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Épisode 6 – La sainteté, un cœur comme celui de Jésus

Publié le: 04 Jul 2022

Dannah Gresh: Il n’y a qu’une seule manière de connaître la sainteté de Dieu.

Nancy DeMoss Wolgemuth : Est-ce que vous voulez vivre dans la sainteté ? Alors, gardez vos yeux fixés sur Jésus, et laissez Dieu vous reprendre, vous corriger, quand c’est nécessaire pour que vous puissiez prendre part à sa sainteté.

Dannah : Voici le podcast Réveille Nos Cœurs.  Nous continuons la série intitulée Retrouver Dieu : la joie d’une foi renouvelée.

Dans les podcasts précédents nous avions parlé de la joie qui vient de l’honnêteté, de l’humilité, de la repentance et de la grâce. D’ailleurs, si vous avez manqué l’un ou l’autre épisode ou si vous rejoignez cette série juste aujourd’hui, vous trouverez tous les podcasts précédents sur notre site Internet reveillenoscoeurs.com. Aujourd’hui, nous parlons de la sainteté.

Nancy : La sainteté. Alors ça, c’est un mot qu’on n’entend pas très souvent de nos jours. Il y a certaines Bibles, comme la mienne, qui ont pour titre « Sainte Bible ». Mais le mot a l’air d’avoir perdu de son sens dans notre vocabulaire de tous les jours.

D’ailleurs, quand on en parle dans un contexte biblique, je crois qu’il y a également beaucoup, beaucoup d’idées reçues. Et si on faisait un sondage dans la rue en demandant : « Qu’est-ce que vous pensez de la sainteté ? » Voilà le genre de réponses qu’on pourrait recevoir…

Il y a certainement beaucoup de gens qui trouveraient ça vieux-jeu, ennuyeux. Et d’autres personnes qui penseraient tout de suite au légalisme, en tout cas à quelque chose de lourd, d’exigeant. Et puis en disant « C’est impossible, personne ne peut être sain, parfait ! »

D’autres diraient que c’est quelque chose qui ne concerne que des personnes très, très religieuses. Par exemple vous savez, les saints du calendrier qu’on connait. Mais en fait, on oublie souvent que les enfants de Dieu sont appelés des saints.

Il y a des gens qui pensent aussi peut-être aussi que la sainteté c’est une idée de Dieu pour anéantir notre joie de vivre, que Dieu nous dirait par exemple : « Tu peux être soit quelqu’un de joyeux, soit quelqu’un de saint, mais tu ne peux pas être les deux ! » Pour beaucoup de gens en fait, la sainteté a une mauvaise réputation. On dit « Mais ce n’est vraiment pas sympa la sainteté, ce n’est vraiment pas drôle ! Ce n’est pas attirant. Qui aurait envie de ça ? » Et ces gens pensent que la sainteté, ce sont des restrictions, c’est une liste de choses à ne pas faire ou justement une liste de choses qu’on est obligées de faire.

Et en voyant toute cette liste, on se demande, mais qui peut bien vouloir la sainteté ? Ce serait un petit peu comme boire de l’eau salée… !!!

En fait, les Écritures ont une tout autre manière de concevoir la sainteté. Et c’est même l’un des plus précieux fondements de la foi, la foi en Dieu : la sainteté de Dieu et l’appel qu’il nous lance à la sainteté.

Cet appel, il est ancré dans le fait que :

–  Dieu Lui-même est saint.

– Qu’il est brillamment, glorieusement pur. 

– Qu’il se démarque de tout autre personne, il n’y a personne d’autre qui est        comme lui.

– Et qu’en lui, il n’y a pas de péché.

– En lui, il n’y a pas de souillure.

– En lui, il n’y a pas d’hypocrisie.

– En lui, il n’y a pas de doute.

– En lui, il n’y a rien de mauvais, il n’y a rien de faux.

Dieu est totalement différent de nous, il est tout à fait « autre ». On l’appelle d’ailleurs aussi le « Tout autre ». Dieu est saint, et il nous a créés pour refléter sa sainteté.

