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Épisode 3 – Apaiser la situation

Publié le: 28 Mar 2021

Étude biblique bientôt disponible…

Dannah Gresh : Nous ne sommes pas responsables du comportement des autres, mais bel et bien de notre comportement.

Nancy DeMoss Wolgemuth : Il peut arriver que votre mari s’énerve ou qu’il se conduise d’une manière stupide. Ça peut arriver que votre patron se fâche facilement ou qu’il ne soit jamais content. Il peut arriver aussi que vos enfants fassent de grosses bêtises… Ils feront de grosses bêtises, c’est sûr. Mais, ça ne veut pas dire que vous devez agir en insensé(e) dans les moments de crise. 

Dannah : Voici le podcast Réveille nos cœurs.

Quand un conjoint prend une mauvaise décision, une décision qui risque de mettre des vies en danger, que doit faire l’autre conjoint ? Nous sommes au beau milieu de l’étude d’une femme de l’Ancien Testament qui s’est justement trouvée dans cette situation. Aujourd’hui, nous allons voir comment elle a choisi d’agir. Voici le troisième épisode de la série : « Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles ».

Nancy : Dans cette série, on parle de la meilleure façon de gérer les personnes difficiles de notre entourage. Peut-être que ça vous fait penser à quelqu’un en particulier…

Alors si vous avez manqué le début de cette série, je vous invite à lire le premier livre de Samuel, au chapitre 25, pour découvrir l’histoire d’un homme insensé qui s’appelle Nabal ; une histoire qu’on étudie ensemble. Son nom même, Nabal, signifie insensé, et Nabal se comportait exactement comme son nom l’indique.

On a aussi parlé d’Abigaïl, son épouse, qui était une femme sage, pleine de bon sens.

Et il y a un troisième personnage dans cette histoire, c’est David, le futur roi d’Israël. À ce moment-là, il n’était pas encore roi ; c’était un fugitif qui se cachait du roi Saül qui le poursuivait dans le désert.

Nabal a profondément offensé David qui a décidé de lui faire la guerre et de détruire toute sa famille. Abigaïl, l’épouse de Nabal, apprend ce qui est arrivé et elle va tout faire pour apaiser ces deux hommes enragés l’un contre l’autre.

Abigaïl est donc l’épouse de cet homme colérique et tout à coup, elle est mise au courant de ce conflit entre son mari et David. À ce moment de notre histoire, les deux hommes se conduisent comme des insensés. Mais Abigaïl, elle, elle réagit différemment.

Et pour moi, son exemple me rappelle que ce n’est pas parce qu’on vit avec une personne insensée qu’on doit obligatoirement se conduire comme ça, se conduire en insensé.

Il peut arriver que votre mari s’énerve ou qu’il se conduise d’une manière stupide. Ça peut arriver que votre patron se fâche facilement ou qu’il ne soit jamais content. Il peut arriver aussi que vos enfants fassent de grosses bêtises… Ils feront de grosses bêtises, c’est sûr. Mais, ça ne veut pas dire que vous devez agir en insensé(e) dans les moments de crise. 

Le comportement et la réaction d’Abigaïl révèlent un cœur qui a du discernement et de la sagesse. J’aimerais attirer votre attention sur les deux choses qu’elle ne fait pas.

Le serviteur de Nabal vient la voir pour lui dire qu’elle doit intervenir. Il lui dit : « David a décidé de faire la guerre à Nabal. Nabal a agi comme un insensé et il y a un désastre qui se prépare. »

La première chose, c’est que cette femme ne tremble pas de peur, ni devant Nabal ni devant David. Elle ne se cache pas sous son lit en disant : « Oh là là là là j’ai peur, je ne sais pas ce qu’il faut faire ». Non, rien ne montre qu’elle a peur.

Et pour ma part, je crois qu’elle avait certainement peur, mais elle n’a pas laissé cette peur l’empêcher d’agir comme il fallait. Elle n’a pas laissé la peur la dominer.

Et l’autre chose qu’elle ne fait pas, c’est de rester chez elle sans rien faire. Abigaïl n’est pas passive dans cette situation. Elle entre en action.

Et là j’aimerais être très claire avec vous : si vous êtes dans une situation où il y a de la violence physique, Dieu ne vous demande pas de rester sans rien faire.

