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Épisode 3 – L’honnêteté

Publié le: 13 Jun 2022

Dannah Gresh : L’amitié c’est quelque chose de très important. On a tous besoin de vrais amis. Alors comment s’assurer que ces amitiés sont saines ?

Nancy DeMoss Wolgemuth : Vous savez l’honnêteté c’est la base de la confiance dans toute relation. Si on veut retrouver Dieu, si on veut retrouver le Seigneur, et expérimenter la joie du réveil personnel, on va devoir être honnêtes !

Dannah : Voici le podcast Réveille Nos Cœurs. Nous continuons notre série sur le réveil personnel qui est intitulée « Retrouver Dieu ».

En parallèle avec cette série de podcast, vous pouvez creuser le sujet à l’aide du livre d’étude « Retrouver Dieu : La joie d’une foi renouvelée ». C’est une excellente étude pour le réveil personnel qu’on peut faire seul ou en groupe. Éditée par La Maison de la Bible, cette étude est disponible en librairie et sur internet. 

Vous trouverez toutes ces informations sur notre site reveillenoscoeurs.com. Dans le podcast d’aujourd’hui on va explorer le thème délicat de l’honnêteté. 

Nancy : Combien d’entre vous utilisez un réseau social, comme Instagram, Facebook, Twitter, Snapchat ou autre ? On est nombreux dans ce cas je crois… Et j’aimerais juste aujourd’hui vous parler de quelque chose d’intéressant que j’ai lu et qui concerne spécifiquement Instagram, mais je crois que cela pourrait être appliqué à d’autres formes de réseaux sociaux.

Cet article disait : « On le sait tous. Les photos Instagram ne sont jamais ce qu’elles paraissent ! » Et l’article expliquait à quel point un recadrage minutieux et l’application de bons filtres peuvent rendre n’importe quelle vie normale presque magique. Et l’auteur de l’article le démontrait en parlant d’un photographe en Thaïlande qui avait fait toute une série de photos illustrant la façon dont les gens mentent sur leur vie sur Instagram.

On nous montrait tout d’abord la réalité c’est-à-dire toute la scène. Et puis après, on voyait uniquement la photo d’Instagram, la partie qui était recadrée, filtrée etc. Par exemple il y avait une collection vraiment très intéressante de plantes et de petits pots de fleurs. C’est ce qu’on voyait sur Instagram. Et ensuite, quand on regardait l’ensemble, on voyait une immense pièce, encombrée, en désordre, comme un garage. Et c’était nettement moins glamour. 

Et il y avait une autre photo qui montrait un vélo solitaire, sur un chemin. C’était très romantique. Et quand on regardait la vue d’ensemble, la scène réelle, on voyait bien qu’il s’agissait d’une rue avec beaucoup de monde et c’était beaucoup moins romantique !

La conclusion de cet article et de toute cette série de photos était donc : « N’oubliez pas que ces clichés Instagram très attirants sont une version trafiquée de la réalité ! » Et il y avait aussi un autre article que j’ai lu récemment qui s’intitulait : « Dix choses sur lesquelles les gens mentent le plus sur Instagram. » Alors je ne suis pas en train de m’acharner sur Instagram, c’est juste que c’est relié aux articles sur lesquels je suis tombée. 

Selon ce deuxième article, nous ne brossons pas toujours un tableau exact de la réalité lorsque nous publions des informations sur notre fil d’actualité. Voici quelques éléments sur lesquels les gens mentent, selon l’auteur de l’article : les gens mentent sur le statut de leur relation et sur la force de leur relation.

Je cite : « Instagram est un masque derrière lequel chaque couple aime se cacher quand ils passent par un moment difficile, alors ne vous laissez pas tromper par l’affection dispensée sur les réseaux sociaux ! » Les gens mentent sur leurs relations. Ils mentent sur le nombre d’amis qu’ils ont et ceux avec qui ils sont en relation.

