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Épisode 4 – Une réponse douce

Publié le: 04 Apr 2021

Étude biblique bientôt disponible…

Dannah Gresh : Quand vous avez quelque chose de difficile à dire à quelqu’un, c’est possible de le faire avec une attitude constructive.

Nancy DeMoss Wolgemuth : Vous pouvez dire des choses difficiles aux gens les plus durs, si vous les dites avec un esprit plein de douceur et de bienveillance, avec compassion et avec un intérêt sincère pour eux.

Dannah : Bienvenue dans le podcast de Réveille Nos Cœurs.

Plein d’assurance et humble en même temps, ferme et imprégné de maîtrise de soi et de douceur, qui confronte tout en restant bienveillant… voilà des qualités bien rares, que l’on ne trouve que chez des personnes remplies de sagesse.

Imaginez que vous vous trouvez dans la situation suivante : votre mari a gravement offensé un chef militaire puissant et populaire. Ce chef est en route vers votre maison avec 400 soldats. Votre mari est en train de faire la fête et de se saouler. Il ne reste plus que vous pour faire face à l’armée et calmer la situation.

C’est exactement ce qu’Abigaïl a dû affronter. Dans ce podcast de la série « Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles », nous poursuivons l’étude de son histoire.

Nancy : Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’aime de plus en plus cette histoire du premier livre de Samuel chapitre 25.  Et j’espère que vous avez pu suivre les épisodes précédents.

Abigaïl, c’est une femme qui m’impressionne beaucoup par sa façon de gérer cette situation si difficile et dangereuse, prise comme elle l’était entre deux hommes insensés et furieux, d’un côté son mari, et de l’autre l’un des hommes les plus puissants de la région, le futur roi d’Israël, David. Ce qui m’impressionne, c’est la façon dont Abigaïl a reçu la sagesse de Dieu pour gérer cette crise, cette situation difficile.

Et alors qu’on étudie ces trois personnages, j’espère que ça ne vous fait pas seulement penser à des personnes de votre entourage qui sont peut-être comme des Nabal, des insensés avec lesquels vous devez vivre, mais que vous demandez aussi à Dieu de vous montrer si vous-même, vous avez développé des caractéristiques ou des comportements typiques d’un Nabal.

On a vu que Nabal était un homme dur. C’était un homme méchant. Il avait des comportements désagréables. Il était égoïste. Il était avare. Il parlait avec dureté et son esprit était méchant. Le comportement de Nabal et celui de David aussi nous servent d’avertissement pour reconnaître que ce n’est pas comme ça qu’on doit agir. Quand on réagit comme des Nabals, on en subit les conséquences.

Et Abigaïl, elle, elle nous indique une manière différente de réagir. Abigaïl a réagi avec sagesse. C’était une femme de grande vertu, une femme qui avait un effet bénéfique pour les gens autour d’elle.

Et aujourd’hui on arrive au verset 30 de 1 Samuel chapitre 25. On arrive au milieu d’un discours. C’est un plaidoyer où Abigaïl fait appel à David.

Elle vient de lui dire : « David, peu importe qui te poursuit, c’est toi l’homme de Dieu. Dieu a mis son onction sur toi, il t’a consacré pour être roi. Tu seras en sécurité sous la protection de Dieu. Tu n’as pas besoin de te faire justice toi-même. »

Elle le supplie de ne pas faire quelque chose qu’il va regretter plus tard. Et aux versets 30-31, elle dit à David :

« Mon seigneur David, quand l’Éternel t’aura fait tout le bien qu’il t’a annoncé, et qu’il t’aura établi chef sur Israël, tu n’auras ni remords ni souffrance de cœur [c’est-à-dire mauvaise conscience] pour avoir répandu le sang inutilement et pour t’être vengé toi-même. Et lorsque l’Éternel t’aura fait du bien, alors souviens-toi de moi, ta servante. »

Abigaïl fait appel à David en insistant sur sa bénédiction future. Elle lui dit : « David, tu vas être roi. Dieu t’a choisi. Dieu va te donner la gloire, il va t’élever. Alors ne fais rien aujourd’hui que tu regretteras plus tard, quand tu seras roi. Ne répands pas le sang sans raison. Ne te venge pas toi-même. Laisse ça à Dieu. »