Et si vous voulez nous faire part de votre situation, vous pouvez nous contacter sur les réseaux sociaux, sur Facebook ou sur notre site internet :

 www.reveillenoscoeurs.com. On peut vous écouter, on peut prier avec vous. Et puis, vous pouvez aussi vous confier à vos responsables spirituels ou à des chrétiens dans votre entourage, des personnes qui sont mûres, qui sont sages. Vous pouvez aussi vous renseigner sur des numéros d’écoute téléphonique et les structures d’accueil spécifiques dans votre pays. Mais par-dessus tout, recherchez la sagesse de Dieu pour qu’il vous conduise et qu’il vous montre comment agir pour protéger au mieux votre famille et vous protéger vous-même aussi.

Mais pour en revenir à Abigaïl, on voit dans son histoire que même si sa vie n’est pas encore menacée, Abigaïl décide d’agir. Elle n’est pas passive.

Et qu’est-ce qu’elle fait ? Tout d’abord, elle écoute l’avertissement de son serviteur. Contrairement à son mari qui ne voulait écouter personne, elle, elle écoute. Et puis, elle agit. Elle intervient avec rapidité, sagesse, avec calme et fermeté.

On va lire ça au verset 18 :

« Abigaïl prit aussitôt deux cents pains, deux outres de vin, cinq pièces de bétail apprêtées, cinq mesures de grain rôti, cent masses [ou portions] de raisins secs, et deux cents [gâteaux] de figues sèches. Elle les chargea sur des ânes… »

Abigaïl n’a pas perdu de temps. C’est une femme qui garde son sang-froid dans les situations urgentes. Pour moi, elle a l’air d’être très organisée. Elle sait où sont rangées les choses, elle sait où trouver ce dont elle a besoin.

On continue au verset 19 :

« …et elle dit à ses serviteurs : « Passez devant moi, je vais vous suivre ». Elle ne dit rien à Nabal, son mari. »

Cette femme savait ce qu’il fallait faire pour apaiser cette situation critique. Vous savez, une femme qui marche avec Dieu, en temps de crise, elle sera prête à agir correctement.

Il ne faut pas vous imaginer qu’en pleine crise, vous aurez le temps de suivre une formation expresse « comment devenir Madame Sagesse en une seule nuit ». Non, si avant, vous n’avez pas appris à agir avec sagesse, quand une situation de crise arrivera, vous serez prise au dépourvu et vous ne saurez pas ce qu’il faut faire.

Mais cette femme-là, elle savait quand il fallait parler et quand il fallait se taire. Et dans cette situation, on apprend qu’« elle ne dit rien à Nabal ». Elle savait qu’à ce moment-là, l’état d’esprit de son mari ne lui aurait pas permis d’écouter sa femme. Donc, d’une façon très sage, elle s’est retenue de lui dire quoi que ce soit. Elle savait que ça ne ferait que de l’énerver davantage.

Par contre, elle s’est mise en route pour aller parler à David. Elle savait quand il fallait parler et à qui elle devait parler. Elle savait que David aimait Dieu ; elle savait que ça serait possible de le raisonner. Elle savait que, lui, il écouterait ce qu’elle avait à dire.

On continue au verset 20 :

« Montée sur un âne, elle descendit la montagne par un chemin couvert ; et voici, David et ses gens descendaient en face d’elle, en sorte qu’elle les rencontra. »

Est-ce que vous vous souvenez l’état d’esprit de David à ce moment-là ? Avec lui, il avait son épée, il avait aussi 400 hommes. Ils étaient sur le chemin de la guerre.

Et voilà que cette femme belle, pleine de sagesse et de discernement, se retrouve face à cette armée de 400 hommes, des hommes armés d’épée, en chemin pour attaquer son mari. Dans cette situation, on peut dire qu’elle se met littéralement au milieu de la confrontation entre deux personnes enragées, insensées.

Elle est courageuse cette femme. Elle va affronter David alors qu’elle sait qu’il est armé et furieux.

On continue, les versets 21 et 22 :

« David avait dit : C’est bien en vain que j’ai gardé tout ce que cet homme a dans le désert, et que rien n’a été enlevé de tout ce qu’il possède ; Nabal m’a rendu le mal pour le bien. Que Dieu traite son serviteur David dans toute sa rigueur, si je laisse subsister jusqu’à la lumière du matin qui que ce soit de tout ce qui appartient à Nabal ! »

En résumé, David part en guerre et ça va chauffer.

Et je voudrais préciser qu’à mon avis, la réaction de David envers Nabal est disproportionnée par rapport à l’offense. Je ne sais pas ce que vous en pensez ? Qu’est-ce qu’il avait fait Nabal ? Il s’était comporté avec grossièreté, avec dureté, avec méchanceté, mais tout ce qu’il avait fait en réalité, c’était de refuser de donner de la nourriture à David et à ses hommes.