C’est tellement beau, c’est tellement resplendissant que, dans l’Ancien Testament, si quelqu’un s’approchait de la sainteté de Dieu, il en mourait. Alors pourquoi ? Eh bien parce qu’on n’est pas saint. Le péché en nous ne peut pas coexister en présence de la sainteté de Dieu. Et pourtant, dans la Parole, la sainteté est décrite comme quelque chose de bien, de beau, et quelque chose de désirable.

C’est une qualité qu’Adam et Eve avaient appris à cultiver, à apprécier et à chérir jusqu’au jour où ils ont signé “leur déclaration d’indépendance” (si on peut dire les choses comme ça) et que le péché est entré dans l’équation. Et après ça, l’idée de la sainteté est devenue confuse. Et depuis, on en a plein de fausses conceptions. De nos jours, qui est-ce qui est attiré par la sainteté ? Qui aspire à la sainteté ? Satan nous fait croire que le péché est synonyme de plaisir, de fun, tandis que la sainteté… non, pas vraiment.

Dieu avait dit : « Ne mangez pas du fruit de cet arbre. »

Et Satan rétorque : « Mais quelle idée ! Mais pourquoi une telle restriction ? »

Il présente la sainteté comme quelque chose de terne tandis qu’il présente le péché comme quelque chose d’attirant, de beau, d’intéressant. Mais quel mensonge ! On voit dans les Écritures que la sainteté est infiniment plus désirable. C’est pour ça qu’on a été créés. C’est la porte vers d’incroyables bénédictions et d’immenses joies !

Vous allez me dire : « mais pourquoi tu dis ça ? » Je crois qu’il y en a beaucoup de preuves dans les Écritures. Et celle qui me convainc le plus, c’est l’exemple de Jésus. On peut le lire à la fois dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament.

En fait, dans la lettre aux Hébreux au chapitre 1, au verset 9, il y a une citation d’un Psaume qui parle de Jésus, du Messie. Voilà ce qu’on peut lire : « Tu as aimé la justice et tu as détesté la méchanceté. » On va s’arrêter là-dessus un petit moment. Jésus a aimé la justice. Il a détesté tout ce qui n’était pas juste, toute chose tordue, toute chose mauvaise et méchante.

Et pourtant, on nous dit de faire tout le contraire : d’aimer ce qui est douteux, contestable, méchant, destructeur, et mépriser ce qui est saint. Satan renverse les valeurs. Jésus, lui, a aimé la justice et il a détesté toute méchanceté et tout péché. 

Parfois, on pense un peu comme tout le monde et on se dit que si on devait aimer la justice et détester le mal, eh bien, on deviendrait quelqu’un de bien misérable. Mais, vraiment ?

Il est pourtant dit de Jésus qui aimait la justice et qui détestait la méchanceté : « C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a désigné par onction comme roi, de préférence à tes compagnons, avec une huile de joie » C’est au verset 9 de Hébreux 1.

Alors, qu’est-ce que ça veut dire, en termes plus simples à comprendre ? Tout simplement que Jésus était la personne la plus heureuse de toute la terre. Et on voit ici que c’est lié à l’idée de sa sainteté. Il aimait ce qui est droit, et il détestait tout ce qui était tordu. C’est pour ça que Dieu lui a donné l’onction avec une huile de joie, d’allégresse, une joie que personne n’avait connue.

La plus grande des joies, le plus grand des bonheurs qu’on puisse trouver sur cette terre, habitait le cœur de Jésus, lui qui aimait la justice et qui détestait toute méchanceté. Alors, est-ce que vous pensez que nous aussi, si on aime ce qui est droit et qu’on déteste tout ce qui est mauvais, méchant, est-ce qu’on pourrait également connaître cette huile de joie ? 

C’est ce que nous dit le Psaume 97. On peut lire à partir du verset 10 : « Vous qui aimez l’Éternel, ayez le mal en horreur ! » Vous voyez, je pense que souvent on croit qu’on peut aimer Dieu et qu’on peut jouer en même temps avec le mal. On pense qu’on peut flirter avec le mal. Telle ou telle personne a une relation extra conjugale ? Oui, mais elle aime vraiment Dieu. Même si on triche sur notre déclaration d’impôts. On aime Dieu… Mais…

Le poète dit : « Vous qui aimez l’Éternel, ayez le mal en horreur ! » La personne qui a écrit ce Psaume nous rappelle qu’il faut être comme Jésus. Jésus détestait tout ce qui est mauvais. Détestons le mal !

