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Épisode 5 – Une histoire qui finit bien

Publié le: 11 Apr 2021

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Dannah Gresh : Imaginez-vous des fois comment serait votre vie si vous quittiez votre conjoint imparfait pour en trouver un autre ? Mais vous savez, le conjoint parfait n’existe pas.

Nancy DeMoss Wolgemuth : On ne peut pas vivre sur terre sans rencontrer des problèmes. Alors vous pouvez toujours rêver, faire une liste de toutes les qualités que vous aimeriez trouver chez un homme, et vous dire : « Ah si seulement je n’étais pas mariée à cet homme-là ; si seulement j’étais mariée à un autre homme, un homme qui aime Dieu tellement plus… Oh qu’est-ce que j’aimerais être mariée à un homme comme David ! » Bien sûr, il n’y a aucune situation, aucune circonstance de la vie qui est sans problème. On ne peut pas vivre sur terre sans rencontrer des problèmes. Alors oui, la vie est dure, mais notre Dieu est bon.

Dannah : Bienvenue dans le podcast de Réveille nos cœurs

Il y a tellement de gens qui quittent leur conjoint pour courir après quelqu’un d’autre et finalement découvrent que leur nouvelle situation est pire que celle qu’ils ont laissée. Ce qu’ils pensaient alors être la réalisation d’un conte de fée les précipite dans une véritable crise.

L’enseignement d’aujourd’hui vient de l’histoire biblique d’Abigaïl. Il fait partie de la série qui s’appelle « Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles ». Si vous avez manqué un des épisodes précédents, vous pouvez vous rendre sur notre site www.reveillenoscoeurs.com ou alors sur YouTube et là, vous les trouverez tous.

Nancy : L’histoire d’Abigaïl, c’est vraiment une histoire prenante. Elle m’a beaucoup fait réfléchir cette femme. Elle vivait une situation très difficile, elle était mariée à cet homme dont le nom, Nabal, signifie « insensé » et ces comportements montraient effectivement qu’il portait bien son nom.

Cette série de podcast, on l’a appelée : « Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles ». Alors pour vous, peut-être que cette personne difficile c’est un mari, un conjoint, un collègue, peut-être même un fils ou une fille qui résiste à Dieu. Ça peut être un parent, un parent par alliance, une voisine, un voisin, quelqu’un dans votre communauté.

Et si vous pensez à cette personne, alors vous pouvez trouver de bons conseils dans l’histoire d’Abigaïl. Bien sûr, vous n’allez pas trouver toutes les réponses qu’il vous faudrait, mais ce passage vous donnera beaucoup de sagesse pour pouvoir gérer la vie avec les personnes folles, insensées, de votre entourage.

Lors du dernier podcast, on a vu que Nabal, le mari d’Abigaïl, était tombé mort. En fait, il est tombé dans une sorte de coma ou il a été paralysé par une attaque, on ne sait pas, et c’est dix jours plus tard qu’il est mort. Et la Bible est très claire sur le fait que c’est le Seigneur qui a repris sa vie.

On imagine bien qu’Abigaïl et David ont dû être très heureux par la suite de ne pas avoir causé la mort de Nabal. David, il avait été tenté de le tuer, il avait même essayé. En ce qui concerne Abigaïl, on ne sait pas si elle a été tentée par ça. On ne sait pas, mais ce qu’on peut comprendre, c’est qu’elle vivait depuis des années une situation très difficile.

Et on en arrive aujourd’hui au dernier chapitre de l’histoire qui se termine un peu mieux que celui qui nous a occupé la dernière fois. On va commencer à lire à partir du verset 39 :

« David apprit que Nabal était mort, et il dit : Béni soit l’Éternel, qui a défendu ma cause dans l’outrage que m’a fait Nabal, et qui m’a empêché de faire le mal ! L’Éternel a fait retomber la méchanceté de Nabal sur sa tête. »

David pouvait aller se coucher le soir et dormir en paix (même s’il n’avait pas forcément beaucoup de confort dans le désert). Mais il pouvait dormir en paix parce qu’il savait que c’était Dieu qui avait réglé le problème.

