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Épisode 3 – Encouragements pour ne pas abandonner la bataille

Publié le: 26 Sep 2022

Dannah Gresh : Alors qu’on cherche à suivre la volonté de Dieu dans nos vies, on passe inévitablement par des moments de découragement. En toute franchise, en voici un exemple :

Nancy DeMoss Wolgemuth : J’ai combattu la peur, la faiblesse extrême, des doutes écrasants, le découragement qui me poursuit sans cesse, nuit et jour. Je ne vous dis pas le nombre de fois où j’aurais aimé disparaître sans laisser de traces.

Dannah : Et vous ? Comment gérez-vous de telles situations ?

Vous écoutez Réveille nos cœurs

Dans cet épisode, nous allons parler d’une femme dont les journées étaient banales, remplies de tâches quotidiennes. Est-ce que cela ressemble à ce que vous vivez ? Un jour, Dieu a appelé cette femme à faire quelque chose d’assez inhabituel et elle a été prête à obéir.

Dans ces podcasts, nous étudions ensemble une histoire que l’on trouve dans la Bible, dans le livre des Juges et nous nous intéressons tout particulièrement au courage de Débora. Dans cette série qui s’appelle « une femme engagée dans la bataille », on découvre le portrait d’une femme qui a inspiré ceux qui l’entouraient à faire confiance à Dieu et à passer à l’action. Si vous n’avez pas entendu les deux premiers épisodes de cette série, vous pouvez facilement les retrouver sur notre site : reveillenoscoeurs.com

Aujourd’hui, dans la troisième partie, on va découvrir que Débora n’est pas la seule femme que Dieu a engagée dans la bataille. 

Nancy : Quand on arrive vers la fin de l’histoire de Débora, au chapitre 4, on voit qu’il y a une autre femme qui joue aussi un rôle. Un rôle, on va dire, assez inhabituel, il faut bien le reconnaître. Je ne vais pas lire tout le texte, mais, au verset 17 et les suivants, on trouve le terrible récit de la mort de Sisera, l’un des généraux cananéens, un homme tué par une femme qui s’appelle Jaël.

Alors Jaël, ce n’était même pas une Israélite, mais cette fois, elle avait pris le parti du Dieu d’Israël contre ses ennemis. C’est sous une pluie torrentielle que Sisera s’enfuit, il se réfugie dans la tente de Jaël et là, il se croit en sécurité, parce que la famille de Jaël a signé un traité avec les Cananéens.

On peut très bien imaginer le tableau. Sisera a froid, il est fatigué, il est trempé, il dégouline après sa course sous la pluie. Et Jaël l’accueille. Elle l’invite à rentrer et elle lui sert une tasse de lait. Comme il est épuisé par la bataille, il se couche et il s’endort. Et c’est alors que Jaël prend un marteau et qu’elle tue Sisera en lui plantant un pieu dans la tête. Voilà.

Matthew Henry, un de mes commentateurs préférés laisse entendre « qu’il est possible que Jaël lui ait gentiment et sincèrement offert l’hospitalité, jusqu’à ce que Dieu lui donne l’inspiration de faire autre chose. » Et il continue : « Nous ne devrions pas nous fier à de tels impulsions aujourd’hui. »

Alors c’est vrai que cette histoire est assez macabre, et si vous ne l’avez jamais entendue, peut-être que vous êtes choquée et que vous vous dites : « Ah, ça, ce n’est vraiment pas un exemple qu’on peut suivre ! »

Sisera était un homme impitoyable, violent qui voulait détruire le peuple élu de Dieu. En fait, au chapitre 5, au verset 30, il semblerait que sa propre mère sait qu’il n’hésitait pas à violer et à tuer les femmes ennemies avec ses hommes. 

Alors cet acte violent de Jaël, comment on en parle dans la suite de cette histoire ? Eh bien, dans son hymne de victoire, au chapitre 5, Débora célèbre l’acte de courage de Jaël et dit qu’elle est bénie de Dieu.

Et je relève ce que Charles Spurgeon, la crème des prédicateurs, a dit sur Jaël et sur la façon dont Dieu l’a utilisée. Je le cite :

« Dieu peut toujours utiliser même les instruments les plus faibles. Pourquoi est-ce qu’il ne se servirait pas de moi ? Il peut utiliser des personnes qui ne sont pas forcément mises en avant dans la société. Pourquoi pas vous ? La femme qui a tué l’ennemi n’était pas une amazone, mais c’était une femme qui restait dans sa tente. Ce n’était pas une oratrice captivante, mais une simple femme qui faisait la traite de ses vaches pour faire du beurre. Dieu peut utiliser qui il veut pour atteindre ses objectifs, n’est-ce pas ? »

Le geste de Jaël signifie la fin de la bataille. Le chapitre 4, verset 23 nous dit : « Ce jour-là, Dieu humilia Jabin, le roi de Canaan, devant les Israélites. » Et puis au chapitre 5, verset 31, on peut lire : « Le pays fut en paix pendant quarante ans ».