Qu’est-ce qui se passe quand on aime le Seigneur et qu’on a le mal en horreur ? Lisons la suite du psaume 97 (verset 11 et 12) : « La lumière est semée pour le juste, et la joie pour ceux dont le cœur est droit. Justes, réjouissez-vous en l’Éternel, et célébrez sa sainteté par vos louanges ! »

Vous savez, mon père était un chrétien de première génération. Sa vie avait été marquée par la rébellion, par la contestation. Il avait eu un style de vie jusque-là très décousu, comme chacun d’entre nous, mais dans son cas, c’était particulièrement marqué. Mais quand il a rencontré Jésus, sa vie a été totalement et profondément transformée !

Et nous, ses enfants, il nous a appris très tôt que la sainteté c’est une belle chose, une bonne chose. Ce n’est qu’en grandissant puis en quittant la maison que j’ai découvert qu’il y a beaucoup de gens qui trouvent cette idée de sainteté ennuyeuse et que c’est quelque chose dont ils ne veulent surtout pas. Moi, au contraire, je pensais que c’était quelque chose que tout le monde voulait !

Alors bien-sûr que le défi de la sainteté est grand. Je ne suis pas Dieu, je ne suis pas sainte comme lui. J’ai mes propres combats, mes tentations, comme chacune et chacun d’entre nous, je suis tiraillée par les choses de ce monde ou par le diable, mais je crois tout de même que la sainteté est quelque chose de désirable. Et puis aussi, au fil de mon parcours, j’ai découvert que tous les chrétiens ne pensent pas forcément cela.

Mon père, quant à lui, il voulait qu’on sache que rechercher la sainteté c’est quelque chose qui apporte de la joie. C’est être rempli de joie. C’est la meilleure manière de vivre sa vie. Et ça, ça nous rapproche de Christ. Je suis contente qu’on ait parlé de grâce en premier dans nos podcasts parce que maintenant qu’on parle de la sainteté, ça nous rappelle constamment que nous ne sommes pas saints. Et on n’arrive pas à l’être.

Seul Dieu est saint, et c’est sa grâce qui nous rend saint aussi, et qui nous donne le désir et le pouvoir de vivre une vie sainte. J’aimerais qu’on puisse regarder ensemble un passage des Écritures qui nous aide à comprendre pourquoi la sainteté est importante et comment on peut la faire grandir en nous.

Si vous avez une Bible sous la main, vous pouvez regarder au chapitre 12 de la lettre aux Hébreux. C’est un passage très, très, très riche. On pourrait y passer beaucoup de temps, mais aujourd’hui, j’aimerais juste en souligner les grandes lignes. Je vais commencer au premier verset. J’aimerais vous montrer les choses qui me touchent le plus dans ce passage (version LSG).

« Nous donc aussi, puisque nous sommes entourés d’une si grande nuée de témoins, (là l’auteur parle des héros de la foi qui faisaient confiance à Dieu et qui avaient été cités au chapitre précédent), rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte. » 

Ensuite, au verset 4, l’auteur parle de ses combats avec le péché. Il veut se débarrasser du péché, il veut enlever ce poids, parce que le péché c’est quelque chose qui s’accroche à lui. Donc il parle de résister au péché au verset 4 et ensuite, on va regarder ensemble au verset 14. On y reviendra dans une minute. Donc, il parle de résister au péché au verset 4 et ensuite au verset 14 il parle de se débarrasser du péché, de lutter contre le péché et au verset 14 :

« Recherchez …  la paix avec tous et la progression dans la sainteté (autrement dit la sanctification) : sans elle personne ne verra le Seigneur. »

Donc, il parle de deux choses, d’abord de se débarrasser et puis, ensuite, de remplacer. Se débarrasser du péché et le remplacer par la sainteté. Il y a certaines versions qui disent : « faites tous vos efforts pour être saint » (BSD) ou encore « poursuivez la sainteté » (Darby). J’aime bien celle-là ! On pourrait le paraphraser en disant : « Soyons toujours à la recherche de la sainteté ». Est-ce que vous connaissez des gens comme ça ?

