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Épisode 6 – Un plan de bataille peu conventionnel

Publié le: 08 Aug 2021

Leslie Basham : La Bible relate l’incroyable histoire d’une prostituée nommée Rahab. Et cette histoire est porteuse d’un immense espoir pour chacune et chacun d’entre nous. 

Nancy DeMoss Wolgemut : Nous vivons dans un monde, dont on pourrait dire qu’il a déclaré la guerre à Dieu. Ce monde est déchu. Il est sous le coup du jugement de Dieu, et un jour il sera complètement détruit. Mais il y a 2 000 ans, dans ce monde qui était séparé de Dieu, Dieu a envoyé Jésus. Et Jésus nous a tous cherchés, tout comme il avait cherché le cœur de cette femme. Il est venu chercher Rahab la prostituée, tout comme il vient nous chercher pour nous dire comment échapper à la destruction à venir.

Leslie : Bienvenue dans Réveille nos cœurs.

Si vous avez déjà écouté les premiers podcasts de notre série en cours, Rahab et le fil de la rédemption, vous avez déjà certainement reçu beaucoup d’encouragements. Si Dieu a choisi Rahab, une prostituée, et s’il était prêt à lui offrir une chance de salut, il peut exactement faire de même pour vous.

Si vous avez manqué un épisode de la série, vous le trouverez facilement sur notre chaîne YouTube « Réveille nos cœurs ». 

Nancy : Nous arrivons à la fin du chapitre 2 du livre de Josué. C’est donc la suite de l’histoire de Rahab. Elle a fait appel à la miséricorde des deux espions qui représentaient le Dieu d’Israël et elle leur a dit : « Je sais que Dieu a livré ce pays entre vos mains, mais quand le jugement arrivera, s’il vous plaît épargnez moi et épargnez ma famille ? »

Et les deux espions lui ont répondu (versets 1 à 21) : « Oui, c’est ce qu’on fera. On te le promet. Nous te jurons que nous t’épargnerons, mais tu dois suspendre ce cordon rouge à ta fenêtre, sur le mur extérieur, pour que nous puissions le voir de l’extérieur de la ville, et quand nous verrons ce cordon, nous épargnerons ta famille. » 

Et voici maintenant le dernier paragraphe de Josué 2, à partir du verset 22  « Les deux hommes partirent, et ils arrivèrent à la montagne, où ils restèrent trois jours, jusqu’à ce que ceux qui les poursuivaient fussent de retour. Ceux qui les poursuivaient les cherchèrent par tout le chemin, mais ils ne les trouvèrent pas. Les deux hommes s’en retournèrent, descendirent de la montagne, et passèrent le Jourdain. » Donc ils reviennent au camp des Israélites à l’est du Jourdain. « Ils vinrent auprès de Josué, fils de Nun, et lui racontèrent tout ce qui leur était arrivé. »

Et il y a de quoi surprendre Josué ! Ce n’est pas le genre d’histoire que les deux hommes s’attendaient à lui rapporter, j’en suis sûr : « On a rencontré une femme dans cette ville, et figure-toi qu’elle est croyante. Dieu a mis la foi dans son cœur. » Alors ils racontent toute l’histoire à Josué, et ils ajoutent, au verset 24 : « Certainement, l’Éternel a livré tout le pays entre nos mains, et même tous les habitants du pays tremblent devant nous. »

Comment est-ce qu’ils savent ça ? Et bien parce que Rahab le leur avait dit. Elle leur a dit : « Les gens d’ici sont terrifiés devant vous parce qu’ils ont vu ce que Dieu a fait. »

Donc les deux espions ont fait leur rapport. Et pendant ce temps-là, à Jéricho, qu’est-ce que fait Rahab ? Eh bien, on ne nous le dit pas, mais on sait deux choses.

Tout d’abord, on sait que Rahab a tout raconté à sa famille, puisque lorsque le peuple d’Israël conquiert Jéricho, toute sa famille est avec elle dans sa maison. Elle avait mentionné sa mère, son père, ses sœurs, ses frères et tout ce qui leur appartenait. Et il y avait probablement aussi des neveux, des nièces, des cousins, des cousines. On ne sait pas le nombre de personnes que ça représentait, mais il semblerait qu’il y en avait quand-même beaucoup.