Et pour nous, c’est un encouragement à ne pas régler les problèmes nous-mêmes. David avait appris à laisser le Seigneur venger les insultes qu’on lui faisait. Alors quand les insultes arrivent, ignorez-les. Ne faites pas de représailles. Ne ressemblez pas à Nabal.

C’est une leçon qui allait être très utile à David, parce qu’il allait devoir affronter ensuite l’autre Nabal de sa vie ; c’était le roi Saül. Saül s’opposait à David depuis longtemps. Mais, au chapitre suivant, on pourra lire que David va à nouveau avoir l’occasion de prendre la vie de Saül.

Et je pense qu’il a appris quelque chose de sa rencontre avec Nabal. Il a appris à ne pas se venger. Il a appris à laisser Dieu punir le mal. Dieu le fera, selon sa volonté et en son temps. Et pour Nabal, le jugement de Dieu est arrivé assez vite, c’est vrai. Pour Saül, ça allait prendre des années.

Et en ce qui concerne le Nabal de votre vie, il se peut que Dieu ne punisse pas le mal rapidement. Peut-être qu’il ne le fera pas de votre vivant. Mais, ce qui est sûr, c’est que Dieu fera justice.

Alors ne passez pas votre temps à prier : « Oh Seigneur, fais venir la punition sur mon Nabal », parce que vous deviendrez alors comme Nabal si vous priez comme ça. C’est vous qui deviendrez la personne insensée et Dieu devra vous punir à cause de votre désir de vengeance. Alors, imitez plutôt le cœur de Dieu, un cœur qui est miséricordieux et qui est plein de patience. Dieu aimerait que tout le monde vienne à la repentance, il voudrait que personne ne périsse.

Si vous êtes marié(e) à un Nabal, et si vous travaillez pour un Nabal, ou si vous êtes le parent d’un Nabal, alors priez, au contraire, que Dieu épargne sa vie et transforme son cœur à tout jamais, avant qu’il soit trop tard pour cette personne. Vous savez, c’est une loi de l’univers.

Le Proverbe 29 verset 23 dit : « L’orgueil d’un homme le conduit à l’humiliation. ». Et c’est ce qui est arrivé à Nabal. Si vous êtes une personne fière, désagréable, avec un cœur dur, qui n’a pas de crainte, qui n’a pas de respect du Seigneur, et que par hasard vous êtes en train d’écouter cette émission en ce moment – vous ne savez peut-être pas même pourquoi vous écoutez – mais, vous êtes là, vous écoutez et vous vous reconnaissez dans cette personne au cœur dur.

Et je peux vous l’assurer, votre orgueil vous mène à l’humiliation. Votre orgueil vous détruit. En fait, vous vous détruisez vous-même. Dans la mesure où il y a dans votre cœur des tendances à vous comporter comme Nabal dans vos relations avec les autres, ça va vous tirer en bas, ça va vous abaisser.

Et le Proverbe 29 verset 23 se termine comme ça : « Mais celui [ou celle] qui est humble d’esprit obtient la gloire. »

Et c’est ce qui est arrivé à Abigaïl. C’est ce qui est arrivé aussi à David qui a fini par s’humilier, ce qui montre, ce qui révèle quel genre d’homme c’était. Vous aussi vous pouvez laisser le Seigneur s’occuper des Nabal de votre vie, de ceux qui vous ont causé du tort. Et surtout ne devenez pas comme eux.

Quand David a été maltraité par Nabal, quand David a rencontré un Nabal, il avait un choix devant lui. Soit réagir comme Nabal et devenir insensé comme lui ; soit réagir comme Abigaïl, et grâce à l’influence de cette femme, finalement, c’est ce que David a fait.