Ça ne méritait pas de tuer Nabal, de tuer tous les hommes de sa famille et tous ses bergers ! Là, on voit que David ne se maîtrise plus.

Et pourtant, ce n’était pas son style. D’habitude, David ne se comportait pas comme ça. Dans le chapitre précédent, David s’était caché dans une grotte pour échapper à Saül. Et à ce moment-là, Saül était entré dans la grotte avec ses soldats, et David avait pu aller discrètement couper un morceau du manteau de Saül pendant que celui-ci était occupé (voir le verset 5).

Les hommes de David lui ont dit : « Mais c’est l’occasion de tuer Saül ! » Mais David avait refusé. La Bible dit que sa conscience le tourmenta simplement parce qu’il avait coupé ce morceau du manteau de Saül (voir verset 6).

David a répondu à ses hommes : « Non, je ne commettrai pas une telle action. Il m’est impossible de porter la main sur celui qui a reçu l’onction de Dieu. » (Voir verset 7). David avait fait preuve d’une extraordinaire maîtrise de lui-même dans cette situation, parce qu’il était réellement un homme selon le cœur de Dieu.

Mais, cette fois-ci, face à la réaction de Nabal, il a été pris au dépourvu : David avait faim, il était en colère, il se sentait seul, il était fatigué, et voilà qu’il ne se comporte pas comme d’habitude. Il ne se maîtrise plus du tout.

Proverbes 29 :11 nous dit que : « L’insensé étale tous ses sentiments, mais le sage se retient de montrer les siens. » (La Colombe).

Et Proverbes 19 :11 : « L’homme qui a de la sagesse est lent à la colère… » Mais là, David a manqué de sagesse. Il s’est empressé de riposter. Et le verset continue : « …et il met sa gloire à oublier les offenses. »

Voilà probablement ce que David aurait dû faire. Il n’avait pas de raison valable pour mettre des gens à mort et pour faire la guerre. L’homme qui a de la sagesse met sa gloire à oublier les offenses.

On continue notre histoire au premier livre de Samuel, chapitre 25, verset 23 :

« Lorsqu’Abigaïl aperçut David, elle descendit rapidement de l’âne, tomba sur sa face en présence de David, et s’inclina jusqu’à terre. »

On voit que c’est une femme humble. Elle s’approche de David humblement. Elle ne se comporte pas comme Nabal, son mari insensé, ni comme David qui ne se maîtrise pas. Elle ne s’impose pas mais elle s’exprime sans détour, d’une manière claire. Elle demande de l’aide à David.

Et comme on pourra le voir, son discours n’est pas un long discours. Abigaïl reste calme. Elle est sereine. Elle se maîtrise. J’imagine que son cœur battait très fort dans sa poitrine, mais quand elle s’est exprimée, elle s’est dominée, elle a été claire et ferme.

Elle va vers David parce qu’elle sait qu’elle pourra lui parler, et elle invite David à suivre la voix de sa raison. Elle lui exprime sa demande avec respect. Son attitude est digne. Elle est grave et sincère, mais elle reste humble.

On continue, les versets 24 et 25 :

« Puis, se jetant à ses pieds, elle dit : À moi la faute, mon seigneur [David] ! Permets à ta servante de parler à tes oreilles, et écoute ce que j’ai à te dire. Ne prends pas garde à ce méchant homme, à Nabal, car il est comme son nom ; il mérite bien son nom [Nabal le fou, l’insensé], et chez lui il y a de la folie. [Ce qu’elle veut dire, c’est que Nabal se comporte comme un insensé.] Et moi, ta servante, je n’ai pas vu les gens que tu as envoyés. »

Là, Abigaïl est en train de dire : « Je n’étais pas là quand tout ça est arrivé. Je suis désolée de tout ce qui s’est passé. Pardonne-nous, s’il te plaît. » Abigaïl essaie de calmer la situation.

Notez bien qu’Abigaïl ne couvre pas son mari, elle ne l’excuse pas non plus. Elle est honnête sur ce qui s’est passé mais elle reste, je crois, respectueuse. Son but, ce n’est pas de détruire son mari. Son but, ce n’est pas de mettre quelqu’un de son côté. Ce qu’elle aimerait, c’est faire entendre la voix de la sagesse et de la raison dans cette situation qui est tellement tendue.