L’article continuait ainsi : « Il se peut que les gens aient moins d’amis qu’il n’y a de jours dans la semaine, mais ils continuent d’utiliser les médias sociaux pour donner l’impression qu’ils sont amis avec tout le monde ! » Les gens mentent aussi sur leur popularité sur les réseaux sociaux, sur leurs intérêts, sur ce qu’ils font pendant leur temps libre.

Les réseaux sociaux consistent à mettre en valeur les parties les plus palpitantes de notre vie. Personne ne prend le temps de raconter les moments ennuyeux. Personne n’est intéressé à savoir que vous passez beaucoup de temps devant la télé ou que vous faites la sieste pendant votre temps libre.

Ce que vous voyez n’est pas la réalité ! Les gens donnent tellement souvent une fausse impression de leur vie. On lit aussi dans l’article : 

« Les médias sociaux consistent à améliorer votre apparence. Vous verrez rarement les gens parler des moments où ils se sentent frustrés ou bouleversés par quelque chose qui ne va pas dans leur sens. Ce qu’ils publient, c’est la façon dont les choses fonctionnent toujours bien pour eux. Ils savent que ce n’est pas vrai… et nous aussi. »

Et dans cet article il y avait une sorte de déclaration sommaire qui a vraiment attiré mon attention :

« Les réseaux sociaux sont un masque derrière lequel nous nous cachons tous pour recevoir des compliments de personnes que nous ne connaissons pas vraiment afin de nous sentir mieux dans notre peau. »

Eh bien, que vous soyez sur Instagram ou non, je crois que ces observations sont des caractéristiques du cœur humain.

La vérité, c’est qu’à un certain niveau, on porte tous des masques. On fait tous semblant, on prend la pose. On a tendance à dissimuler la réalité, à faire semblant. 

Vous connaissez peut-être le vieux tube de Billy Joel. C’est une chanson du début des années 80, ça s’appelait « Honesty », (Honnêteté). Et voici un extrait des paroles en français : « L’honnêteté est un mot si solitaire, tous les gens sont tellement faux. On n’entend presque jamais des paroles honnêtes, mais c’est ce dont j’ai besoin de ta part. »

Est-ce que j’ai raison si je vous dis que « sourire devant la caméra » c’est quelque chose de profondément ancré en nous ? Regardez les photos de famille que les gens vous envoient souvent avec les vœux de fin d’année. J’avais l’habitude d’en afficher beaucoup sur mon frigo. Il était recouvert de plein de ces cartes et de ces photos de mes amis et de leurs familles. Vous savez, je connais tous ces gens.

Je sais ce que certains ont vécu. Je connais les larmes, les problèmes, les ruptures familiales, les relations brisées et les choses difficiles que ces personnes ont traversées. Et les voilà, avec leur photo de fêtes de fin d’année. Bien sûr ce n’est pas un problème de poser pour une photo, mais là où je veux en venir c’est que les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent être ou ce qu’on aimerait qu’elles soient, parce qu’on veut que les gens nous voient sous notre meilleur angle.

C’est la raison pour laquelle quand je parle devant une caméra, sous les projecteurs, il y a une maquilleuse pour m’aider parce que moi je ne suis pas très douée en la matière. Mais, en préparant ce podcast, sur l’honnêteté, je me dis que je devrais tout simplement sauter l’étape du maquillage ! Même s’il y a plein de gens qui ne me reconnaitraient pas je crois.

Mais c’est vrai qu’on fait tellement ça dans la vie ! On fait semblant, on ment, on dissimule les choses, à nos conjoints, à nos amis, à nos enfants, à nos collègues. On ment. On ment aux autres. Et, plus sérieusement, on ment à Dieu… en tout cas on essaye. On ne peut jamais jouer la comédie avec lui. On ment sur soi-même. On ment à propos de nos succès, de nos échecs. On ment sur notre péché.

On ment sur qui nous sommes vraiment. On a appris à agir, à jouer comme ça, à faire semblant, à couvrir ce qui est moche, à porter des masques. C’est comme quand on va à une soirée déguisée, masquée. Vous avez certainement déjà vu des films ou les personnages clés ont des masques. Personne ne peut les reconnaître. Il y a beaucoup de gens qui vivent de cette façon. Et dans une certaine mesure on le fait tous. On joue souvent la comédie, on est des hypocrites.