On continue notre lecture du verset 39 :

« David envoya proposer à Abigaïl de devenir sa femme. Les serviteurs de David arrivèrent chez Abigaïl à Carmel, et ils lui parlèrent ainsi : David nous a envoyés vers toi, afin de te prendre pour sa femme. Elle se leva, se prosterna le visage contre terre, et elle dit : Voici, ta servante sera une esclave pour laver les pieds de tes serviteurs. Et aussitôt Abigaïl partit, montée sur un âne, et accompagnée de cinq jeunes filles ; elle suivit les messagers de David, et elle devint sa femme. » (Versets 39-42)

Dans la réaction même d’Abigaïl, on peut voir son humilité, on peut voir son cœur humble. Elle dit : « Je ne mérite pas cet honneur. Je ne mérite pas d’être l’épouse de l’homme qui sera roi, l’épouse d’un homme qui a un cœur pour Dieu. »

Abigaïl, elle connaissait les promesses de Dieu pour David. On ne sait pas si c’est Dieu lui-même qui les lui avait révélées ou si elle avait simplement entendu dire que David avait reçu l’onction pour être roi. Mais elle savait qui était David et elle ne pensait pas qu’elle méritait d’être sa femme. Et voilà qu’elle dit : « Que je ne sois qu’une esclave pour laver les pieds des serviteurs de David. » Ça, c’est un cœur humble.

Abigaïl a fini par épouser l’homme dont elle avait influencé la vie par son discernement et sa discrétion. C’est son discernement, sa discrétion et sa sagesse à elle, qui ont fait de lui un homme meilleur ; c’est ça qui a empêché David de céder au mal pendant un moment de faiblesse, un moment de colère – parce que ce n’était pas le comportement habituel de David. Et c’est l’attitude d’Abigaïl, la façon raisonnable dont elle a abordé David, qui l’ont sauvé, qui l’ont épargné, et qui l’ont empêché de faire ce qu’il voulait faire.

David, c’est l’homme qu’elle finit par épouser, cet homme dans la vie duquel elle s’est investie. Ça ressemblerait presque à la fin de conte de fée, vous ne trouvez pas ? Et ils vécurent heureux pour toujours.

Mais avant que vous ne commenciez à fantasmer sur une situation comme ça, si vous espérez quitter votre vie avec un Nabal et vous retrouver dans des circonstances « de rêve », rappelez-vous que même après son mariage avec David, la vie d’Abigaïl n’a pas été une partie de plaisir.

Pour commencer, David avait plusieurs femmes. C’est ce qu’on apprend au verset 43. À ce moment-là, il avait trois femmes. Et puis, pendant des années, on ne sait pas combien de temps, Abigaïl a dû le suivre, lui et son armée de 600 hommes, alors qu’ils étaient tous fugitifs et qu’ils erraient dans le désert. On peut dire que cette femme n’en avait pas fini avec la souffrance dans sa vie.

Je suis en train de vous dire que quelle que soit la période de votre vie, en fait, la vie est dure. La vie n’est pas facile. On ne peut pas vivre sur terre sans rencontrer des problèmes.

Alors vous pouvez toujours rêver, faire une liste de toutes les qualités que vous aimeriez trouver chez un homme, et vous dire : « Ah si seulement je n’étais pas mariée à cet homme-là ; si seulement j’étais mariée à un autre homme, un homme qui aime Dieu tellement plus… Oh qu’est-ce que j’aimerais être mariée à un homme comme David ! »

Ah oui, vraiment ? Un homme dont l’humeur est tellement changeante ? Un homme qui a tendance à être déprimé ? Un homme qui a des histoires de femmes ? Bien sûr, il y a aucune situation, aucune circonstance de la vie qui est sans problème. On ne peut pas vivre sur terre sans rencontrer des problèmes.

Alors oui, la vie est dure, mais notre Dieu est bon. Dieu est en train de sanctifier et de sauver cette création en souffrance, et vous, vous en faites partie aussi. Votre vie va se terminer comme un conte de fée si vous êtes enfant de Dieu. On a cette promesse : les justes vivront dans le bonheur éternel.

Mais le bonheur éternel, ce n’est pas ici, ce n’est pas maintenant. Et c’est pourquoi c’est important d’adopter une vision à long terme – qui ne dure pas tellement longtemps si on la regarde à la lumière de l’éternité.