C’est tellement rare de rencontrer quelqu’un qui fait tout son possible pour rechercher la sainteté ! En lisant ce passage on voit que l’auteur invite à se décharger du poids du péché, à s’en détacher – parce que le péché nous entoure, nous enserre comme une camisole de force. Ce passage parle de notre combat avec le péché, de notre résistance au mal, de notre recherche de la sainteté. Et pour être honnête, ce n’est pas facile tous les jours !

Est-ce que ce n’est pas aussi votre impression ? Se débarrasser des fardeaux, se débarrasser des péchés qui nous collent à la peau, c’est un peu comme un marathon, c’est une course d’endurance qu’on va gagner seulement si on va jusqu’au bout. Pour ma part je dois vous dire, je déteste courir. Je ne suis pas une grande sportive, contrairement à beaucoup d’entre vous. Non, c’est vrai, je trouve ça horrible. Il y a quelque temps, j’ai pris des cours avec un coach sportif. Il a essayé de me faire courir sur un tapis roulant. Après deux essais, il a dit : « tu n’es pas faite pour ça tu n’es pas faite pour courir, on arrête ça ! » 

Pour moi une course d’endurance, c’est déjà de courir de ma chambre à la salle de bain. Je ne sais pas courir, donc l’endurance, on peut oublier… Mais le passage biblique parle de combat, de lutte, de course. Et vraiment, ce n’est pas facile.

On voit dans ce passage que la vie chrétienne requiert de l’endurance, de la persévérance, de la détermination, de la concentration, et de l’intentionnalité. Il y a quelques temps. J’ai reçu une lettre d’une femme très découragée. Elle disait :

« Ça fait trente ans que je suis chrétienne. Je suis active dans mon église, je donne des études bibliques. Et je me demande pourquoi ma nature pécheresse est toujours le chemin de moindre résistance. On dirait que l’inquiétude, la colère, le doute ont l’air d’être mon mode par défaut. La logique du moindre effort, c’est dans cette direction que mes pensées vont toujours.

A moins que j’essaye de toutes mes forces, à moins que je ne canalise mes pensées, le doute et l’inquiétude reviennent au galop. Et je me dis qu’en tant que nouvelle création en Christ, ça ne devrait pas être si dur ! »

Vous qui m’écoutez, est-ce que vous avez déjà ressenti ça ? Parfois on se demande : mais pourquoi, pourquoi c’est si dur ? On a l’impression que c’était presque plus simple avant qu’on ne devienne chrétien parce qu’on n’avait pas l’Esprit de Dieu qui nous incitait à la sainteté. On pouvait faire tout ce qu’on voulait sans ressentir ce combat, cette lutte intérieure. Et maintenant, il y a une lutte, il y a une course, il y a une course d’endurance.

Et moi je n’aime pas l’endurance. J’aimerais bien juste arriver au bout sans fournir de longs efforts. Je ne veux pas de difficultés, je ne veux pas d’obstacles le long du chemin. C’est pareil dans notre expérience chrétienne et dans cette bataille entre nos penchants naturels et l’influence de l’Esprit de Dieu. On voudrait tellement que le chemin vers la sainteté soit parcouru instantanément et sans effort ! Pas de long processus, pas de dures batailles.

Le fait est que ça n’existe pas. Ce n’est pas la vie. Je vous le dis franchement, ce n’est pas possible. Mais alors, pourquoi on y va quand même, malgré la lutte, malgré la course, malgré l’effort pour se débarrasser de ce péché qui nous colle à la peau, et malgré l’endurance que requiert la sainteté ? Alors, pourquoi faire tant d’efforts ?

Il y a un indice qu’on peut trouver dans le verset 14 (version LSG) :

 « Recherchez…la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » Qu’est-ce que ça veut dire ? Si on recherche la sanctification, on verra le Seigneur. Est-ce que ce n’est pas ce que Jésus avait dit dans les béatitudes ? « Heureux ceux qui ont le cœur pur car ils verront Dieu. » ? (Matthieu 5 :8)  

L’intimité avec Dieu : on est faits pour ça, c’est ce qu’on recherche en tant qu’être humain fait à l’image de Dieu. On veut être libérés de tout ce qui est mal, de tout ce qui est péché. On veut être avec lui en présence de sa sainteté magnifique, belle, glorieuse… Et ça on veut le voir sans avoir à mourir ! On veut aussi être saint. C’était comme ça, au départ, dans le jardin d’Eden avant que le péché ne vienne et gâche tout. 