« Alors, comment tu vas ? » Notre réponse standard, à cette question, c’est « bien. » On va tous « bien », n’est-ce pas ? Si vous allez bien, c’est juste de dire que vous allez bien. Mais le fait est que souvent, quand les gens posent cette question, peut-être qu’ils ne se soucient pas vraiment de la réponse. Et même quand on va à l’église on peut dire « ça va bien » quand on rencontre quelqu’un.

« Comment tu vas ? »

« Bien. »

« Comment se passe ta semaine ? »

« Génial ! » 

Mais le fait est que, peut-être que notre mariage est en train de tomber en ruines, que nos enfants partent en vrille, peut-être que dans notre entourage des relations sont brisées et que notre moral est au ras des pâquerettes. Et, tout cela on ne le mentionne pas.

Quoi que ce soit, nos luttes, tout ce qu’on ne veut pas que les gens sachent, tout cela on le passe sous silence. 

Bien sûr on ne va pas en parler avec de parfaits inconnus, mais parfois on ne le dit même pas à nos meilleures amies ! Ou même pas au sein de notre couple ou de nos familles. On cache, on fait semblant.

Pourquoi faisons-nous cela ? Je crois qu’il y a beaucoup de raisons. Il y a :

  • la honte
  • la peur des conséquences (« si les gens découvrent ça »)
  • la comparaison (« je n’ai peut-être pas l’air aussi bien par rapport aux autres »)
  • la pression de la réussite
  • les attentes des autres à notre égard (on ne veut pas les décevoir, on sait qu’ils comptent sur nous)

Et puis aussi, je peux en témoigner, si vous servez dans une œuvre ou dans un ministère, et je ne parle pas juste d’un grand rôle public, mais si vous êtes impliquée, par exemple, dans l’enseignement d’une étude biblique ou si vous conduisez un petit groupe d’étude, c’est une énorme tentation, de ne pas être authentique. Parce que les gens s’attendent à ce que vous soyez quelqu’un de spirituel, que vous soyez une vraie femme de Dieu, un vrai homme de Dieu. Et pour moi c’est une lutte constante, de ne pas laisser la perception des autres déterminer qui je pense être ou déterminer qui je veux être.

Je sais que je veux être vraie, honnête, devant Dieu, je veux être vraie devant les gens, mais parfois après des années où on est constamment sous la pression des attentes des gens, il y a le risque de commencer à jouer la comédie. La frontière, elle est très fine entre faire son travail, le faire efficacement, bien servir les autres et jouer un rôle ou juste faire « une performance ».

Il y a un personnage dans l’Ancien Testament… et quel personnage ! Il s’appelle Jacob. Vous vous souvenez peut-être de Jacob. Il est connu pour être un menteur, un imposteur, un « acteur ». Je ne vais pas tout raconter en détails, mais voici un petit aperçu de l’histoire, parce qu’il y a un passage clé à qu’il faut connaître au sujet de Jacob.

Il était jaloux de son frère, qui avait droit à la bénédiction du fils premier-né (le droit d’aînesse). Alors Jacob a trompé son frère au sujet de ce fameux droit et ensuite il a conspiré avec sa mère pour duper son père pour que celui-ci lui donne la bénédiction du premier-né à la place de son frère. Donc la bénédiction qui revenait au frère aîné, il la voulait pour lui-même. Le frère de Jacob s’appelait Ésaü.

On lit ce récit dans Genèse chapitre 27. Et vous allez voir c’est une progression assez fascinante. Jacob s’est déguisé. Comme son frère était un homme poilu, Jacob est allé chercher des peaux d’animaux qui sentaient comme son frère, parce que son frère était un chasseur et il vivait en plein air. Parce que leur père était vieux et que sa vue était défaillante, Jacob a fait tout ce qu’il pouvait pour que son père ne voie pas, ne sente pas, la réalité. 