Mais si vous êtes toujours là, encore, à vivre, à travailler ou à lutter avec un Nabal, ne perdez pas espoir. Tenez bon. Accrochez-vous aux promesses de Dieu. Gardez les yeux fixés sur lui. Regardez en avant. Regardez la fin de l’histoire et prenez conscience que selon la volonté de Dieu et en son temps, il va punir tous les méchants ; il y aura un jugement sur tout le mal qu’ils ont fait. Et que Dieu vous bénisse et qu’il vous récompense de vous être réfugié(e) en lui.

Et en attendant, tant que vous n’êtes pas encore arrivé(e) au bonheur éternel, qu’est-ce qu’il faut faire ? Eh bien, attendez-vous au Seigneur. Apprenez la sagesse. Apprenez à supporter parfois la douleur et les difficultés.

Alors encore une fois, je suis très claire là-dessus, je ne suis pas en train de vous dire que, si vous vous trouvez dans une situation où vous subissez des violences notamment physiques, il faut que vous ayez à supporter tout ça, non. Vous devez absolument rechercher l’aide des autorités qui ont été mises en place par Dieu, quand la loi de votre pays est enfreinte, quand la loi de Dieu est transgressée.

Mais la plupart du temps, en fait, ce qui nous coûte, ce qui est dur à supporter, c’est tout le reste. Notre vie n’est peut-être pas forcément menacée, notre santé n’est pas en danger. C’est la situation qui est juste difficile à vivre. À cause des humeurs de ceux qui nous entourent, de leurs colères, de leurs insultes, de leur esprit critique… C’est ces difficultés au quotidien.

Alors quoi faire ? Vous êtes en train de souffrir. Alors confiez-vous au Seigneur. Apprenez à être sage et laissez Dieu utiliser votre vie pour influencer les David et les Nabal.

De toute façon, vous ne savez pas qui va être un Nabal et qui va être un David, qui va écouter et qui va refuser d’écouter. Il y a certaines personnes, comme David, qui vont vous écouter.

Dieu avait un plan pour la vie de David. Et Abigaïl faisait partie de ce plan. Dans la vie de ces deux hommes, elle a joué le rôle d’une femme sage et consacrée à Dieu.

Il y a un de ces deux hommes qui s’est repenti, et l’autre pas. Et ce n’était pas la responsabilité d’Abigaïl. Sa responsabilité à elle, c’était seulement d’être la femme que Dieu voulait qu’elle soit dans la vie de ces deux hommes.

Et quand on parle d’une contre-révolution par des femmes sages selon la Bible et des femmes qui aiment Dieu, on pense justement à des femmes qui agissent, qui pensent et qui font confiance comme Abigaïl. Ce sont des femmes comme ça, avec leur esprit doux et tranquille, leur sagesse discrète et leur confiance en Dieu qui finissent par changer ce monde.

Dannah : Nous parcourons ici l’histoire d’Abigaïl. Ce personnage biblique nous montre comment gérer avec patience les Nabal, les personnes insensées. La série basée sur cette histoire s’appelle : « Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles ».

Si vous avez manqué un des précédents épisodes, vous pouvez les écouter sur YouTube ou sur notre site Web : Reveillenoscœurs.com

Cette série a suscité beaucoup de bonnes questions. En voici une de la part d’une auditrice qui s’appelle Karen : « Vous avez dit que, quand on se trouve dans un mariage difficile, on ne voudra certainement pas prier pour demander à Dieu de nous rendre justice en prenant la vie de notre conjoint. Pourriez-vous en dire plus à ce sujet ? Parce que, ce qui m’intrigue, c’est qu’on trouve beaucoup d’expressions de haine dans les psaumes. Alors, comment savoir où se trouve le juste milieu ? D’une part, Dieu nous invite à lui confier sincèrement ce qu’on a sur le cœur, à lui dire qu’on déteste vraiment une telle personne par exemple ; Dieu nous donne la liberté de lui exprimer tous ces sentiments en toute confidentialité. Mais, d’autre part, il nous est demandé(e) de ne pas être animé(e) par un esprit de vengeance. »