« Tu ne voudrais pas que ta conscience te tourmente ou que Nabal et ses hommes te poursuivent parce que tu as agi sur le coup de la colère. Tu ne veux pas avoir un tel crime sur ta conscience jusqu’à la fin de ta vie. Quand tu seras roi, ça reviendra te hanter. » 

On a pu voir ça au verset 26, quand Abigaïl parle de se venger. Certaines traductions disent « de te faire justice par ta main ». C’est la signification de ‘se venger’ : c’est se faire justice par ses propres forces, littéralement par sa main. C’est essayer de régler le problème soi-même. Et Abigaïl dit : Ne fais pas ça. Laisse Dieu s’en occuper. 

Et ça c’est un concept qui est clairement présenté dans le Nouveau Testament. On peut lire ça dans Romains 12 versets17 et 18 : « Ne rendez à personne le mal pour le mal. . . S’il est possible, autant que ça dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. »

Selon ce verset, on voit que ce n’est pas toujours possible. Il y a parfois les gens qui n’accueillent pas favorablement nos efforts pour vivre en paix avec eux, tout comme Nabal l’a fait avec David. David a envoyé ses hommes lui dire : « Que la paix soit avec toi. » et Nabal a répondu : « Moi, la paix, ça ne m’intéresse pas ! »

Alors, qu’est-ce qu’on peut faire quand les gens ne veulent pas vivre en paix avec nous ? Toujours dans Romains 12 aux versets 19 à 21 :

« Bien-aimés, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. »

Il y a un autre passage dans la Bible qui dit cela de façon toute simple, Proverbes 20 verset 22 :

« Ne dis pas : Je rendrai le mal. Espère en l’Éternel, et il te délivrera. »

Autrement dit, n’essayez pas de régler le problème vous-mêmes ; confiez-vous au Seigneur. Espérez en l’Éternel, et il vous délivrera.

Donc, Abigaïl affronte David, mais elle le fait avec bienveillance. Elle est claire. Elle est franche. Elle dit la vérité mais elle parle avec respect et avec humilité.

Contrairement à son mari, elle ne crie pas, elle n’est pas agressive et elle n’est pas autoritaire. Elle refuse fermement de se comporter comme son mari. C’est incroyable !

Vous pouvez dire des choses difficiles aux gens les plus durs si vous les dites avec un esprit plein de douceur et de bienveillance, avec compassion et avec un intérêt sincère pour eux.

On continue le dialogue entre Abigaïl et David aux Versets 32 et 33 :

« David dit à Abigaïl : Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui t’a envoyée aujourd’hui à ma rencontre ! Béni soit ton bon sens, et bénie sois-tu, toi qui m’as empêché en ce jour de répandre le sang, et qui as retenu ma main ! »

Là, David révèle que son cœur est tourné vers Dieu dans la façon dont il répond à l’appel plein de discernement que lui a lancé Abigaïl. Les paroles de cette femme le calment. Il prend conscience de ce qu’il est en train de faire et il fait volte-face.

Il écoute l’appel d’Abigaïl, contrairement à Nabal, qui a refusé d’écouter et à qui on ne peut pas faire appel. Et David dit : Béni soit l’Éternel.

Avec ce qu’elle a dit, Abigaïl a réussi à convaincre David de détourner son attention de lui-même et de ses ennemis pour regarder au Seigneur. Et la réponse de David montre qu’il avait vraiment un cœur qui voulait plaire à Dieu. Il s’est repenti. Il a fait demi-tour en lui-même.

Et puis, au verset 33, il lui dit « Béni soit ton bon sens ». Il reconnaît la sagesse et le bon jugement d’Abigaïl. Il fait louange de son bon sens et de son discernement. Vous vous rappelez peut-être que l’on a pu apprendre au verset 3 qu’Abigaïl était belle, c’était une belle femme. Mais, qu’est-ce que David remarque en elle dans cette crise ? C’est son discernement.

Vous savez ce que le livre des Proverbes dit sur une femme qui possède la beauté physique mais manque de bon sens ? Il y a une image très parlante dans Proverbes 11 verset 22 : « Une femme belle et dépourvue de sens, c’est un anneau d’or au nez d’un cochon. » (Darby)

Si vous voulez influencer la vie de quelqu’un, en fait, ce n’est pas votre apparence extérieure qui aura le plus d’impact. C’est votre cœur, c’est votre attitude, c’est votre esprit, c’est votre façon de parler qui auront un impact sur les autres.