Il a donc fait tout cela pour organiser cette mascarade, et puis on lit au verset 18 : « Il vint vers son père, et dit : « Mon père ! »  Isaac (son père) dit : « me voici ! » », puis le père pose une question très importante : « Lequel de mes fils es-tu ? » Et Jacob répond à son père : « Je suis ton fils aîné Ésaü ». Il ment. Il fait semblant. C’est un imposteur, un tricheur. Ce n’est pas Esaü, c’est Jacob !

Il sait que son père ne voit pas assez clair pour faire la différence, alors il dit : « Je suis Esaü ».

« Lequel de mes fils es-tu ? »

« Je suis ton fils aîné Esaü. Je me suis conformé à tes instructions. Lève-toi donc, installe-toi, et mange de mon gibier, afin de me bénir. » (Verset 19)

Jacob aspire à quelque chose qu’il ne croit pas pouvoir avoir s’il est lui-même, alors il va se faire passer pour Ésaü pour pouvoir obtenir la bénédiction qu’il veut et dont il pense avoir besoin. Il va tout faire pour l’obtenir cette bénédiction. Il avait un plan, et pour que ce plan réussisse, il a dû jouer un rôle. Il a dû être un hypocrite.

Quand on survole la suite de l’histoire à partir du chapitre 27 de Genèse, on voit que Dieu va emmener Jacob loin de chez lui vers un pays étranger, vers d’autres personnes qui vont, à leur tour, tromper Jacob et Jacob va comprendre ce que ça fait. Ce sera une sorte de voyage pour mettre en lumière ce qui se passe dans son cœur, pour exposer, pour le confronter à la vérité. Et puis, des années plus tard, on peut lire ça dans Genèse au chapitre 32, il y a un ange de Dieu qui vient vers Jacob pendant la nuit et qui se bat avec lui.

Et l’ange lui dit : « Quel est ton nom ? » Et que répond Jacob cette fois ? Il dit : « Jacob ». Quand son père lui avait demandé des années plus tôt : « Lequel de mes fils es-tu ? » Jacob avait dit : « Je suis Esaü. » Mais maintenant, l’ange lui demande : « Quel est ton nom ? » Et Jacob dit : « Jacob. » Ce n’est pas seulement une question de prénom. C’est son passé. C’est ce qu’il a fait.  

Et pour la première fois dans sa vie de tromperie, Jacob arrête de faire semblant ! Il devient honnête sur qui il est vraiment et sur ce qu’il a fait. Et tout cela, devant Dieu qui sait réellement qui il est.

Alors laissez-moi vous demander : « Qui êtes-vous ? Comment vous vous appelez ? » Alors si j’étais à côté de vous vous me diriez sûrement votre nom. Mais j’aurais envie d’en savoir plus que votre nom, et Dieu aimerait aussi en savoir plus. D’ailleurs il le sait ! Qui êtes-vous vraiment ? Faites-vous semblant d’être quelqu’un que vous n’êtes pas ? Faites-vous semblant d’être quelqu’un d’autre ? Êtes-vous un personnage Instagram ? Êtes-vous vraiment « vous » ? Y a-t-il une différence entre les deux ?

Vous savez, l’honnêteté c’est la base de la confiance dans toute relation. Si on veut retrouver Dieu, si on veut retrouver le Seigneur et expérimenter la joie du réveil personnel, on va devoir être honnêtes ! C’est pour ça qu’on a parlé d’humilité en premier. On a dû, en quelque sorte ouvrir la route avec ça, parce qu’on ne peut pas être honnête si on n’a pas d’humilité. Parce que l’honnêteté passe par l’humilité, n’est-ce pas ?

Il y a beaucoup de choses en nous qui sont vraies et qu’on n’a pas trop envie que les autres, ou que Dieu, puissent voir. Donc, une fois qu’on est prêts à être humbles, on peut mieux se permettre d’être honnêtes. Ce que cela implique c’est qu’on soit honnête avec soi-même, les uns avec les autres et d’abord et avant tout avec Dieu. On peut voir tout cela à travers les Écritures.