Vous remarquez certainement au passage l’ordre du déroulement : tout d’abord la bataille, et ensuite le reste.

La vie de Débora, son courage, sa foi et son exemple de piété ont eu un immense impact qui a influencé les quarante années qui ont suivies. Et ça me pousse à me poser la question : « Qu’est-ce qu’on va laisser à notre génération et à la génération à venir ? »

De nos jours, la guerre spirituelle est aussi intense qu’au temps de Débora et actuellement l’ennemi n’a rien perdu de sa puissance. Dieu nous corrige, nous reprend, nous ses enfants, pour nos péchés et pour notre idolâtrie. Dans nos églises, dans nos communautés, il y a tellement de croyants qui n’ont pas l’air de se rendre compte de ce qui se passe. Et puis il y en a beaucoup d’autres qui en sont conscients, mais qui se sentent impuissants et désarmés pour faire quoi que ce soit.

Il y a quelques années, j’avais reçu un email de Chuck Colson, un ancien conseillé de la Maison-Blanche dans les années 70. C’est lui qui a fondé la Fraternité des prisons. Il m’écrivait :

« Je crois vraiment qu’à ce moment de l’histoire, notre grand espoir est le géant endormi au milieu de nous. Les croyants vont se réveiller. C’est arrivé dans le passé, ça peut arriver à nouveau, si c’est la volonté divine. C’est la première chose pour laquelle je prie tous les matins. »

Voilà ce qu’il m’écrivait. J’ai commencé cette série de trois podcasts sur l’histoire de Débora en lisant cette citation de John Angell James :

« La société peut être assurée de posséder de solides fondements quand une femme remplit sa mission. Son cœur généreux saura encourager les autres, elle saura reconstruire les ruines et restaurer la prospérité et la joie. »

Alors, oh oui ! Moi aussi, je prie qu’à notre époque, Dieu suscite non pas une femme, mais des milliers de femmes dans tous les pays, sur toute la terre. Des femmes qui, comme Débora, se lèvent, des femmes selon son cœur, avec une vision juste, avec une vision claire, avec du courage, des convictions, avec de la foi et avec de l’humilité. Des femmes qui sont prêtes à dire : « Oui, Seigneur. » Des femmes, dont la vie pourra inspirer les hommes de leur entourage pour qu’ils croient eux aussi dans les plans de Dieu et dans ce qu’il peut faire.

Je crois que l’influence de cette armée de femmes qui aiment et qui servent Dieu sera immense, dans nos foyers, dans nos églises, dans nos pays et dans le monde entier.

En conclusion, j’aimerais dire que c’est vrai qu’on a besoin d’entendre des choses comme ça. Ça nous fait du bien. Ça nous donne beaucoup d’élan, d’inspiration. Mais c’est vrai aussi que dire « oui » et répondre à cet appel de Dieu, ce n’est pas facile. On a un ennemi féroce, infatigable et qui déteste Dieu. Et l’idée que des milliers de femmes se prononcent pour Christ, ça ne lui plaît pas du tout. J’aimerais aussi vous confier que j’ai une bien meilleure compréhension de la bataille, maintenant, en tous cas bien meilleure que quand on a commencé, vous savez, depuis le lancement du mouvement « Femmes selon le cœur de Dieu ».

La bataille s’est intensifiée, surtout pour mon entourage et moi. C’est devenu plus violent, plus brutal. C’est très, très dur parfois. J’ai combattu la peur, la faiblesse extrême, des doutes écrasants, le découragement qui me poursuit sans cesse, nuit et jour. J’ai ressenti ça dans les moindres fibres de mon corps. Je ne vous dis pas le nombre de fois où j’aurais aimé disparaître sans laisser de traces. J’en avais marre de nager à contre-courant, marre de prendre des coups, non seulement du monde, de l’extérieur, mais surtout de l’intérieur. Ça venait souvent de l’église, de la part de gens bien intentionnés, peut-être, je ne sais pas. Moi, je voulais retrouver la paix, la tranquillité et avoir une vie normale.

Seulement, Dieu avait un plan pour ma vie. Non pas que je sois quelqu’un de spécial ni d’extraordinaire, mais parce qu’il m’a rachetée. Il m’a rachetée comme sa fille. Ma vie ne m’appartient pas. Elle appartient à Dieu. Il m’a rachetée, ma rançon a été payée. Elle est indissociable de Christ qui fait naître la foi et qui la mène à la perfection. Et mon état de faiblesse m’a appris que quand on est aux côtés de Jésus, on ne peut pas être plus en sécurité, même au cœur de la bataille.