Et Rahab est sortie de chez elle, parce que je suppose que toutes ces personnes ne vivaient pas avec elle. Elle est sortie, elle est allée les trouver, elle leur a raconté son histoire et elle leur a dit qu’ils devaient venir dans sa maison. S’ils voulaient être épargnés, il fallait qu’ils lui fassent confiance. Alors on ne sait pas si elle a eu du mal à les convaincre. On ne sait pas combien de temps ça a pris. Mais ce qu’on sait, c’est qu’elle les a persuadés de la rejoindre. 

Et puis la deuxième chose qu’elle fait, c’est attendre. Elle avertit sa famille, elle revient dans sa maison, avec le cordon rouge qui pend à sa fenêtre, et elle attend.

Combien de temps elle devra attendre ? Ça, elle n’en n’a aucune idée. Tout comme elle n’a aucune idée de ce qui se passe dans le camp israélite, de l’autre côté de la rivière, là où les deux hommes sont retournés faire leur rapport à Josué. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle doit attendre, dans la foi, avec sa famille, là, dans sa maison. Et personne n’ose quitter la maison parce que les deux espions ont dit à Rahab : « Si nous revenons et que tu n’es pas dans ta maison, l’accord est rompu ; nous sommes déliés de notre serment. » Donc elle doit être prête lorsque l’armée israélite encerclera Jéricho, à quelque moment que ce soit.

Il existe plusieurs chansons pour enfants qui évoquent la bataille de Jéricho. On voit généralement l’histoire du point de vue de Josué, ou celui du peuple d’Israël. Mais aujourd’hui, j’aimerais qu’on réfléchisse un petit peu du point de vue de Rahab. Alors il faudra qu’on fasse un peu preuve d’imagination, parce que l’Écriture ne nous dit pas ce que Rahab pensait à ce moment-là. Mais on va essayer de se mettre à sa place pour vivre cette histoire. 

Et pour cela on va ouvrir les pages de la Bible jusqu’au chapitre 6 du livre de Josué, où l’histoire reprend. Josué 6, au premier verset qui nous dit : « Jéricho était fermée et barricadée devant les enfants d’Israël. Personne ne sortait, et personne n’entrait. »

Cela veut dire que Jéricho était en état de siège. L’ennemi n’est pas encore apparu, mais tout le monde est terrifié. Rappelez-vous, on a raconté aux gens de Jéricho ce que Dieu avait fait dans le passé. On peut sentir que la tension est grande, que la peur est omniprésente. Jéricho était extrêmement bien fortifiée. On a parlé de ces murs qui étaient puissants, très hauts et larges, un double ensemble de murs érigés tout autour de la ville. La ville a été construite pour résister aux envahisseurs. Et en plus, elle est construite sur une colline. Humainement parlant, c’est impossible qu’une armée ordinaire puisse escalader ce remblai et franchisse ces murs. Jéricho a été construite pour résister à toutes les attaques.

Les archéologues nous disent que Jéricho était probablement la plus ancienne ville du monde. Elle avait déjà résisté à beaucoup d’attaques, et ses habitants auraient dû s’attendre à ce qu’elle résiste encore une fois. Mais là, ils tremblent de peur. Personne n’ose plus entrer dans la ville ni en sortir.

Les habitants de Jéricho n’arrivent même pas à imaginer comment le peuple Juif pourrait escalader les murs, mais ils ont entendu les histoires de ce que Dieu a fait dans le passé…

Et finalement, un matin, on ne sait pas au bout de combien de jours, plusieurs en tous cas, peut-être une semaine ou deux, tôt le matin, Rahab entend un bruit. Elle entend retentir le son des trompettes. Alors attention, quand je dis « trompettes », peut-être que vous pensez aux trompettes de Aïda, cet opéra de Verdi bien connu, ou alors à la trompette de Louis Armstrong, par exemple. Mais en fait, c’étaient des cornes de bélier.

Et l’autre soir, j’ai cherché sur Internet le son des cornes de bélier. Je voulais juste savoir à quoi ça ressemblait, le shofar. Vous avez probablement déjà entendu ce mot. Le shofar c’est un instrument plutôt rauque. Et là, il n’y en avait pas qu’un, il y en avait sept qui sonnaient tous ensemble. Et ça devait déjà faire pas mal de vacarme.

