces trois femmes. Les responsables n’avaient pas assez de créneaux disponibles. Et cette femme est venue me voir en disant : « Eh bien, s’ils doivent choisir, j’aimerais qu’ils diffusent ton émission à toi, parce que je suis émerveillée de tout ce que Dieu fait à travers toi ! »

Et moi, qui étais en admiration devant ces femmes à l’époque. Je me souviens de l’immense cadeau que ça a été pour moi ! Et c’est grâce à elles que j’ai appris à soutenir celles qui viennent après moi, parce qu’aujourd’hui, c’est moi la plus âgée de l’équipe et il y a beaucoup de femmes talentueuses que Dieu utilise pour écrire des articles et des livres, pour tenir des blogs, pour être présentatrices ou pour servir Dieu de multiples façons. Comme ces trois femmes et comme Élisabeth je veux pouvoir encourager ces femmes plus jeunes que moi.18 :25

Vous connaissez certainement ce passage biblique : « Réjouissez– vous avec ceux qui se réjouissent » (Romains 12 :15). On voit que c’est ce que fait Élisabeth, n’est-ce pas ? Alors je ne sais pas si vous serez d’accord avec moi, mais je trouve que parfois c’est plus facile de pleurer avec ceux qui pleurent plutôt que de se réjouir avec ceux qui sont dans la joie. Mais là, justement on voit qu’Élisabeth se réjouit avec Marie.

Et ça nous oriente vers quelques applications pratiques pour notre vie. Ce n’est pas l’objectif principal de ce texte, mais quand on voit Élisabeth bénir l’enfant que Marie porte en elle, ça nous rappelle que les enfants sont un don du Seigneur, avant même qu’ils ne viennent au monde. Les enfants sont une occasion de joie et de célébration.

Et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’aime beaucoup dire aux femmes enceintes… (Alors bien sûr il faut faire attention de s’assurer que cette femme est effectivement bien enceinte avant de la féliciter pour l’enfant qu’elle va avoir !)    Mais j’aime bien dire à ces femmes : « Que Dieu vous bénisse vous et l’enfant que vous portez ! » J’aime tellement bénir ces petits qui sont dans le ventre de leur maman.  Je suis tellement reconnaissante pour ces mamans qui acceptent d’accueillir dans leur corps les enfants qui vont naître.

Dieu n’accorde pas forcément ce cadeau à toutes les femmes qui l’aiment et qui le servent, mais c’est vrai qu’être enceinte c’est vraiment un cadeau du ciel. Ce n’est pas simplement une bénédiction pour la maman qui est enceinte, mais c’est une bénédiction aussi pour toutes les personnes croyantes parce que Christ est en eux. Et c’est pour ça qu’Élisabeth honore Marie, en lui disant : « Tu es la mère de mon Seigneur ! »

Elle bénit Marie pour le rôle qui lui a été accordé : être la mère du Christ. Voilà pourquoi j’aime tellement bénir les autres autour de moi Christ est en vous. Voilà pourquoi je suis heureuse de vous voir, de vous rencontrer. Les Chrétiens devraient être heureux de se rencontrer les uns les autres. On devrait se saluer chaleureusement, avec enthousiasme et grâce et on devrait se bénir les uns les autres tout comme Élisabeth l’a fait pour Marie.

 Au verset 43, on voit qu’elle s’exclame : « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? » Marie savait qu’Élisabeth était enceinte, parce que l’ange le lui avait dit, n’est-ce pas ?

Mais on ne sait pas si ’Élisabeth avait été informée de la grossesse de Marie. Du fait qu’elle portait en elle le Fils de Dieu. Marie était au tout début de sa grossesse, donc probablement ça ne se voyait pas encore à ce moment-là. Alors comment Élisabeth a pu le savoir ? On vient de le lire un peu plus tôt. Elle a été remplie de l’Esprit, n’est-ce pas ? C’est Dieu qui le lui a probablement révélé. 