Voici comment le réformateur Martin Luther l’exprimait dans le plus connu des cantiques qu’il a écrits au 16è siècle, « C’est un rempart que notre Dieu » :

C’est un rempart que notre Dieu !
En ces jours de détresse,
Il nous délivre, Il nous tient lieu
D’arme et de forteresse.
Notre ennemi mortel,
Rusé, fort et cruel,
Rugit, menace
Et redouble d’audace.
Il n’a point d’égal sous le ciel !

Seuls, nous serions bientôt perdus…
Dans ce péril extrême
Un Héros nous a secourus,
Choisi par Dieu lui-même.
Celui qui nous sauva,
Quel est-il ? JÉHOVA !
C’est Dieu fait homme,
Jésus-Christ, Il se nomme ;
La victoire lui restera !

Quand tous les démons déchaînés
Prétendraient te détruire,
Ne crains point ! ils sont condamnés
Et ne sauraient te nuire.
Eux tous, avec leur roi,
Tomberont devant toi,
Peuple fidèle !
Pour vaincre le rebelle,
Il suffit d’un mot de la Foi !

Il faudra bien que, malgré tout,
Subsiste la Parole !
Car l’Éternel est avec nous,
Son Esprit nous console.
Qu’ils prennent tout, chrétiens :
Notre vie et nos biens…
Laissons-les faire !
Ils n’y gagneront guère :
Le Royaume nous appartient !

(« C’est un rempart que notre Dieu ! » par Martin Luther)

Je suis sûre qu’il y en a beaucoup parmi vous qui ont lu ou qui ont entendu l’histoire du Monde de Narnia : L’Odyssée du Passeur d’Aurore par CS Lewis. Dans ce récit, Edmund, Lucy et Caspian partent en voyage, ils partent de Narnia, vers un pays qui est situé au bout du monde, c’est le pays d’Aslan.

Leur bateau, qui s’appelle le Passeur d’Aurore jette l’ancre près d’une côte et ils descendent tous à terre. Et puis il y a quelques marins sont fatigués par la longue traversée. Ils aimeraient s’arrêter et passer l’hiver sur cette côte. Et puis, au printemps, ils pourraient reprendre la mer pour rentrer à Narnia. Et on leur fait miroiter que s’ils restent, il y aura chaque soir un banquet de roi. Alors évidemment, ça ne les pousse pas trop à continuer leur voyage.

Et c’est alors que Ripitchip prend la parole. Ripitchip, vous vous en souvenez peut-être, c’est une souris, très vaillante, et qui parle. Et elle exprime sa détermination à continuer quoi qu’il en coûte. Voici ce qu’elle dit :

« Ma décision est prise. Tant que je peux, je prendrai la mer sur le Passeur d’Aurore. S’il tombe en panne, je ramerai dans mon petit canot. Et si mon petit canot coule, je nagerai vers l’est en agitant mes petites pattes, et si je suis trop fatiguée et que je coule avant d’avoir atteint le pays Aslan, eh bien, je coulerai en regardant vers le soleil levant. »

Dieu n’a jamais promis que notre voyage serait facile, mais il a dit qu’il se tiendrait à nos côtés. Il a promis d’être avec nous quelle que soit la bataille que l’on mène aujourd’hui. Il a promis qu’un jour, la prière se changera en louange, on marchera par la foi et non plus par la vue. Il a promis qu’un jour il n’y aura plus de larmes et que toutes les pérégrinations du voyage en auront valu la peine.

Il y a certaines personnes qui sont fatiguées et qui veulent tout arrêter. Elles n’ont plus envie d’aller de l’avant. Il y en a certaines qui veulent avoir la récompense ici et maintenant. Et elles pourraient décider de faire demi-tour. Et ce serait leur choix. Pour ma part, grâce à Dieu et pour sa gloire, mon avenir est assuré. Je suis sûre de ma direction. Ma décision est prise, je ne m’arrêterai pas tant que je n’aurai pas atteint le pays Aslan — la Nouvelle Jérusalem, la ville du Grand Roi.

Alors, je vous pose cette question en conclusion : Est-ce que vous voulez venir avec moi ?

Dannah : Parfois, c’est facile de se sentir découragé ou fatigué alors qu’on poursuit ce à quoi Dieu nous a appelle.

Permettez-moi de partager avec vous quelques réflexions personnelles.