Voilà quelques versets : 

Les deux premiers versets du Psaume 15 : « Éternel, qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ? » Il s’agit du lieu d’adoration, où les gens venaient adorer Dieu. Dieu, qui peut s’approcher de toi ? Qui peut te chercher ? Quelle est la réponse ? « Celui (ou celle) qui marche dans l’intégrité, pratique la justice et dit ce qu’il (ou elle) pense vraiment. » Ça c’est la vérité, l’honnêteté !

Psaume 24, versets 3 à 5 : « Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel ? Qui pourra se tenir dans son lieu saint ? » Et la réponse est : « Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur, celui qui ne se livre pas au mensonge et qui ne fait pas de serments trompeurs. Il obtiendra la bénédiction de l’Éternel. »

« Celui qui ne livre pas son âme au mensonge. » Vous voyez, Dieu vit dans un espace d’honnêteté. Après tout, il est celui qui s’appelle « JE SUIS ». « Je suis celui qui suis » C’est ce qu’on peut lire dans le livre d’Exode, au chapitre 3 (verset 14). Il n’y a chez Dieu ni changement ni ombre de variation (Jacques 1 :17). Il n’y a pas de tromperie avec lui, il n’y a pas de prétention, il n’y a pas de mensonge. Il est la droiture même ! 

Il n’y a pas d’ombre de variation avec lui, mais nous, on vit dans l’ombre, n’est-ce pas ? Donc on se cache, on aimerait gérer la perception que les autres ont de nous. Mais Dieu, lui, il vit dans l’espace d’honnêteté, et c’est là qu’on reçoit la bénédiction. On peut voir ça dans le Nouveau Testament, dans la première lettre de Jean.

Vous connaissez peut-être ce passage. C’est un texte auquel il faudrait revenir très régulièrement. 1 Jean chapitre 1. Ce n’est pas l’évangile de Jean ; c’est l’épître de Jean, vers la fin du Nouveau Testament. Chapitre 1, on commence au verset 5, où l’apôtre Jean dit : « Voici le message que nous avons entendu de lui, et que nous vous annonçons :  Dieu est lumière, et il n’y a pas de ténèbres en lui. »

Dans ce passage il y a une série de contrastes. Dieu est lumière. En lui, il n’y a pas d’obscurité ; pas d’ombre, pas de mélange de lumière et d’obscurité. Et puis, au verset 6, je continue : 

« Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, tout en marchant dans les ténèbres, nous mentons et nous ne mettons pas la vérité en pratique. »

On voit ici que le mensonge est dans les ténèbres ; et on voit ici que la vérité est dans la lumière, là où Dieu est. Donc, si nous disons : « Oh, oui, je marche avec Dieu », mais que nous marchons dans l’obscurité, nous mentons. Nous ne pratiquons pas la vérité.

« Mais si nous marchons dans la lumière, tout comme Dieu lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres… » (Nous marchons avec Dieu. Il est dans la lumière et nous sommes dans la lumière, afin que nous puissions marcher ensemble) « … et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (Verset 7)

Cela ne veut pas dire que nous sommes parfaits ou que nous ne péchons jamais ; il est dit que quand nous marchons dans la lumière, nous obtenons le pardon. En marchant dans l’honnêteté et l’humilité devant lui, lui qui est lumière, lui Jésus, qui nous purifie de tout péché.

L’alternative, au verset 8, c’est que nous couvrons notre péché. Nous prétendons ne pas en avoir. Et si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés…

Qu’est-ce que ça veut dire ? Cela ne veut pas dire qu’on ne se trompe jamais, qu’on ne commet jamais de péchés. Cela signifie qu’on amène nos péchés à la lumière de Dieu. On ne marche pas dans l’obscurité. On ne vit pas dans l’ombre. On n’essaye pas de convaincre les autres qu’on n’a rien fait de mal ni que nous sommes des personnes tout à fait saintes et spirituellement totalement mûres.