Alors j’imagine Rahab qui regarde par la fenêtre et qui appelle sa famille : « Venez vite ! Venez voir ce qui se passe ! » Rappelez-vous, sa maison était construite sur le mur d’enceinte, et par la fenêtre, elle pouvait voir l’extérieur de la ville. Et là, elle aperçoit ce qu’elle attendait, elle voit l’armée israélite. L’armée approche. Ces gens font le tour du mur de soutènement en pierre qui entoure la ville, à environ une quinzaine de mètres sous sa fenêtre. En fait c’est comme si elle regardait passer un défilé depuis le quatrième étage d’un immeuble.

Et au fur et à mesure qu’ils approchent, elle distingue en tête de la procession des gardes armés. Derrière eux, il y a sept hommes, tous habillés pareil. Ce sont des prêtres. Et ce sont eux qui jouent des cornes de béliers. Et puis viennent quatre hommes qui portent sur leurs épaules un coffre posé sur deux perches. Ça c’est l’Arche de l’Alliance. C’est le symbole de la présence de Dieu pour le peuple. Et enfin, il y a l’arrière-garde qui ferme la marche.

Et alors que ce cortège fait le tour des murailles, elle remarque que les soldats ne touchent pas à leurs armes. Les seuls objets qui sont brandis, ce sont les cornes de bélier. Les gens eux, ils ne disent pas un mot. Ils sont absolument silencieux.

J’imagine tout à fait que, comme nous, Rahab se demande : « Mais comment le Dieu d’Israël va pouvoir s’emparer de cette ville fortifiée ? Comment est-ce qu’il va me protéger, moi, et ma famille ? » Et nul doute que les Israélites aussi, ceux qui sont en train de défiler, se posent des questions. Ils regardent ces hautes murailles de pierre et ils se demandent : « Mais comment Dieu va-t-il nous faire passer par-dessus ces remparts ? Comment Dieu va-t-il protéger son peuple ? ».

Il y a aussi une chose sur laquelle on peut s’attarder un peu. Tout au long des six premiers jours, où l’armée israélite a fait le tour des murailles, les habitants de Jéricho ne se sont pas défendus. Pourquoi est-ce qu’ils n’ont pas jeté des pierres, ou des lances, ou des projectiles quelconques sur l’armée d’Israël ? Humainement parlant, il n’y a pas d’explication à cela. Ce que nous savons, c’est que Dieu défendait son peuple. Et, d’une façon ou d’une autre, il a rendu l’ennemi impuissant.

À cette époque, la ville de Jéricho couvrait un espace d’environ quatre hectares. Donc elle n’était pas immense. On estime qu’environ 1 200 personnes habitaient cette ville. À cela, il faut ajouter peut-être quelques milliers d’habitants d’autres régions de Canaan, qui étaient effrayés par l’armée d’Israël, et qui se seraient réfugiés dans la ville à ce moment-là. Et en fonction des dimensions de la ville, il n’a probablement pas fallu plus de trente minutes à l’armée d’Israël pour faire le tour des remparts de la ville.

Dans ce déroulement du récit on peut imaginer les émotions contradictoires que Rahab a dû ressentir : une certaine appréhension et de la tristesse en pensant à ce qui allait arriver, à tous ces gens, des gens qu’elle connaissait, avec lesquels elle avait grandi. Elle savait qu’ils allaient tous mourir. Eux ils ne croyaient pas en Dieu. Ils avaient rejeté la lumière de Dieu. 

Mais quelque part, elle devait aussi se sentir rassurée, heureuse, de savoir qu’elle et sa famille, à cause de la miséricorde de Dieu, allaient être épargnés. Ils allaient être sauvés. Rahab allait commencer une nouvelle vie, même si à ce moment-là, elle ne savait pas ce qui allait arriver.

Ensuite, à sa grande surprise, l’armée termine en silence son tour de la ville, et puis elle s’en va. Elle retourne à son camp. Et je me demande si la jeune femme n’a pas été déçue ou troublée : « Mais ça veut dire quoi ça ? » Les gens de la ville aussi devaient discuter et essayer de comprendre. « Mais c’est quoi, pour une stratégie ? »

Et le lendemain matin, de bonne heure, ce sont les mêmes bruits qui réveillent Rahab, le même mugissement des cornes de bélier. Troisième jour, quatrième jour, toujours la même chose. Les Israélites font le tour des murailles. Personne ne dit un mot, personne ne brandit une arme, juste les trompettes qui sonnent, et puis le peuple retourne à son camp. Cinquième jour, sixième jour, chaque jour, depuis sa fenêtre tout en haut des remparts, Rahab regarde et se demande : « Mais qu’est-ce qui se passe ? » Peut-être qu’elle a été tentée de douter. On ne sait pas. On sait simplement que Dieu protège le cœur de celles et ceux qui croient en Lui.