    • Alors, est-ce qu’elle a fait preuve d’un manque de respect envers son mari dans la façon dont elle a parlé de lui ?
    • On pourrait se demander : mais comment expliquer, comment justifier le fait qu’Abigaïl a agi contre les ordres de son mari ? Lui, avait dit à David et à ses hommes qu’ils n’auraient rien à manger, mais elle, elle décide de leur apporter de la nourriture.
    • Alors est-ce qu’elle a manqué de soumission ?

Il y a plusieurs choses qu’il faut garder à l’esprit. Abigaïl n’avait pas l’avantage d’avoir comme nous le Nouveau Testament. Elle n’avait pas tout cet enseignement important qu’on a concernant la soumission en Christ et la soumission à son mari.

Mais en étudiant ce passage, je crois réellement qu’en fait, elle protégeait son mari de la vengeance de David. Elle agissait dans le meilleur intérêt de son mari Nabal.

Si son mari ne s’était pas tellement mis en colère, s’il n’avait pas réagi de façon irrationnelle, s’il avait gardé sa lucidité, il lui aurait très probablement demandé d’agir comme elle l’a fait, parce que c’était pour son bien.

La soumission, ça ne veut pas dire obéir sans réfléchir à tout ce qu’une autorité nous dit de faire. Et ça ne veut pas dire que nous autorisons le péché.

Dans le Nouveau Testament, il y a un exemple assez évident. C’est l’histoire d’Ananias et Saphira, l’histoire de ce couple, un mari et une femme, qui se sont mis d’accord pour mentir sur la nature du don financier qu’ils ont fait à l’église.

Dans cette histoire, Ananias, le mari, est arrivé, on lui a demandé s’il avait donné la totalité du montant de la vente. Il a répondu « Oui. C’est le montant total. » Et il est tombé mort.

Et puis sa femme Saphira est arrivée, sans savoir ce qui venait de se passer, et les apôtres lui ont demandé : « Est-ce que c’est le montant total ? »

Elle a fait le choix de mentir. Elle n’était pas obligée de mentir. Elle pouvait rester soumise à son mari sans pour autant partager le mensonge de son mari. (Vous pouvez relire cette histoire dans le livre des Actes, au chapitre 5.)

On en revient maintenant à notre histoire, quand Abigaïl parle à David. On est au verset 26 du premier livre de Samuel au chapitre 25. Abigaïl parle humblement, mais elle est directe et elle est claire. Abigaïl sait que David aime Dieu, et qu’il écoutera la voix de la raison, même s’il est parti en guerre contre Nabal avec 400 hommes.

Abigaïl agit dans le meilleur intérêt de Nabal. Elle veut préserver la vie de son mari. Elle aimerait calmer cette situation tendue.

Donc, elle dit à David, au verset 26 :

« Maintenant, David mon seigneur, aussi vrai que l’Éternel est vivant et que ton âme est vivante, c’est l’Éternel qui t’a empêché de répandre le sang et qui a retenu ta main [il y a certaines traductions qui disent « de te venger toi-même »]. Que tes ennemis, que ceux qui te veulent du mal soient comme Nabal ! »

Abigaïl s’adresse à David avec respect. Vous avez vu, elle l’appelle « mon seigneur », et elle se présente comme « sa servante ». Et surtout, elle introduit l’Éternel dans l’histoire. Elle introduit Dieu dans cette situation. Elle sait que David aime Dieu, contrairement à son mari, et elle l’encourage à voir cette situation du point de vue de Dieu.

Et au verset 27, elle lui dit :

« Accepte ce présent que ta servante apporte à mon seigneur, et qu’il soit distribué aux gens qui marchent à ta suite. »

Nabal ne voulait rien donner aux hommes de David. Et voilà que sa femme arrive, chargée de nourriture et de provisions. Son mari est très riche. Elle ne lui cause aucun préjudice en faisant ça. Elle agit comme Nabal l’aurait fait s’il avait bien analysé la situation. Et c’est une sorte d’offrande de paix qu’elle apporte pour calmer la colère de David.