Je peux vous dire que plus on marche avec le Christ et plus on est visible publiquement pour les autres, même en tant que parent, la tendance reste de cacher la vérité à nos enfants, et de ne pas vouloir que vos enfants voient la réalité.

Mais nos enfants ne sont pas dupes. Ils voient très bien la vérité, et d’ailleurs ils sont souvent très rapides à mettre le doigt dessus, n’est-ce pas ? Et nous, on se justifie, on se trouve des excuses, on se défend. Mais, non, on peut lire dans ce passage, au verset 9 : « Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de tout mal. » 

Cela veut dire que ce qui est ténèbres est éjecté hors de nous si on marche dans la lumière et qu’on se met en accord avec Dieu, si on est honnête au sujet de nos péchés.

« Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n’est pas en nous. » C’est le verset 10.

Vous voyez, les ténèbres cachent la vérité, mais la lumière la révèle. Si vous vous mettez à marcher tout près de Dieu, Dieu qui est lumière, qu’est-ce qui va se passer ?

C’est comme quand vous soulevez une grosse pierre dans le jardin et que vous exposez tous les petits insectes, toutes les bestioles qui sont cachés dessous. Au moment où la lumière apparaît, ils s’enfuient, parce qu’ils veulent être dans l’obscurité. Ils ne veulent pas être exposés. La lumière révèle ce que les ténèbres dissimulent.

Le verset 13 de Proverbes 28, nous dit : « Celui qui cache ses transgressions (celui qui reste dans les ténèbres, celui qui veut se cacher dans l’ombre) ne réussira pas. » Vous passerez à côté de la bénédiction, vous n’allez pas expérimenter la joie du réveil personnel, la joie de marcher avec le Christ, de le chercher, de le connaître, de le retrouver, si vous cachez vos transgressions.

« Celui qui cache ses transgressions ne réussira pas.  Mais on aura compassion de celui qui les reconnaît et qui les abandonne. » Qu’est-ce qui se produit pour celle ou celui qui amène ses transgressions à la lumière, qui marche dans la lumière ? Cette personne obtient de la compassion. Et on a besoin de compassion ! Mais quelle est la raison pour laquelle on se cache parfois dans les ténèbres ? Parce qu’on a tellement peur, on a honte, on se sent coupables. Et parce qu’on croit que si on marche dans la lumière, Dieu nous fera disparaître !

Mais non ! Non, Dieu dit : « Si vous marchez dans les ténèbres, vous allez être anéanti ! Mais si vous entrez dans la lumière, si vous marchez dans la lumière, vous devenez vrais, honnêtes ; et ce que vous allez expérimenter c’est la miséricorde, c’est la compassion, c’est l’amour de Dieu » Et c’est Dieu qui couvrira tout ce que nous sommes disposés à dévoiler. Si on est prêt à le confesser, Dieu le couvre du sang de Jésus-Christ, qui nous purifie de tout péché.

Il ne faut qu’on oublie qu’à la fin, Dieu mettra en lumière tout ce qu’on essaye de cacher, tout ce qu’on essaye de couvrir. Dieu voit tout, il sait tout, et notre liberté découle du fait d’être en accord avec ce qu’il voit et ce qu’il sait. Donc c’est un encouragement à marcher dans la lumière avec Dieu. Comme l’a dit un écrivain, « Toit enlevé, murs baissés ». Autrement dit : tomber le masque, être franc et honnête avec Dieu, abandonner les déguisements, marcher dans la lumière avec Dieu, avec soi-même, avec les autres, ne pas se cacher, ne pas faire semblant.

Dans le Psaume 51 (verset 8), il est dit, au sujet de Dieu : « Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur ». Et dans Ephésiens, au chapitre 4 (verset 25) : « C’est pourquoi, vous débarrassant du mensonge, dites chacun la vérité à votre prochain ; car nous sommes membres les uns des autres ». Et je crois que ça veut dire être vrai, être honnête, sur nos luttes, sur nos échecs et nos besoins.