Donc, oui, je veux être sainte, je veux avoir un cœur pur, je veux être tout près de Dieu comme avant, comme au départ… mais comment ? Comment me débarrasser du péché qui me colle à la peau ? Comment remporter la victoire dans mon combat contre le péché, comment poursuivre, rechercher la sainteté ?

Ce passage parle de trois éléments essentiels à la vie chrétienne. Premier élément : c’est l’exemple et l’aide de Jésus. C’est ce qu’on trouve dans la lettre aux Hébreux, au chapitre 12, versets 2 et 3 : « Faisons-le en gardant les regards sur Jésus, qui fait naître la foi et la mène à la perfection. » Pour mettre le péché de côté, pour se débarrasser de son poids, pour courir avec endurance, qu’est-ce qu’il nous faut ? Garder les yeux fixés sur Jésus, pas sur nous-mêmes, mais sur lui. C’est lui qui fait naître notre foi, c’est lui qui la rend parfaite. Ensuite, le verset 3 : « Pensez en effet à celui qui a supporté une telle opposition contre lui de la part des pécheurs, afin de ne pas vous laisser abattre par le découragement. » Jésus a traversé les mêmes choses que nous. Lui aussi a dû lutter. Il a fait face à la tentation et il a gagné !

Alors, gardons nos yeux fixés sur lui. Arrêtons de nous concentrer sur nous-mêmes. « Comment vais-je y arriver ? Oh, malheur à moi ! Je ne pourrai jamais vivre comme une vraie chrétienne, un vrai chrétien. » Et vous avez raison, on peut seulement si on arrête de se regarder à soi-même et que l’on puise dans les réserves de la grâce de Dieu. Alors, oui, comptez sur sa grâce et concentrez- vous sur Jésus.

J’aime tellement les paroles de ce vieux cantique :

« Prenons le temps d’être saints,

Dans ce monde qui fonce en avant ;

Passons beaucoup de temps

En secret avec Jésus seul.

En fixant nos regards sur Jésus,

Nous deviendrons comme Lui ;

Et dans notre conduite, nos amis

Verrons notre ressemblance avec lui. »*

 

Est-ce que ce n’est pas ça qu’on désire au plus profond de nous ?

Jésus a traversé les mêmes choses que nous. Il a couru avec endurance. Il a surmonté la tentation. Il a persévéré jusqu’au bout, donc gardons nos yeux fixés sur lui. Si on le lâche du regard, on va abandonner, on va se fatiguer, on va sortir de la course avant même d’avoir fait le premier tour de piste. On n’arrivera pas jusqu’au bout de la course si on ne garde pas nos yeux fixés sur Jésus, Jésus « qui fait naître la foi et la mène à la perfection. » (Hébreux 12 : 2) 

Le deuxième élément essentiel à la sainteté, c’est la discipline du Seigneur. On trouve ça aux versets 4 à 13, mais j’aimerais juste lire le début pour l’instant (versets 4 à 6) : 

« Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre combat contre le péché et vous avez oublié l’encouragement qui vous est adressé comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. En effet, le Seigneur corrige celui qu’il aime et il punit tous ceux qu’il reconnaît comme ses fils. »

On avance, au verset 9 : « D’ailleurs, puisque nos pères terrestres nous ont corrigés et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas d’autant plus nous soumettre à notre Père céleste pour avoir la vie ? Nos pères nous corrigeaient pour un peu de temps, comme ils le trouvaient bon, tandis que Dieu le fait pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. »

Est-ce que vous voulez vivre dans la sainteté ? Alors gardez vos yeux fixés sur Jésus, et laissez Dieu vous reprendre, vous corriger quand c’est nécessaire pour que vous puissiez prendre part à sa sainteté.

Et au verset 11 on peut lire : « Certes, au premier abord, toute correction semble un sujet de tristesse, et non de joie, mais elle produit plus tard chez ceux qu’elle a ainsi exercés un fruit porteur de paix : la justice. » 

 Ce n’est jamais agréable de se faire reprendre, mais quand on corrige quelque chose qui ne va pas, ça apporte un doux sentiment de paix et de justice. 