Rahab n’avait qu’une seule chose à laquelle se raccrocher : la parole des deux hommes qui avaient passé la nuit dans sa maison. Ils avaient dit que Dieu allait leur donner le pays. Et ils avaient promis à Rahab de revenir. Ils lui avaient promis d’épargner sa vie et celle de sa famille.

Vous savez, nous vivons dans un monde, dont on pourrait dire qu’il a déclaré la guerre à Dieu. Ce monde est déchu. Il est sous le coup du jugement de Dieu, et un jour il sera complètement détruit. Mais il y a 2 000 ans, dans ce monde qui était séparé de Dieu, ce monde qui était pêcheur, Dieu a envoyé Jésus. Et Jésus nous a tous cherchés, tout comme il avait cherché le cœur de cette femme, que les deux espions ont trouvé chez elle. Il est venu chercher Rahab la prostituée, tout comme il vient nous chercher pour nous dire comment échapper à la destruction à venir.

C’est Jésus qui a endossé notre condamnation, quand il est mort sur la croix. C’est ce cordon rouge, dont on a parlé. C’est Jésus qui nous a dit qu’Il était le refuge où on peut être sauvés du jugement à venir. C’est Jésus qui nous a invité à croire en Lui. Et puis il est parti, tout comme sont partis les espions qui ont quitté la maison de Rahab et de Jéricho. Mais avant de partir, comme les espions l’avaient fait pour Rahab, Jésus a fait le serment qu’un jour Il reviendrait. Il ne nous a pas dit combien de temps cela prendrait, ni quand il reviendrait. Il nous a juste dit qu’il reviendrait.

Et en attendant ce jour, on a parfois l’impression que rien ne se passe, comme si les armées de Dieu ne faisaient rien contre le mal dans ce monde. Et il y a certains jours, ou on peut être tenté de se demander si vraiment tout cela va se produire. Cette attente, elle nous parait tellement longue. Et, à première vue, il y a tellement peu de gens autour de nous qui croient ce que Jésus a dit.

Sur quoi, alors, nous fondons notre foi ? Notre foi est fondée sur les promesses que Jésus a faites avant son départ.

On continue la lecture dans le livre de Josué, au chapitre 6, à partir du verset 15. Il s’agit des gens du peuple d’Israël : « Le septième jour, ils se levèrent de bon matin, dès l’aurore, et ils firent de la même manière sept fois le tour de la ville ; ce fut le seul jour où ils firent sept fois le tour de la ville. À la septième fois, comme les sacrificateurs sonnaient des trompettes, Josué dit au peuple : Poussez des cris, car l’Éternel vous a livré la ville ! La ville sera dévouée à l’Éternel par interdit, elle et tout ce qui s’y trouve ; mais on laissera la vie à Rahab la prostituée et à tous ceux qui seront avec elle dans la maison, parce qu’elle a caché les messagers que nous avions envoyés. » 

On va un peu plus loin, au verset 20 : « Le peuple poussa des cris, et les sacrificateurs sonnèrent des trompettes. Lorsque le peuple entendit le son de la trompette, il poussa de grands cris, et la muraille s’écroula ; le peuple monta dans la ville, chacun devant soi. Ils s’emparèrent de la ville. »

Là, quelque part on a un aperçu, une anticipation, du jugement qui frappera un jour ce monde sous l’emprise du péché, et puis ensuite on voit là le miracle de l’effondrement de ces remparts. 

Vous savez, pendant des années, j’ai réfléchi sur ce miracle de l’effondrement de la muraille. Mais ce qui m’a frappé pendant que j’étudiais ce passage, en préparant cette série, c’est le fait miraculeux que la partie de la muraille où se trouvait la maison de Rahab ne se soit pas écroulée. Et ça c’est une image très parlante du miracle du salut. L’épitre aux Hébreux, au chapitre 7 (verset 25) nous dit : « Il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui. » 

On continue la lecture du sixième chapitre de Josué, verset 21 : « Ils dévouèrent par interdit, au fil de l’épée, tout ce qui était dans la ville, hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu’aux bœufs, aux brebis et aux ânes. Josué dit aux deux hommes qui avaient exploré le pays : Entrez dans la maison de la femme prostituée, et faites-en sortir cette femme et tous ceux qui lui appartiennent, comme vous le lui avez juré. Les jeunes gens, les espions, entrèrent et firent sortir Rahab, son père, sa mère, ses frères, et tous ceux qui lui appartenaient ; ils firent sortir tous les gens de sa famille, et ils les déposèrent hors du camp d’Israël. » 