 J’ai un ami dont la femme était venue me voir à un moment donné, elle m’avait dit : « Je sais que, chez mon mari il y a quelque chose de faux. J’ai l’impression qu’il se cache. » C’était un homme impressionnant, avec tout pour lui. Il était vraiment respecté dans son entourage en tant que responsable chrétien. Mais sa femme me disait : « Il y a quelque chose qui ne va pas. »

Et quelques temps plus tard, Dieu a mis en lumière le cœur de cet homme. Tous les deux, avec et sa femme, ils ont raconté plus tard comment il en est venu à finalement entrer, marcher, dans la lumière et qu’il a reconnu qu’il mentait, qu’il avait triché. C’est d’ailleurs son témoignage que vous pouvez lire dans l’étude « Retrouver Dieu ».

Il n’y a pas très longtemps, on est allés en Afrique du Sud. On a emballé un tas de livres à emporter avec nous pour les donner à nos partenaires du ministère Réveille Nos Cœurs là-bas. Et puis au moment où nos bagages sont passés dans le scanner, les douaniers ont vu qu’il y avait des livres à l’intérieur. Alors ils ont ouvert toutes les valises. Ils ont enlevé tous les emballages, tout le ruban adhésif, tout. Ils ont ouvert tout ce qu’on avait si soigneusement emballé. Ils ont sorti les livres un à un, et ils les ont exposés à la lumière, ils les ont feuilletés, etc. Et je me suis dit, peut-être qu’ils ont envie de lire un de ces livres. Mais non ils regardaient si c’était de la contrebande. Ils voulaient voir ce qu’il y avait dedans.

Et ce n’est pas seulement nos bagages qu’ils ont scannés, c’est nous aussi ! On passe par un détecteur de métal parce que, bien sûr, ils veulent savoir s’il y a quelque chose qui déclenche des alarmes. 

Mais Dieu, lui, n’a pas besoin d’équipement. Il n’a pas besoin de rayons X pour voir ce qu’il y a dans nos cœurs. Marcher dans sa lumière, c’est le laisser sonder notre cœur. C’est le laisser nous montrer ce qu’il y a dedans. Et puis, pour notre part, c’est se mettre en accord avec lui sur ce qu’il voit et ce qu’il sait de nous. 

Alors, est-ce que vous marchez dans la lumière ? Qui êtes-vous ? Comment vous vous appelez ? Est-ce que vous êtes vrai devant Dieu, devant les autres ? Peut-être que vous êtes en train de vous dire : « Je veux bien mais je ne sais pas par où commencer ? »

Peut-être que ça fait longtemps que vous vous cachez, comme si toute votre vie est une publication Instagram qui ne reflète pas qui vous êtes réellement. Alors, je dirais, commencez par la première chose que Dieu vous montre. Est-ce que vous prétendez être quelqu’un que vous n’êtes pas ?

Est-ce que vous êtes plus préoccupée par votre image que par la vérité ? Y a-t-il quelque chose dans votre vie que vous n’aimeriez pas voir mis en lumière ? Y a-t-il un péché que vous avez essayé de couvrir, un échec ou une chose avec laquelle vous luttez ? Que ce soit maintenant ou dans le passé…Quand on marche dans la lumière dans un certain domaine, Dieu éclaire encore d’autres domaines.

Et peut-être que vous vous dites : « Je ne suis vraiment pas sûre d’avoir envie de cela. Cela me fait peur et même cela me déprime carrément ! »

C’est vrai que si vous avez longtemps marché dans l’obscurité, effectivement cela peut faire très peur. Mais vous savez quoi ? Si un médecin vous dit que vous souffrez d’une maladie et si vous savez qu’il existe un remède. Vous allez facilement accepter cela. Mais si vous refusez d’entendre le médecin vous parler de cette maladie ou si vous refusez d’accepter ou de croire ce qu’il dit, c’est le remède que vous rejetez, n’est-ce pas ?

La croix ou Jésus a donné sa vie c’est l’endroit où nous voyons la douloureuse vérité sur nous-mêmes et sur notre péché qui est révélé. Et c’est cette même croix qui est également le remède à notre péché !