Qu’est-ce qu’il nous dit ce passage ? Beaucoup de choses, mais on va se concentrer sur le fait que corriger ce qui ne va pas, c’est un ingrédient nécessaire pour rechercher la sainteté. L’auteur nous dit de ne pas résister à la correction, de ne pas se buter, de ne pas fuir. Oui, ce n’est pas toujours agréable de se faire reprendre par Dieu, mais on en a besoin pour apprendre à l’aimer plus et faire moins d’erreurs.

Dieu corrige nos comportements, parfois par les circonstances et parfois on passe aussi par la souffrance et l’affliction. Bien sûr, il y a beaucoup de différentes raisons pour lesquelles on traverse des souffrances. Je ne suis pas en train de dire que vous avez mal au dos parce que Dieu veut rectifier quelque chose dans votre vie ! Peut-être, mais le plus probable c’est que on vit dans un monde déchu, où beaucoup de choses se passent mal. 

Peut-être que vous avez déjà entendu parler de Joni Eareckson Tada. C’est une femme qui a passé ces cinquante dernières années comme tétraplégique dans une chaise roulante. Et Joni vous dira que Dieu a utilisé l’accident de plongée qu’elle a eu à l’âge de 17 ans pour transformer sa vie. Parce que même si elle se disait chrétienne, elle ne menait pas une vie à la gloire de Dieu. 

Elle ne dit pas que Dieu était en colère contre elle ou qu’il l’a punie au travers de cet accident. Non, bien au contraire. Elle aime ce Dieu qui l’a aimée tellement suffisamment pour dire : « Je vais utiliser ces circonstances pour rectifier des choses dans ta vie parce que, ce que je veux, c’est que tu expérimentes ma sainteté. Je ne veux pas que tu fasses l’expérience de ce qui se passe quand on laisse le péché prendre toute la place. »

Est-ce que, aujourd’hui, elle serait en route avec Jésus si elle avait gardé l’usage de ses jambes ? Elle n’en sait rien. À quoi ça servirait d’avoir un corps en bonne santé sans la passion pour Jésus et la sainteté. Joni a appris à lutter contre le péché. Et ces dernières années encore, elle a eu beaucoup d’autres défis de santé bien difficiles.

Mais elle accepte ce qui lui arrive et elle dit : « La discipline de Dieu est bienvenue dans ma vie parce que j’apprends à l’aimer plus et j’apprends à détester ce qui est mal. » La discipline de Dieu dans nos vies expose et amène à la lumière nos idoles, ces choses auxquelles on est très attachées, ces choses pour lesquelles on a une sorte d’adoration.

Donc, laissons Dieu rectifier nos vies pour toucher le but. C’est quoi ce but ? Le fruit de la justice, de la droiture pour celles et ceux qui se sont laissé corriger, reprendre. Alors, si nous avons pour but la sainteté, si c’est quelque chose qui nous tient à cœur, si on veut remporter la lutte contre les choses qui ne vont pas en nous, gardons nos yeux fixés sur Jésus, notre exemple, notre modèle.

Alors, premièrement, gardons nos yeux fixés sur Jésus.

Et deuxièmement, laissons Dieu corriger les choses qui ne vont pas dans notre vie par sa discipline. Certainement qu’on n’en a pas envie, certainement que c’est souvent douloureux, mais c’est nécessaire si on veut que ça produise en nous du bon fruit. 

Et puis voici maintenant l’élément numéro 3. On a besoin de la grâce de Dieu.

On en revient à ce dont on parlait dans le podcast précédent. La grâce de Dieu. Je lis le verset 15 du douzième chapitre de la lettre aux Hébreux : « Veillez à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu’aucune racine d’amertume, produisant des rejetons, ne cause du trouble et que beaucoup n’en soient infectés. »

Voilà ce qui se passe quand on rejette la grâce de Dieu, si on la refuse, si on est trop fier pour la recevoir. On finit par dire : « J’y arriverai tout seul, je n’ai pas besoin de Dieu ! » Sans humilité, on rejette la grâce. Sans humilité, on devient orgueilleux, amère, troublé et souillé… et pas uniquement nous, mais aussi ceux qui nous entourent.