Proverbes 16 :  21 :

« Celui qui est sage de cœur est appelé intelligent, et la douceur des lèvres augmente le savoir. » Une autre version qui dit : « (…) augmente la persuasion. » 

Alors, rappelez-vous de ce verset la prochaine fois que vous essaierez de persuader votre conjoint que vous avez raison sur quelque chose. Un discours est beaucoup plus persuasif s’il est dit avec douceur.

Et puis, Proverbes 25 verset 15 :

« Par la lenteur à la colère on fléchit un prince, et une langue douce peut briser des os. »

Vous voyez, trop souvent on croit qu’on nous écoutera et qu’on nous comprendra mieux, on comprendra mieux notre point de vue, si on parle fort, si on met beaucoup d’emphase, si on parle avec beaucoup plus de passion. Je me rappelle qu’il y a une femme qui m’a dit un jour : « Ouais, mais j’ai l’impression que si je ne m’énerve pas mon mari ne m’écoute pas. »

Et la réaction d’Abigaïl c’est une belle illustration qu’on peut parler avec sagesse, avec maîtrise de soi, avec tranquillité et être entendue au point de calmer complètement une situation de crise.

En fait, il y a un passage qui dit que c’est la personne qui se maîtrise qui contrôle réellement la situation. On peut lire ça dans Proverbes 16 verset 32 :

« Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu’un héros, et celui qui est maître de lui-même, que celui qui prend des villes. »

Dans le passage qu’on étudie aujourd’hui, qui a été la personne la plus efficace ? Simplement une femme avec une voix douce, avec un cœur généreux et sage. Et on le voit dans les versets 34 et 35, quand David répond à Abigaïl :

« Mais l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui m’a empêché de te faire du mal, est vivant ! Si tu ne t’étais dépêchée de venir au-devant de moi, il ne serait resté qui que ce soit à Nabal, d’ici à la lumière du matin ». David prit de la main d’Abigaïl ce qu’elle lui avait apporté, et lui dit : Retourne en paix dans ta maison ; regarde, j’ai écouté ta voix, et je t’ai favorablement accueillie. »

« J’ai écouté ta voix. » Il y a d’autres traductions qui disent : « Je t’ai entendue, j’ai cédé à ta parole. »

Qu’est-ce que nous apprend Proverbes 15 verset 1 ? « Une réponse douce calme la fureur, mais une parole dure excite la colère. »

Et je crois que, Abigaïl était la clef, la solution dans cette situation de crise. Elle ne pouvait pas contrôler Nabal, son mari. Elle ne pouvait pas contrôler David. Mais, elle pouvait se contrôler elle-même. Et, en faisant preuve de maîtrise de soi, elle a répondu avec douceur plutôt qu’avec des paroles dures…

Quand on se trouve en situation de crise, ce qui nous vient naturellement, c’est des paroles dures, des paroles autoritaires. Mais, elle n’a pas fait ce choix et, en conséquence, c’est sa réponse douce a détourné la colère.

C’est le pouvoir, c’est l’influence d’une femme qui aime Dieu sur toutes les personnes de son entourage. Abigaïl, c’était une médiatrice, une femme qui apportait la paix. Elle s’est interposée entre ces deux hommes en furie et leurs armées, dans le but de les réconcilier.

Elle a permis d’épargner des vies. Elle a empêché David de faire le mal. Elle a calmé sa réaction insensée.

Et voilà, à la fin du passage, David dit que sa colère est apaisée. Il a remercié Abigaïl en lui disant :  Je n’ai plus l’intention d’attaquer ton mari maintenant.  Et puis, Abigaïl est rentrée chez elle.

On continue au verset 36 :

« Elle arriva auprès de Nabal. Et voici, il faisait dans sa maison un festin comme un festin de roi… »

Cet homme qui avait refusé de donner à manger et à boire à David et à ses hommes qui pourtant avaient protégé ses bergers, cet homme qui avait dit qu’il ne donnerait rien à David, le voilà maintenant, égoïste et glouton comme il est, en train de faire un festin de roi.