Alors Rahab a dû temporairement rester en dehors du camp, parce que rituellement parlant elle était impure à cause du style de vie idolâtre et immoral dans lequel elle avait vécu. Elle devait être purifiée. Mais comme on va vite le voir, elle n’est pas restée à l’extérieur du camp. Au verset 24 : « Ils brûlèrent la ville et tout ce qui s’y trouvait… Josué laissa la vie à Rahab la prostituée, à la maison de son père, et à tous ceux qui lui appartenaient ; elle a habité au milieu d’Israël (donc elle n’est plus à l’extérieur du camp, mais au milieu d’Israël) jusqu’à ce jour, parce qu’elle avait caché les messagers que Josué avait envoyés pour explorer Jéricho. »

Quand on pense à la destruction de la ville et de ceux qui avaient si longtemps résisté à Dieu, on pourrait se demander : « Pourquoi Dieu a-t-il voulu les exterminer ? » J’aimerais juste vous rappeler que les habitants de Jéricho avaient tous entendu parler des puissants actes, des hauts faits de Dieu, aussi bien que Rahab. Et tout le monde dans cette ville, à l’exception de Rahab et de sa famille, avait choisi de rejeter la lumière et avait refusé l’occasion que Dieu leur donnait de se repentir et de croire, de faire confiance à Dieu.

Il faut bien comprendre que Rahab était une personne pécheresse comme n’importe quelle autre personne à Jéricho. Mais Dieu lui a donné la foi. Et Dieu a épargné sa vie pour démontrer, montrer pratiquement que son cœur, le cœur de Dieu est porté à la miséricorde. Dieu n’aime pas condamner les méchants. Il a en horreur de condamner les méchants. Dieu doit condamner les méchants, mais le désir de son cœur c’est de faire preuve de miséricorde envers les personnes qui se repentent et qui croient.

Donc, avant de détruire la ville et de déverser son jugement sur Canaan, Dieu fait d’abord preuve de miséricorde. Envers qui fait-il preuve de miséricorde ? Envers une prostituée. Envers une femme qui ne mérite pas sa miséricorde.

Rahab ne méritait pas plus de vivre que le reste des Cananéens. En tant que Cananéenne, elle méritait de mourir, parce que les Cananéens étaient sous le coup du jugement de Dieu. Dieu les avait maudits. Mais ce n’est pas seulement parce qu’elle était Cananéenne que Rahab méritait de mourir, mais parce qu’elle était un être humain, comme vous et moi. Parce qu’elle était née avec cette nature entachée par le péché. Et comme on l’a déjà dit dans cette série de podcast, « le salaire du péché, c’est la mort. » (Romains 3 :23). Non seulement le salaire de la prostitution, mais le salaire de notre péché, de mon péché, quel qu’il soit, de quelque nom qu’on le désigne. Ce qu’on gagne avec le péché, c’est la mort.

Et là, j’aimerais juste en appeler à vous qui écoutez régulièrement les podcasts Réveille nos cœurs, peut-être même depuis un certain temps. Vous avez déjà entendu la bonne nouvelle de l’évangile. Rahab, elle, elle ne l’avait pas ; nous, nous l’avons. Rahab ne connaissait pas la croix de Jésus ; nous, nous la connaissons. Les croyants de cette époque-là, ils attendaient ça avec impatience. Et nous, on regarde en arrière et on voit cette croix. Et il y en a certains parmi vous qui m’écoutez aujourd’hui, vous avez déjà entendu cette vérité, bien des fois, mais vous continuez à vous tenir à distance. Quelque part vous n’avez jamais été prêts à vous repentir, à agiter le drapeau blanc de la reddition, et à croire, à faire confiance à Christ.

Je connais des gens qui, semaine après semaine, viennent s’asseoir sur les bancs des églises. Ils écoutent ce qui est prêché de la Bible, mais ce sont des gens qui sont toujours loin de Dieu, qui sont toujours perdus, qui sont toujours sous le coup du jugement de Dieu. Et j’aimerais à nouveau lancer une invitation à toute personne qui est dans cette situation. Le jugement de Dieu doit arriver, et si vous ne croyez pas, vous allez périr, aussi certainement que les gens de Jéricho ont péri.