« Veillez à ce qu’aucun de vous ne fasse preuve d’immoralité ou ne se montre profanateur comme Ésaü, qui pour un seul repas a vendu son droit d’aînesse. Vous savez que plus tard il a voulu obtenir la bénédiction mais a été rejeté ; en effet, il n’a pas pu amener son père à changer d’attitude, bien qu’il l’ait cherché avec larmes. » (Hébreux 12 : 16-17)

Cet extrait est un peu complexe mais j’aimerais attirer notre attention sur le point clé, sur le point principal : « Veillez à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu ». Sans la grâce de Dieu et sans l’humilité de la demander et de la recevoir, vous serez à la merci de beaucoup de choses négatives dans votre vie.

C’est l’orgueil qui vous met en conflit avec Dieu. L’orgueil c’est la racine de l’amertume, de l’immoralité sexuelle, de l’abandon de la foi et de la confiance en Dieu et c’est ça qui rend la vie difficile. Est-ce qu’on veut recevoir la grâce de Dieu ? On en a vraiment besoin pour vivre dans la sainteté.

Sans la grâce de Dieu, on ne peut pas être sanctifié. On ne peut pas vaincre le péché et la tentation. Alors, est-ce que vous voulez la recevoir cette grâce ? Gardez vos yeux sur Jésus. Laissez Dieu vous discipliner quand c’est nécessaire.

Parfois, on se demande : « Est-ce c’est Dieu qui me discipline ou est-ce c’est quelque chose d’autre ? » Mais on peut faire confiance à Dieu, Dieu le sait. D’ailleurs qu’est-ce que disait le poète du Psaume 119, au verset 71 (version Darby) ?

« Il est bon pour moi que j’aie été affligé, afin que j’apprenne tes statuts (préceptes). »

Le poète reconnaît que c’était bon pour lui. Alors accueillons ce qui nous arrive, acceptons et recevons la grâce de Dieu.

Si on ne reçoit pas cette grâce, on se prive aussi des bénédictions qui vont avec. Le deuxième chapitre de la lettre à Tite en parle ainsi aux versets 11 et 12 : « En effet, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été révélée. Elle nous enseigne à renoncer à un mode de vie impie et aux convoitises de ce monde et à vivre dans le temps présent conformément à la sagesse, la justice et la piété. » 

Personnellement, ça me fait envie, mais parfois ça me semble un objectif bien difficile à atteindre ! Renoncer à un mode de vie destructeur, renoncer au mépris de Dieu et des autres, renoncer aux passions du monde, pour vivre une vie juste, une vie où je peux avoir une maitrise de moi-même et vivre selon les principes de Dieu. Comment y arriver ? Comment ? Par la grâce de Dieu, cette grâce qui s’est révélée en Jésus Christ, et qui apporte le salut pour tout le monde.

Et cette grâce nous enseigne. Elle nous entraîne. C’est comme un entraineur. C’est la grâce de Dieu qui nous rend capables, qui nous soutient. C’est la grâce de Dieu qui m’aide à dire « non » au péché et « oui » à Jésus. Et comment obtenir cette grâce ? En reconnaissant que, sans Dieu, on ne peut rien. En disant « Seigneur j’ai besoin de toi ! J’ai tellement besoin de toi ! » La grâce de Dieu nous donne le désir et le pouvoir de vivre la sainteté.

Le livre d’Esaïe au chapitre 35 décrit le royaume de Christ qui vient sur terre. Et j’aimerais conclure en lisant le verset 8 qui dit :

« Il y aura là une route, un chemin qu’on appellera « chemin de la sainteté ». Aucun impur n’y passera, il sera réservé pour eux lorsqu’ils suivront ce chemin. » 

Cette idée est décrite de différentes manières tout au long de la Bible. Dans l’un des derniers passages de la Bible, à la fin du livre de l’Apocalypse, il est dit que rien de souillé n’entrera dans la cité sainte, seulement ce qui est saint pourra y entrer. Comme l’avait dit Jésus : « Heureux ceux qui ont le cœur pur car ils verront Dieu. »

Vous voyez cette ville, cette nouvelle Jérusalem, ce royaume millénaire de Christ, nous parle de la même chose. Il y aura un chemin de la sainteté là-bas. Ce sera un endroit saint parce que ce sera la demeure d’un Dieu saint. Et il nous dit : « J’habiterai au milieu d’eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. » C’est ça qu’il désire ! Il veut qu’on puisse le voir, il veut qu’on puisse être avec lui.