Et c’’est pour ça qu’Élisabeth s’écrie : « l’enfant que tu portes est béni ! » elle encourage Marie en lui répétant ce que l’ange lui a déjà révélé. C’est juste pour renforcer la foi de Marie. Et remarquez aussi ce détail : dans toute la Bible, Élisabeth est la première personne qui donne le titre de « Seigneur » à Jésus. Avant même que Jésus soit né, Élisabeth l’appelle : « mon Seigneur !» 

Seigneur c’est le titre même de la Divinité. Élisabeth est en train de dire : « le fils que tu portes est Dieu ! » Dieu ! Oui Dieu qui est incarné ! Et Élisabeth est juste émerveillée : « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? » Elle ne se croyait pas digne d’un tel honneur. Elle était émerveillée à l’idée que Dieu venait la visiter chez elle. C’est comme une préfiguration du jour où Jean, son fils allait dire en parlant de Jésus : « Il faut que Jésus prenne de plus en plus de place, et moi, de moins en moins » (Jean 3 :30) 

Et au verset 44, Élisabeth dit à Marie : « En effet dès que j’ai entendu ta salutation, l’enfant a tressailli de joie en moi. » Autrement dit, le Bébé a ressenti une joie très vive, très profonde, presque de l’exultation. C’est comme si dans le ventre d’Élisabeth, Jean avait ressenti la présence de celui dont il allait être le précurseur.

Je ne sais pas si les enfants peuvent avoir ce genre de perception quand ils sont dans le ventre de leur maman ? Mais dans ce cas-là, il est clair que l’Esprit Saint a aussi rempli ce bébé. Ce n’est pas une déduction théologique, ce sont les Écritures qui nous le disent. Le bébé a tressailli d’allégresse.

Ce n’est pas étonnant quelque part ! Les ténèbres allaient bientôt se changer en lumière, la mort allait bientôt se changer en vie et le désespoir en espérance. Donc la rencontre entre les deux femmes se déroule dans une atmosphère joyeuse. Et nous aussi les croyants on devrait être joyeux quand on se retrouve, parce que Christ est en nous ! Que la terre se réjouisse, le Sauveur est arrivé ! Ce n’est pas seulement vrai au moment de Noël. Mais c’est la fête tous les jours pour les enfants de Dieu.

Et au verset 45, Élisabeth continue : « Heureuse celle qui a cru, parce que ce qui lui ont été dit de la part du Seigneur s’accomplira. » Élisabeth connaissait le pouvoir et l’importance de croire ce que Dieu avait dit. Souvenez-vous que son mari avait perdu la parole pendant 9 mois au total.

Pourquoi ? Parce que l’ange avait dit à Zacharie : « […] Voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps » (Luc 1 :20). Élisabeth elle avait compris la leçon, c’est pour ça qu’elle dit à Marie : « Heureuse celle qui a cru, parce que ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira. »

Si nous me permettez l’expression, la joie et les bénédictions sont les produits dérivés, les fruits que l’on voit pousser quand on croit vraiment les promesses de Dieu. Quand on croit qu’elles vont s’accomplir, qu’elles vont se réaliser. Et quand Jésus s’est écrié « tout est accompli ! » sur la croix, c’est vraiment ce qu’il voulait dire. On peut lire ça dans l’Évangile de Jean chapitre 19 verset 30. Le plan de Dieu était accompli. Tout s’était réalisé comme prévu. Marie croyait que Dieu allait réaliser sa promesse. Et Élisabeth le souligne : « Heureuse celle qui a cru, parce que ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira. » Quand on croit que Jésus a tout accompli, qu’il a tout mené à bien parfaitement, c’est une bénédiction ! Alors heureuse celle — ou celui — qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement.

On peut dire qu’Élisabeth c’est une femme qui met en pratique les principes du chapitre 2 de la lettre à Tite, c’est-à-dire instruire et encourager les femmes plus jeunes qu’elle dans l’amour, la foi et la pureté. Élisabeth instruisait Marie et elle l’encourageait à placer sa foi en Dieu. Elle soutenait sa jeune amie et en lui disant : « Tu peux faire confiance à Dieu pour écrire ton histoire. » Élisabeth, c’est un parfait modèle de la beauté et de la puissance qui se dégagent quand on s’encourage mutuellement à faire confiance aux promesses divines.