Nancy : Oui, c’est très intéressant. Et c’est vrai que la lecture des psaumes, notamment, nous amène à nous poser cette question, tout comme Karen. Est-ce que vous connaissez certains de ces psaumes ? Il y a, par exemple, le Psaume 10 quand David parle des choses vraiment horribles que font les méchants. Voilà ce qu’il dit : « Car le méchant se glorifie de sa convoitise, et le ravisseur [ou le profiteur, le cupide] … méprise l’Éternel. Le méchant dit avec arrogance : « Il n’y a pas de Dieu !  Il ne punit pas ! »  (Versets 3-4)

David est en train de parler de toutes ces choses que les font méchants, et puis au verset 15, il prie Dieu : « Brise la force du méchant, punis sa méchanceté, et qu’il disparaisse à tes yeux ! » (Segond 21)

Et puis au verset 6 du Psaume 11, il déclare : « [Dieu] fait pleuvoir sur les méchants du charbon, du feu et du soufre. Il les expose au vent brûlant ; voilà la part qu’il leur réserve. » (Semeur)

Les commentateurs bibliques appellent ces psaumes, les psaumes imprécatoires, parce qu’il est demandé à Dieu de frapper de son jugement ceux qui font le mal. Et on a entendu la question de Karen qui demande : « Est-ce qu’il y a des situations où c’est juste de demander sincèrement au Seigneur de juger quelqu’un ? » Et on dirait que c’est ce que David a fait sous l’inspiration du Saint-Esprit. Mais le cœur de David était honnête.

Et je pense qu’on doit discerner quelle est la véritable motivation de notre cœur. Pour quelle raison est-ce que je demande à Dieu de juger ceux qui font le mal ? Dieu jugera ceux qui font le mal, mais est-ce que je demande ça pour que ma vie soit moins malheureuse, pour que je puisse me retrouver dans de meilleures conditions ? Est-ce que je veux juste être libérée des pressions, est-ce que c’est ça mon véritable objectif ?

Ou bien est-ce que mon objectif réel, c’est que Dieu soit justifié ? Que tout le monde comprenne que c’est lui le juge juste et le seul vrai Dieu ?

Et je me demande souvent, à notre époque où les attentats terroristes sont monnaie courante, par exemple comment est-ce qu’on peut prier pour ces terroristes ? Il y a une partie de nous qui dit : « Mais pour être spirituelle, il faudrait que je prie pour que Dieu les sauve et que Dieu les amène à la repentance. »

Je pense que Dieu a ce désir profond et que c’est bien de prier dans ce sens.

Mais, je crois aussi qu’il peut venir un moment où on prie : « Seigneur, montre que tu es Dieu et punis ceux qui font le mal pour ta gloire, pour que tout le monde puisse savoir que tu n’es pas un Dieu dont on peut se moquer. »

Si les terroristes finissent toujours par s’en sortir, on dira alors : « Mais il est où Dieu ? » Les gens pourront défier Dieu comme tellement de méchants le font, et dire : « On ne croit pas en toi. On se moque de toi. Tu n’es rien pour nous. De toute façon, tu ne juges pas la méchanceté. »

Mais si on aime la gloire de Dieu de tout notre cœur et qu’on veut voir Dieu justifié dans la vie de notre conjoint, dans la vie d’un terroriste, d’un enfant ou de quelqu’un qui se conduit comme un Nabal, quelqu’un qui est fou, qui est insensé, je pense que c’est juste de prier : « Seigneur, glorifie ton nom. Et même si ça signifie que tu vas juger les pécheurs qui ne veulent pas se repentir, je te demande de le faire. »

Mais si vous voulez dire ce genre de prière, alors c’est important de sonder votre propre cœur. Parce que, s’il y a des domaines de notre vie qui sont touchés par des péchés dont on ne s’est pas repenti(e), alors ce qu’on est en train de dire c’est : « Seigneur, juge-moi ». Mais ce qu’on veut, ce n’est pas recevoir la justice de Dieu, mais plutôt sa miséricorde. Et on a vraiment tous besoin de la miséricorde de Dieu.