Il veut être notre Dieu. Et il veut qu’on soit son peuple. C’est ce après quoi on languit, ce à quoi on aspire. C’est pour ça qu’on vit ! Ce sera un lieu de sainteté. Et ce qu’il nous reste à faire en attendant le retour de Christ, c’est de le rechercher, de marcher avec lui dans ce lieu de sainteté.

Le verset 14 du Psaume 85 dit : « La justice marchera devant lui et tracera le chemin devant ses pas. » 

Est-ce que vous voulez faire l’expérience de la joie d’un réveil personnel ? Alors, continuez à lutter contre le péché. Débarrassez-vous-en, débarrassez-vous de tout péché qui vous colle à la peau si facilement. Abandonnez-le.

Je ne dis pas que c’est facile, je ne dis pas que ça se fera du jour au lendemain ! Ça ne marche pas comme ça ! Ce n’est pas facile. Mais je suis persuadée que c’est possible d’avancer sur le chemin de la sainteté, en gardant nos yeux sur Jésus, et en faisant bon accueil de sa discipline dans notre vie afin qu’on puisse participer à sa sainteté.

Ensuite, laissons la grâce de Dieu nous coacher, nous entraîner. Et tout au long du chemin, alors que la sainteté grandit en nous (il n’y a pas d’orgueil) vous pourrez dire : « ô Seigneur, sans toi je ne serai jamais quelqu’un de saint, je n’y arriverai pas. Sans toi, je suis pécheur, pécheresse et mon cœur est tortueux. Mais tu es saint et tu vis en moi. Ton Saint-Esprit est en moi. Ta grâce me donne les forces pour marcher sur ce chemin de la sainteté. Et j’attends avec impatience le jour merveilleux où ceux qui ont le cœur pur verront Dieu et seront avec lui pour toujours. »

C’est une formidable espérance ! Il n’y a rien d’ennuyeux dans tout cela, rien de vieux jeu ! Ce n’est pas quelque chose qu’on a envie d’éviter, au contraire. Ça ressemble à quelque chose qu’on a envie de poursuivre, de rechercher, n’est-ce pas ? 

Alors, oui, recherchons la sainteté ! Vivons la sainteté. Seigneur, aide-nous, on a besoin de toi. J’ai besoin de toi. Donne-nous ta grâce. Merci, parce que tu vas le faire, aujourd’hui même alors qu’on te le demande. Au nom de Jésus. Amen.

 

Dannah : Quelle définition rafraîchissante de la sainteté ! La sainteté est une source de joie.

Ce podcast fait partie de la série Retrouver Dieu, la joie d’une foi renouvelée. Elle est basée sur le livre d’étude du même titre écrit par Nancy DeMoss Wolgemuth et Tim Grissom. Vous pouvez vous le procurer auprès de la Maison de la Bible ou dans une librairie chrétienne tout près de chez vous, ou sur Internet.

La prochaine fois, on se posera les questions suivantes : Est-ce que j’obéis entièrement aux principes de Dieu ou partiellement ? Est-ce que je trouve de la joie à suivre les principes de Dieu ? Ça c’est juste un petit avant-goût du sujet du prochain podcast. Alors je me réjouis de vous y retrouver et je vous dis à tout bientôt. 

 

*Take Time To Be Holy, hymne de William D. Longstaff (ca.1882) (Traduction libre)

 

Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21 (sauf spécifié dans le texte).

Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts, initiative de Life Action Ministries avec Nancy DeMoss Wolgemuth.

Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.

Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille nos cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.

Pour des raisons de confort de langage et de lecture, ces transcriptions peuvent présenter des différences mineures entre ce qui est écrit et ce qui est parlé.

Segond 21 © 2007 Société Biblique de Genève

 

Nous faisons partie de l'organisation internationale Revive Our Hearts aux Etats-Unis.

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