Rappelez-vous, David, c’est le futur roi, mais Nabal, lui, il est arrogant. Il pense que tout lui est dû. On continue à lire : « Nabal avait le cœur joyeux, et il était complètement dans l’ivresse. »

Et ce qui va suivre est maintenant une des plus grandes preuves de la sagesse d’Abigaïl : « Elle ne lui dit aucune chose, petite ou grande, jusqu’à la lumière du matin. »

Abigaïl est rentrée chez elle et elle a vu que son mari était ivre. Elle s’est dit : « Il est complètement bourré. De toute façon, demain matin, il ne va pas se rappeler ce que je lui aurais dit. Si je lui en parle maintenant, il va probablement faire des dégâts. » Donc, sagement elle ne lui dit rien de ce qui s’est passé.

Il y a un moment pour parler, et il y a un moment pour se taire.

Mais c‘est évident qu’elle a l’intention de parler à son mari et en réalité, elle le fait le lendemain. Elle n’a pas l’intention de lui cacher ce qui est arrivé, mais elle fait preuve de discernement en ce qui concerne le bon moment pour lui dire et la manière de lui dire. Et on a besoin que l’Esprit de Dieu nous aide à contrôler notre langue pour savoir quand c’est sage de parler.

On continue au verset 37 : « Mais le matin, l’ivresse de Nabal s’étant dissipée… » Le texte ne nous le dit pas mais il avait probablement très mal à la tête à ce moment-là, quand sa femme lui a parlé.

Abigaïl n’était pas contre son mari, et c’est important de bien comprendre ça en ce qui la concerne. En fait, elle aidait son mari. Elle aimait cet homme, je crois.

Si vous aimez le Seigneur, vous aimerez votre conjoint, même si c’est quelqu’un d’insensé, de fou. Abigaïl avait à cœur le bien-être de son mari. Elle n’essayait pas de lui cacher quoique ce soit. Le verset 37 continue : « …sa femme lui raconta ce qui s’était passé. Le cœur de Nabal reçut un coup mortel, et devint comme une pierre. Environ dix jours après, l’Éternel frappa Nabal, et il mourut. »

Là, c’est un passage très grave, c’est sérieux. Il y a des leçons très importantes pour nous à ne pas manquer, là.

D’abord, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Apparemment, Nabal a eu une sorte d’attaque. Un commentateur biblique a écrit que c’était peut-être d’une apoplexie. Quoiqu’il en soit, Nabal est devenu paralysé ou est peut-être tombé dans le coma, jusqu’à sa mort dix jours plus tard.

Est-ce que c’était-ce le choc ? Est-ce que c’était l’effet de l’alcool ? Est-ce que c’était l’effet de son style de vie ? La Bible ne le dit pas. Mais, ce qu’on sait, c’est que Dieu reprend sa vie.

Cette partie de l’histoire, ce n’est pas ce qu’on appelle une fin heureuse. La Bible ne nous dit pas non plus si Abigaïl avait désiré, elle avait prié pour que son mari devienne un homme qui respecte Dieu. C’est possible, parce qu’elle-même c’était une femme qui aimait Dieu. Je pense qu’elle avait sûrement très envie de voir cet homme changer. Il n’a jamais changé.

Il est possible que la personne insensée avec laquelle vous vivez, ou les personnes insensées de votre entourage, peut-être qu’elles ne se repentiront jamais. Vous n’avez aucun pouvoir là-dessus. Mais, ce que vous pouvez faire dans cette situation, c’est vous comporter jusqu’à la fin comme la personne que Dieu veut que vous soyez.

De quoi est-ce qu’il est mort Nabal ? Ce n’était pas la faute de sa femme, elle n’avait rien à se reprocher. Ce n’était pas la faute de David, il n’avait rien à se reprocher.

En fin de compte, c’est le propre péché de Nabal qui a amené Dieu à lui reprendre la vie. Nabal s’est détruit lui-même et Dieu a facilité le processus en quelque sorte. Nabal s’est opposé à Dieu et, finalement, c’est ça qui a causé sa mort.

Dieu ne va pas permettre aux Nabals de ce monde à continuer à vivre leur vie insensée indéfiniment. Peut-être que vous vivez avec une personne insensée. Peut-être que vous travaillez avec une personne insensée. Peut-être qu’il y en a dans votre église. Peut-être qu’il y en a dans votre quartier. Peut-être qu’il y en a dans votre passé, des Nabals, des insensés. Mais laissez le Seigneur faire justice, à sa manière et en son temps.