On ne voudrait souhaiter à personne d’être jugé(e) par Dieu. Mais, le livre de l’Apocalypse nous dit que « Oui, tes jugements sont véritables et justes, Seigneur Dieu tout puissant ».

Notre cœur est fait de telle sorte que, si on aime la gloire de Dieu et qu’on aime sa sainteté, on devrait prier : « Seigneur, on aimerait que personne ne soit jugé, mais si les pécheurs refusent de se repentir, alors on veut t’honorer comme un Dieu de justice dont les jugements sont véritables. »

C’est-à-dire qu’on aime, dans ce sens, le jugement de Dieu parce qu’on aime Dieu et sa sainteté, et on aimerait qu’il soit glorifié dans les vies de ceux qui œuvrent contre lui. Et parfois, ça arrive par le jugement de Dieu.

Donc si vous priez le jugement de Dieu sur quelqu’un, alors faites bien attention de sonder votre propre cœur, soyez attentif à ne pas demander à Dieu de juger quelqu’un pour un péché que vous commettez vous-mêmes en méritant donc aussi ce jugement, si vous me suivez bien.

Donc vraiment, faites attention en priant et pensez à la gloire de Dieu. « Seigneur, j’aimerais que ton règne vienne dans ce monde. Donc, je demande que tous ceux qui ne plient pas le genou devant toi soient amenés à la repentance ou sinon qu’ils subissent ta fureur. »

Et autre chose encore : quand vous priez pour le jugement de Dieu, sachez que ce jugement peut être un moyen de correction. Il peut s’agir de conséquences qui ne vont pas jusqu’à la mort pour la personne et qui permettent à Dieu justement d’amener cette personne à la repentance.

Quand Dieu exerce la discipline dans notre vie, ça nous amène à la repentance. La souffrance peut nous amener à la repentance quand cette souffrance est causée par le péché. Donc, parfois on peut prier pour que le jugement de Dieu soit un moyen de correction dans la vie de quelqu’un.

Mais, prier pour un jugement catastrophique, définitif, comme ce qui est arrivé à Nabal, je crois qu’en général on n’est pas dans une position pour prier comme ça. Et sur le long terme, certainement, on peut prier : « Seigneur, défends la justice et triomphe de ceux qui font le mal ».

Dieu seul sait la meilleure façon et le meilleur moment de glorifier son Nom. L’important, c’est notre cœur. Oui, on peut être honnête avec Dieu.

Et si vous ressentez vraiment une telle haine envers votre conjoint ou ce Nabal de votre vie, soyez honnête avec Dieu, mais ne cherchez pas à justifier votre haine. Quand vous êtes honnête avec Dieu, dans un cas comme celui-là, vous êtes en train de confesser votre péché : votre mauvaise attitude envers cette personne.

Dites à Dieu ce que vous ressentez, mais dites-le-lui avec un cœur repentant.

« Seigneur, je vois qu’il y a de l’amertume dans mon cœur. Je vois que j’en veux à cette personne. J’ai désiré que tu reprennes sa vie. Et Dieu, je me rends compte que c’est arrogant, c’est méchant de ma part. Je ne suis pas à ta place. Je n’ai pas le droit de me venger moi-même ou de souhaiter la punition de cette personne. C’est toi qui sais ce qui est juste. C’est toi le Dieu de justice. Alors donne-moi de la compassion, donne-moi de l’affection et de l’amour pour cette personne, donne-moi le désir qu’elle se réconcilie avec toi. »

Je n’aimerais pas mettre un poids sur vous, mais vous amener à voir les choses aussi un peu autrement. Je me demande parfois combien de conjoints ou de personnes – ça c’est à vous de mettre le nom de votre Nabal dans votre vie (un patron, un ami, un ex-conjoint) – combien de conjoints (je vais utiliser ce mot) y a-t-il dont Dieu pourrait transformer la vie et dont il pourrait adoucir le cœur si seulement il y avait une épouse ou un époux ou quelqu’un dans leur vie qui devenait un intercesseur pour la gloire de Dieu ? Et si cette personne qui prie avait plus à cœur la gloire de Dieu.