Comme le disait un écrivain du passé : « Puisque je sais qu’il y a une fontaine de guérison pour mon péché et pour mon impureté, je peux accepter la lumière sur moi-même et sur mon péché. »

Au cours des prochaines heures et des jours qui viennent, pendant que vous êtes seule avec le Seigneur, prenez le temps… Et pour certains d’entre vous, peut-être que votre cœur va battre tellement vite que vous allez vous dire « je ne sais pas si je vais pouvoir me permettre ça ! » Mais j’aimerais vous dire : vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas le faire ! Vous n’avez plus à marcher dans l’obscurité. Maintenant, ça ne veut pas dire que vous devez dire tout ce qui s’est passé dans votre vie à chaque personne que vous allez rencontrer.

Ce ne serait pas sage, pas nécessaire. Ce n’est pas non plus ce que Dieu attend de vous. Mais ça veut dire que vous ne voulez plus mentir, vous ne voulez plus faire semblant, vous ne voulez plus vous couvrir, vous ne voulez plus passer votre vie à jouer les hypocrites, à faire semblant. Vous voulez être vrai, honnête avec Dieu, avec les membres de votre famille, avec vos amis, les gens que vous aimez. Vous allez pouvoir dire librement : « Écoute, j’ai vraiment du mal avec ça. Je n’y arrive pas dans tel ou tel domaine. Je lutte contre la tentation. Je n’ai jamais dit cela à personne, mais j’ai besoin que quelqu’un le sache. »

Il s’agira peut-être de dire la vérité sur ce qui vous est arrivé. Parce que ce n’est peut-être pas vous qui avez commis un péché. C’est peut-être les péchés de quelqu’un d’autre, mais c’est vous qui ressentez tellement de honte. Alors apportez cela à la lumière du Christ et d’une amie ou un ami sincère et discret qui peut vous accompagner et qui peut vous aider à surmonter la honte, la peur, le rejet, la douleur. Ça ne veut pas dire que ce sera quelque chose qui sera juste effacé comme ça, que cela ne vous dérangera plus jamais, que vous n’y penserez plus jamais. Mais vous aurez la grâce de traverser ces difficultés en marchant dans la lumière.

J’aimerais prier avec vous. Seigneur, aie pitié de nous ! Aide-nous à être disposés à marcher dans ta lumière. Et merci parce que quand on y arrive, quand on est vrai, quand on te dit qui on est vraiment, par où on est passé, ce qu’on a fait, ce qui nous a été fait à nous, on devient vrai, on devient honnête, et on va trouver une grande, une immense miséricorde. Merci Jésus ! Amen.

Dannah : Ne pensez-vous pas que, de nos jours, l’honnêteté est une denrée rare ? Je veux dire, il semble que tout le monde, y compris des universitaires, des dirigeants politiques, prétend qu’il n’y a pas vraiment de vérité. Mais on vient de découvrir la joie qui vient lorsqu’on accueille l’honnêteté. C’est l’une des caractéristiques du réveil personnel.

Vous pouvez retrouver l’enseignement d’aujourd’hui et approfondir ce sujet en vous procurant le livre de l’étude biblique qui s’appelle « Retrouver Dieu, la joie d’une foi renouvelée ». Ce livre vous aidera à prendre le temps de réfléchir, en répondant à des questions, en explorant votre propre vie. Vous découvrirez peut-être des domaines où vous avez encore besoin d’un renouveau personnel.

Dans notre prochain podcast, nous parlerons de la joie qui vient quand on découvre ce que la repentance est vraiment. Alors, je me réjouis de vous amener à cette découverte la prochaine fois. A bientôt. 

 

Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21 (sauf spécifié dans le texte). 

Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts, initiative de Life Action Ministries avec Nancy DeMoss Wolgemuth.

Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.

Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude, et à porter du fruit en Christ !

Pour des raisons de confort de langage et de lecture, ces transcriptions peuvent présenter des différences mineures entre ce qui est écrit et ce qui est parlé.

Segond 21 © 2007 Société Biblique de Genève

 

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