Ne priez pas pour être vengée. Ne demandez pas à Dieu de tuer ces personnes. Il n’y a rien dans ce texte qui suggère qu’Abigaïl a dit à Dieu : « Et pourquoi est-ce que tu ne reprends pas Nabal tout simplement ? On serait tous tellement mieux sans lui. » Mais Dieu savait quand il fallait mettre fin à la vie de cet homme.

Alors, si vous êtes quelqu’un comme Nabal, ce texte devrait vous mettre la peur au ventre. Et si vous êtes quelqu’un comme Abigaïl, ce texte vous encourage à faire confiance à Dieu, parce que Dieu agira selon sa volonté et en son temps.

J’aimerais vous lire maintenant quelques extraits du Psaume 37. Et je vous encourage à lire ce psaume en entier vous-mêmes, et vous allez remarquer ce principe selon lequel, en fin de compte, Dieu récompense les justes et il juge les méchants. Et vous allez comprendre aussi comment on doit agir envers les méchants en attendant.

« 1 Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal. 2 Car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe, et ils se flétrissent comme l’herbe verte. 3 Confie-toi en l’Éternel, et pratique le bien ; prends le pays pour demeure et la fidélité pour pâture. 4 Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire. 5 Recommande ton sort à l’Éternel, [Et là, je pense à vous, qui êtes comme Abigaïl, mariée à quelqu’un comme Nabal] Recommande ton sort à l’Éternel, mets en lui ta confiance, et il agira. 6 Il fera paraître ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil à son midi. 7 Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui ; ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais projets. 8 Laisse la colère, abandonne la fureur ; [Même si vous vivez avec quelqu’un qui se met toujours en colère comme Nabal.] ne t’irrite pas, ce serait mal faire. 9 Car les méchants seront retranchés [ou exterminés], et ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays. 10 Encore un peu de temps, et le méchant n’est plus ; tu regardes le lieu où il était, et il a disparu.11 Les humbles possèdent le pays, et ils jouissent abondamment de la paix. »

(…) et plus loin au verset 14 :

« 14 Les méchants tirent l’épée, ils bandent leur arc, pour faire tomber le malheureux et le pauvre, pour égorger ceux dont la vie est droite. 15 Leur épée entrera dans leur propre cœur, et leurs arcs se briseront. » (La Colombe)

(…) et plus loin encore au verset 34 :

« 34 Espère en l’Éternel, garde sa voie, et il t’élèvera pour que tu possèdes le pays ; et tu verras les méchants retranchés [ou exterminés] »

(…)

« 39 Le salut des justes vient de l’Éternel ; il est leur protecteur au temps de la détresse.40 L’Éternel les secourt et les délivre ; il les délivre des méchants et il les sauve, parce qu’ils cherchent en lui leur refuge. »

 

Elles sont extraordinaires, ces promesses ! Est-ce que vous les croyez ? Si c’est le cas, alors vous pouvez vivre avec des gens difficiles. Vous pouvez vous réfugier dans le Seigneur. Vous pouvez laisser le Seigneur s’occuper de vos gens difficiles, de vos Nabals.

En fin de compte, c’est Dieu qui a délivré Abigaïl dans cette crise et Dieu promet également, à sa façon et en son temps, de vous délivrer. On a vu quel effet Nabal a eu sur David et combien il l’a mis en colère, mais il faut se rappeler que c’est Abigaïl qui a dû vivre avec cet homme pendant un certain nombre d’années. Mais, à sa manière et en son temps, c’est Dieu qui l’a délivrée de ce mariage difficile.

Je ne suis pas en train de vous dire que Dieu va systématiquement reprendre la vie d’un conjoint insensé, difficile, bien qu’une situation puisse s’aggraver au point où Dieu le fera. Mais, surtout, surtout, ne demandez pas au Seigneur de le faire !

Le Seigneur « est patient envers vous … il veut que personne ne meure, mais que tout le monde vienne à la repentance. » (2 Pierre 3 :9). Si on aime notre conjoint comme Dieu nous aime, peu importe à quel point notre conjoint est insensé, et bien, notre désir, ce sera de voir cette personne arriver à se repentir.