Vous savez, des fois quand quelqu’un nous a réellement fait souffrir, on n’a pas envie que cette personne se repente. On ne veut pas qu’elle se réconcilie avec Dieu. Et pour être franche, on aimerait qu’elle souffre parce qu’elle nous a fait souffrir, cette personne.

Et c’est là qu’il faut qu’on soit honnête sur ce qu’on ressent et qu’on puisse dire : « Seigneur, je ne voulais vraiment pas que cette personne se repente. Je voulais que tu la punisses. Mais je comprends maintenant que mon attitude, ce n’est pas la bonne. Ta miséricorde triomphe sur mon attitude de jugement, et maintenant, ce que je veux, c’est que ta miséricorde triomphe sur ton jugement dans la vie de cette personne. J’aimerais que cette personne t’apporte la gloire. »

Voilà pourquoi, quand vous priez par exemple pour votre enfant, votre compagnon ou une autre personne qui ne connaît pas, qui n’aime pas encore le Seigneur Jésus, vous pouvez demander à Dieu de révéler les véritables motivations qui sont dans votre cœur.

C’est-à-dire :

  • Est-ce que vous voulez juste être libérée et soulagée de vos souffrances ? Dans ce cas, peut-être que vous avez fait de ce Nabal, cette personne, une idole dans votre vie.
  • Ou alors, est-ce que vous voulez que Dieu soit honoré ?

Dieu mérite d’être glorifié par cette personne. Par cette fille, ce fils, ce conjoint ou cet ex-compagnon, qui s’est révolté contre Dieu. Dieu mérite d’être glorifié par cette personne.

Alors je vous invite à prier : « Seigneur, je veux que tu sois honoré. Je veux que tu sois glorifié. Quoi qu’il en coûte dans la vie de cette personne, je suis prêt(e) à m’écarter, à ne pas intervenir, à ne pas essayer de sauver cette personne des conséquences de ce que tu es en train d’accomplir dans sa vie, mais à te laisser, toi, faire tout ce qui est nécessaire. »

Il y en a beaucoup d’entre vous qui nous écoutez qui êtes mères de famille. C’est difficile de prier ça en toute sincérité. Mais si vous aimez la gloire de Dieu plus que votre propre chair, un jour probablement, vous serez amené(e) à prier comme ça.

Dannah Gresh : Vous venez d’entendre des conseils pratiques pour vivre avec quelqu’un qui a fait des mauvais choix et pour savoir comment prier pour cette personne. Ces réflexions sont inspirées par l’histoire d’Abigaïl, prise entre Nabal, son mari insensé, et David, un guerrier en colère.

L’enseignement de cette série sur « Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles » s’applique à de nombreuses situations douloureuses. Et il y aura davantage de conseils pratiques pour l’application de ces enseignements lors du prochain podcast.

Nancy : Vous savez, je suis sûre qu’Abigaïl a été transformée parce qu’elle vivait justement dans un monde dur et en subissant un mariage difficile. Pour moi, c’est ce qui explique en partie qu’elle est devenue une femme de Dieu dont on parle encore des milliers d’années plus tard et qu’on aimerait pouvoir imiter. On aimerait lui ressembler, mais on n’a pas envie de traverser les épreuves qu’elle a traversées.

Alors je ne dis pas qu’il faut prier : « Seigneur, donne-moi un mariage difficile pour que je puisse ressembler à Jésus ». Ce n’est pas là le but. Le fait est qu’il y a toujours des circonstances difficiles dans la vie, peut-être que c’est votre mariage, peut-être que c’est autre chose. Qu’importe, vous pouvez être sûre que Dieu veut utiliser ces circonstances pour faire de vous une personne qui a du discernement, qui a de la sagesse, et qui sait ce qui est bien de faire.

Dannah : Nous nous réjouissons de vous retrouver pour le prochain podcast. A bientôt !

***

Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 1910, sauf mention contraire.

Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts, initiative de Life Action Ministries avec Nancy DeMoss Wolgemuth. 

Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.

Nous faisons partie de l'organisation internationale Revive Our Hearts aux Etats-Unis.

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