Vous savez, ce fameux grand chapeau, dont je vous parlais au début, c’est un symbole de l’impact que des femmes comme Miss Mears, ou Vonette Bright, ou encore ma précieuse maman ont eu dans ma vie et comment elles m’ont transmis la foi en Dieu. Et la question que je me pose maintenant c’est : à qui je fais passer ce chapeau ? Qui sont les jeunes femmes que j’encourage dans leur foi, dans leur cheminement avec Dieu, ces femmes que j’encourage à croire en Dieu, que je bénis quand elles font un pas de foi quand elles apprennent à faire confiance à Dieu ?

Marie est allée chercher de l’aide auprès d’Élisabeth à un moment charnière de sa vie et Élisabeth était disponible pour apporter son aide. Elle a reçu la jeune femme chez elle et elles ont passé 3 mois ensemble. Alors je vous pose la question à vous qui nous écoutez. Si vous êtes une de ces femmes plus âgées, est-ce que vous avez dans votre entourage des femmes plus jeunes qui auraient besoin de vous ?

Et si vous êtes une jeune femme, auprès de qui est-ce que vous allez chercher des conseils de sagesse ou des encouragements ? C’est tellement riche et précieux quand ensemble, en tant que sœurs en Christ, on peut grandir en amitié, en fraternité et on peut s’encourager dans les voies et la connaissance du Seigneur. Alors oui, Dieu souhaite qu’on entretienne des liens fraternels avec d’autres femmes, quel que soit notre âge !

Leslie : Le chapeau dont nous avons parlé aujourd’hui a appartenu à Henrietta Mears, c’était une femme qui a passé sa vie à encourager les femmes de son entourage. Et si vous aimeriez voir une photo de ce chapeau, allez sur notre site  www.reveillenoscoeurs.com , et vous la trouverez dans la transcription de ce podcast.

Est-ce que vous encouragez déjà d’autres femmes à se confier dans les promesses du Seigneur ? Entre nous, est-ce que vous y croyez vous-même ? Vous savez, quand je fais face à de grandes déceptions, moi aussi j’ai parfois du mal à garder confiance.

Et puis vous avez très certainement vos propres déceptions. La question est de savoir comment faire confiance au Seigneur, quand nos désirs restent insatisfaits.

Dans le prochain épisode, nous continuerons d’étudier la vie d’Élisabeth, pour découvrir surtout comment elle a encouragé une jeune femme qui avait besoin de parler parce qu’elle venait juste de tomber enceinte. Et pour aujourd’hui, on va se dire au revoir en priant ensemble.

Nancy : Seigneur merci pour le cadeau de l’amitié et de la fraternité. Pouvoir s’encourager les uns les autres, se fortifier dans la foi, dans ta vérité, C’est une des plus belles choses qui soient. Même si on ne comprend pas ce qui se passe, même si parfois on doute, ou si on a l’impression que personne ne comprend ce qu’on est en train de vivre, et bien on peut s’encourager et dire qu’on peut faire confiance à Dieu pour écrire notre histoire.

Alors merci pour ce magnifique modèle d’Élisabeth, cette femme âgée qui aide une femme plus jeune. Et avec les femmes qui comme moi, font partie de cette tranche d’âge, nous te prions que tu puisses nous remplir de ta grâce et d’humilité pour que, comme Élisabeth, nous prenions soin des femmes plus jeunes que tu places sur notre route. Et que tu puisses nous montrer comment on peut se réjouir avec elles de tout ce que tu fais dans leur vie ? Et comment on peut honorer Christ davantage encore et encore ? Parce que c’est bien là l’objectif primordial. Et nous te prions au nom de Jésus, amen.

 

 

Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21 (sauf spécifié dans le texte).

Réveille nos cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts, une initiative de Life Action Ministries avec Nancy DeMoss Wolgemuth. 

Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.

Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude, et à porter du fruit en Christ !

Pour des raisons de confort de langage et de lecture, ces transcriptions peuvent présenter des différences mineures entre ce qui est écrit et ce qui est parlé.

 

Nous faisons partie de l'organisation internationale Revive Our Hearts aux Etats-Unis.

© 2022 Réveille Nos Coeurs.