Mais il existe une coupe qui sera pleine, à un moment donné, et c’est la coupe de la fureur de Dieu. Et quand cette coupe sera pleine, Dieu jugera. Ça ne veut pas dire que, en attendant, si vous êtes dans une situation similaire à celle d’Abigaïl, vous devez rester passive.

Abigaïl n’est pas restée chez elle en attendant que David et Nabal se détruisent mutuellement. Vouloir plaire à Dieu et lui obéir, ça ne signifie pas qu’il ne faut rien faire et laisser votre conjoint se détruire lui-même et détruire votre famille.

Mais, ça veut dire qu’il faut faire preuve de retenue. Il faut se conduire avec sagesse. Il faut rechercher des gens qui pourront peut-être vous aider à résoudre la situation. Des personnes qui faciliteront la réconciliation. Des personnes dont le but sera de sauver la situation pour que le mari ou la personne qui est ce Nabal dans votre vie, arrive à se repentir.

Et là, c’est un avertissement pour ceux qui font le mal. Je crois que c’est un avertissement très sérieux, c’est grave. Peut-être qu’il y a un insensé comme Nabal qui est en train d’écouter cette émission en ce moment même. Et Dieu vous avertit que quand la coupe de sa colère sera pleine, votre vie prendra fin. Et c’est maintenant qu’il faut qu’il y ait un changement de cœur pour vous. C’est maintenant le moment de vous repentir.

Et, aussi, si vous qui m’écoutez, vous êtes dans la situation d’Abigaïl, voilà une parole pour vous : votre vie aura de l’influence et de la puissance si vous vous laissez remplir par l’Esprit Saint, si vous vous laissez remplir par la Parole de Dieu.

Et je vous encourage à vous confier au Seigneur. N’essayez pas de régler le problème par vous-mêmes.

Je vous encourage à agir avec sagesse, avec courage et détermination pour faire ce que vous avez à faire dans cette crise, mais surtout ne perdez pas la maîtrise de vous-mêmes, parce que c’est Dieu qui contrôle la situation. Alors, réfugiez-vous dans le Seigneur et mettez votre espérance en lui.

Je vous rappelle ces paroles du Psaume 37 :

« 39 Le salut des justes vient de l’Éternel ; il est leur protecteur au temps de la détresse.40 L’Éternel les secourt et les délivre ; il les délivre des méchants et il les sauve, parce qu’ils cherchent leur refuge en lui. » 

Dannah : Vous avez probablement pu vous identifier à cette histoire d’Abigaïl, au moins à certains passages. Nous avons tous des personnes dans notre entourage qui sont difficiles à vivre et cette histoire nous donne de bons conseils pour y arriver malgré tout.

Le podcast d’aujourd’hui fait partie de la série : « Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles ». 

Maintenant, une question se pose : peut-on demander à Dieu de punir les gens qui font le mal ? Est-ce que c’est faire preuve d’amour ? Est-ce que c’est juste ?

Nancy : Est-ce qu’il y a des situations où c’est juste de demander sincèrement au Seigneur de juger quelqu’un ? Et on dirait que c’est ce que David a fait sous l’inspiration du Saint Esprit. Mais, le cœur de David était honnête.

Et je pense qu’on doit discerner quelle est la véritable motivation de notre cœur. Pour quelle raison est-ce que je demande à Dieu de juger ceux qui font le mal ? Dieu jugera ceux qui font le mal, mais est-ce que je demande ça pour que ma vie soit moins malheureuse, pour que je puisse me retrouver dans de meilleures conditions ? Est-ce que je veux juste être libérée des pressions, est-ce que c’est ça mon véritable objectif ?

Ou bien est-ce que mon objectif réel c’est que Dieu soit justifié, que tout le monde comprenne que c’est lui le juge juste et le seul vrai Dieu ?

Dannah : Nous réfléchirons à tout cela ensemble, lors de notre prochain podcast. Rejoignez-nous pour la suite de notre série « Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles ! »

À bientôt !

 

***

Tous les extraits de la bible sont tirés de la version Louis Segond 1910 (sauf mention contraire).

Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts, initiative de Life Action Ministries avec Nancy DeMoss Wolgemuth. Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.

Nous faisons partie de l'organisation internationale Revive Our Hearts aux Etats-Unis.

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