Quand mon mari était en burnout et qu’ensuite j’ai suivi avec un épuisement, notre vie familiale a été fortement secouée et c’était comme si mon mari avait besoin de mon soutien 24 heures sur 24 et puis ensuite moi qui avait besoin de son soutien constamment. Et quand c’était trop dur, j’allais dans ma salle de bains où j’avais accroché un verset au mur. Ce verset je l’avais accroché là parce que je voulais m’encourager à penser différemment. Je vais vous lire ce verset.

C’est Philippiens 4 :8 :

« Enfin, frères et sœurs, portez vos pensées sur tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est digne d’être aimé, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est synonyme de qualité morale et ce qui est digne de louange. » 

Et ce verset, je voulais l’apprendre par cœur, parce que je voulais arrêter de m’attacher, de penser, de réfléchir à toutes ces choses qui n’allaient pas, qui n’allaient toujours pas. Et je voulais apprendre à penser aux choses qui, comme ce verset le dit, qui sont bonnes. Et au final, je me retrouvais toujours devant ce verset quand vraiment je n’en pouvais plus, quand j’étais à bout de forces, et quand je m’accrochais de toutes mes forces au dernier fil qui me tenait. Et à chaque fois que j’étais devant ce verset, je m’arrêtais à la phrase « tout ce qui est vrai », je n’arrivais pas à aller plus loin, parce avec le mot « vrai », je ne pouvais que penser à Dieu. Parce que ce qui est vrai, c’est que Dieu est bon. Et c’est vrai toujours, indépendamment de mes circonstances. Dieu est tout puissant. Dieu est fidèle. Dieu est amour. Et tout ça c’est vrai. C’est toujours vrai, même si dans ma situation dans laquelle j’étais, je ne pouvais pas le voir, dans le déroulement de ma vie actuelle, je ne le voyais plus, dans le déroulement de la bataille, dans le brouillard, mais c’était quand même vrai. Et aujourd’hui encore, c’est quand même vrai. Dieu est juste. Dieu est grand. Dieu est celui qui guérit. Dieu est tellement plus généreux qu’on ne peut l’espérer ou qu’on ne peut jamais l’être. Et après quelques instants devant ce verset en train de méditer ce qui est vrai, je retrouvais des forces. Je retrouvais la force de retourner à mes tâches, de retourner dans la bataille. Et je vais vous avouer que ce verset, je ne le connais toujours pas par cœur, parce qu’à chaque fois que j’y retourne, je m’arrête à ce mot « vrai ». Mais à chaque fois, ça m’a aidé à lever les yeux pour regarder à Dieu.

Et c’est ce qu’on désire faire avec Réveille nos cœurs, vous aider à regarder à Dieu. Vous encourager à garder vos yeux fixés sur lui.

Et vous savez on reçoit régulièrement des témoignages de femmes qui nous écoutent ou alors d’amies, ou d’amies de nos amies qui font face à toutes sortes de combats. Et ça nous encourage. Et ça nous encourage toutes quand on partage nos joies, nos peines et nos défis. Parce que ça touche nos cœurs. Les joies des autres nous encouragent, on prie pour les peines et les défis des autres. Celles qui ont passé par les épreuves, elles peuvent encourager celles qui sont au milieu de la bataille. On pleure et on rit ensemble. Et un poids partagé est plus léger. Et surtout : on prie les unes pour les autres. En effet, ça c’est le plus important, nous tourner vers Dieu pour les besoins de nos frères et sœurs, pour les soutenir dans leurs batailles.

D’ailleurs on a un groupe WhatsApp qui sert justement à ça : nous encourager les unes les autres, prier les unes pour les autres. Si vous êtes intéressée à rejoindre ce groupe, vous pouvez aller sur le site reveillenoscoeurs.com et nous contacter.

Et je me demande si peut-être aujourd’hui il y aurait quelqu’un parmi nos auditeurs, parmi nos auditrices, qui ne connait Dieu encore que de loin, et qui aimerait se rapprocher de lui. Alors j’aimerais vous proposer une prière. Ce n’est pas une formule. C’est juste une proposition de prière, et si ça vous parle, si vous êtes d’accord, je vous invite à suivre cette prière dans vos cœurs.

“Seigneur Jésus, merci d’avoir sacrifié ta vie pour moi, pour le pardon de mes péchés, merci pour ta promesse de vie éternelle. Je veux rester près de toi, je te donne mon cœur et ma vie, pour que tu vives en moi mon sauveur, que je grandisse en ton amour et que j’apprenne à mieux te servir. Amen. “

C’était un podcast un peu pas comme les autres aujourd’hui. Merci d’avoir été avec nous. Et on se réjouit de tout cœur de vous retrouver pour la prochaine aventure avec Réveille nos cœurs. À tout bientôt !

 

Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21. Segond 21 © 2007 Société Biblique de Genève

Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts, initiative de Life Action Ministries avec Nancy DeMoss Wolgemuth. Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.

Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ. 

 

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