En tant que croyants du 21ème siècle nous avons des avantages spirituels que Rahab n’a jamais eus. Nous avons la Parole de Dieu. La Parole qui nous dit, par exemple, dans 2 Pierre chapitre 3 (verset 7) : « Les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu (tout comme Jéricho a été détruite par le feu), pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies. ». C’est-à-dire des gens qui n’ont pas la foi. Dans ce passage de l’Écriture, il nous est dit que certains se moquent en entendant ces paroles et qu’ils disent : « Mais je ne vois pas de jugement. Quand est-ce qu’il arrivera ce jugement ? Je peux continuer à vivre comme je vis maintenant. »

Et l’apôtre Pierre répond à cela au verset 8 : « Il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.  Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. »

Rappelez-vous dans le livre de la Genèse, quand le déluge a détruit le monde, mais que Noé et sa famille se sont réfugiés dans l’arche. Où est-ce qu’ils se sont réfugiés ce jour-là ? À l’endroit où Dieu leur avait dit de se réfugier. C’est là qu’ils ont trouvé leur refuge. C’est là qu’ils étaient en sécurité. Et c’est pour cela qu’ils n’ont pas péri.

Lors des deux podcasts précédents de cette série on a parlé aussi de la Pâque, quand les enfants d’Israël ont quitté l’Égypte. On a raconté comment, dans chaque maison égyptienne, l’ange de la mort avait détruit le fils aîné. Mais les familles du peuple d’Israël ont couru se réfugier dans leurs maisons où le sang de l’agneau avait été badigeonné sur les montants et sur le linteau de la porte. Et l’ange de la mort avait vu le sang et il avait épargné ces maisons-là. Les gens se sont réfugiés sous la protection du sang, et ils ont été sauvés. Et dans l’histoire de Rahab, les murailles de Jéricho sont tombées.

Partout dans les Écritures, on trouve des images du jugement, mais où est-ce que Rahab et sa famille se réfugient ? Ils se réfugient dans la maison de Rahab, sur le mur, là où le cordon rouge était suspendu à la fenêtre, et là ils se sont trouvés en sécurité.

Et je me permets de vous poser la question :

  • Où est-ce que vous trouverez refuge ce jour-là ?
  • Est-ce que la maison de votre cœur restera debout au milieu des décombres ?

Il y a un commentateur biblique qui dit que Josué a été un sauveur pour Rahab, mais un juge pour le reste de Jéricho. Et de la même manière, Jésus est un sauveur pour ceux qui croient en lui, mais un juge pour ceux qui le rejettent.

Et voilà la bonne nouvelle, c’est ce que signifie l’Évangile : celles et ceux qui croient en Jésus-Christ, notre cordon rouge, ne périront pas. Ces personnes-là seront sauvées. Où est-ce que vous allez vous réfugier ? Est-ce que vous placez votre confiance dans le fait que vous fréquentez une église par exemple ? Est-ce que vous placez votre confiance dans vos bonnes œuvres ? Ou dans votre personnalité sympathique ? Ou dans votre discours religieux ? Il n’y a rien de tout cela qui sera un refuge sûr et solide au jour du jugement. Alors je vous invite à courir vers Jésus, à vous enfuir vers Lui. Et je vous invite à trouver en lui le refuge qui vous permettra d’être sauvé. 

Et je prie maintenant, Seigneur, s’il te plaît, accorde le don de la foi et de la repentance à celles et ceux qui nous écoutent. Et merci de sauver celles et ceux que tu appelles aujourd’hui. Merci pour le sang de Christ. Nous nous réfugions en lui et nous sommes en sécurité. Au nom de Jésus, ce grand nom, nous te prions. Amen.

Leslie : Qu’elle est palpitante, l’histoire du sauvetage de Rahab et sa famille ! Ce scénario qui met en scène un groupe de soldats et une prostituée, nous amène à nous pencher sur la plus grande histoire de toutes : celle de Christ qui endosse notre péché en mourant sur la croix.

Lors du prochain épisode, nous découvrirons pourquoi nous avons toutes et tous besoin de la grâce de Dieu. A bientôt, pour la suite de la série Rahab et le fil de la rédemption !

Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Louis Segond 1910.

Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts, une initiative de Life Action Ministries avec Nancy DeMoss Wolgemuth.

Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann

Nous faisons partie de l'organisation internationale Revive Our Hearts aux Etats-Unis.

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