On lit au verset 28 :

« Pardonne, je te prie, la faute de ta servante, car l’Éternel te fera une maison stable [autrement dit un royaume, une dynastie] ; pardonne, je te prie, car tu mènes les combats de l’Éternel, et la méchanceté ne se trouvera jamais en toi tant que tu vivras. »

Abigaïl lance un défi à David. Elle le défie de se rappeler tout ce que Dieu a prévu pour lui. « David, Dieu il a un plan pour toi. Dieu il t’a donné des promesses. Il va les réaliser. Il te fera du bien. Tu peux surmonter le mal que Nabal t’a causé. Tu n’as pas besoin de te venger. Tu n’as pas besoin de te faire justice toi-même. »

Le défi qu’Abigaïl lance à David, c’est de ne pas répondre au mal par le mal. Elle valorise la participation de David au combat de Dieu. Elle lui dit : « David, Dieu t’a donné beaucoup de combats importants à mener. Alors n’en cherche pas d’autres. » Et puis au verset 29, elle rappelle à David que Dieu protège ceux qui lui appartiennent et qu’il prend soin d’eux. Elle rappelle à David le destin et le jugement qui attendent ceux qui s’opposent à Dieu et à ses serviteurs. Et ce sont deux thèmes qui se retrouvent non seulement au verset 29 mais qui se retrouvent dans toute la Parole de Dieu.

Quand vous rencontrez un problème difficile ou que vous vous retrouvez au milieu d’un conflit, c’est ces deux notions qui vous permettront de voir la situation avec une perspective différente. Et n’oubliez pas qu’au bout du compte, Dieu récompense ceux qui lui sont fidèles et Dieu juge ceux qui lui résistent. Et à la fin, il va les anéantir. On ne voit pas toujours le résultat à court terme, mais on le voit toujours dans le long terme.

On va continuer au verset 29. Vous allez voir, c’est un verset très riche. Abigaïl dit à David :

« S’il s’élève quelqu’un qui te poursuive et qui en veuille à ta vie, ton âme [David] sera liée dans le faisceau des vivants auprès de l’Éternel, ton Dieu, et il lancera du creux de la fronde l’âme de tes ennemis. » Il y a une autre version qui dit : « Si quelqu’un s’avise de te poursuivre pour t’ôter la vie, l’Éternel ton Dieu gardera ta vie pour que tu restes au nombre des vivants. Mais il jettera la vie de tes ennemis au loin comme avec une fronde. » (Semeur)

On va creuser un peu plus ce verset, tellement il est riche d’enseignement. Abigaïl encourage David : « David, même si des hommes te poursuivent pour essayer de te tuer [et n’oubliez pas que ça a été vrai pendant une bonne partie de la vie de David. Si ce n’était pas Saül, c’était Nabal. Si ce n’était pas Nabal, c’était Absalom. Il y avait toujours quelqu’un après lui.] Peu importe qui essaie de te tuer, David, peu importe qui te poursuit, ta vie est en sécurité et tu es sous la protection de Dieu. »

Et Abigaïl continue : « ton âme, mon seigneur [David], ta vie sera liée dans le faisceau des vivants auprès de l’Éternel, ton Dieu. » Dans une autre version : « …ta vie sera gardée précieusement auprès du SEIGNEUR, ton Dieu. »

Il y a d’autres versions qui traduisent littéralement cette expression un peu étrange, « liée dans le faisceau des vivants », par « ensachée dans le sachet des vivants ». Et c’est une allusion au fait qu’à cette époque, on avait l’habitude d’emmener avec soi ses biens, ses biens précieux ou indispensables, enveloppés dans un ballot, afin de les garder en sûreté. Et Abigaïl dit à David : « Ta vie, David, sera gardée précieusement auprès du Seigneur ton Dieu. »

Est-ce que vous réalisez que, si vous êtes un enfant, si vous êtes une enfant de Dieu, ce verset décrit exactement votre position en Christ ? Votre vie, elle est enveloppée par la protection du Seigneur votre Dieu. Il vous a mis dans un lieu spécial. Il vous a précieusement enveloppé(e). Vous êtes en Christ. Vous êtes en sécurité si vous êtes en Christ. Votre vie est sous la protection divine.

Et ce thème, on le retrouve dans d’autres versets de la Bible, comme ce passage bien connu dans le Psaume 91, les premiers versets :

« Celui qui demeure sous l’abri du Très Haut repose à l’ombre du Tout Puissant. Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! (…) Il te couvrira de ses plumes, et sous ses ailes tu trouveras un refuge. »

Moi je crois qu’Abigaïl était une femme qui savait ce que c’était de vivre avec un conjoint difficile, mais elle savait aussi que sa vie était gardée dans la main du Seigneur, son Dieu. Elle ne pouvait pas échapper à des circonstances difficiles, mais elle savait que tout son être, son être intérieur aussi, était en sécurité.

Et elle pouvait dire à David : « Peu importe les Nabal qui vivent autour de toi, ta vie à toi, elle est gardée précieusement par le Seigneur ton Dieu. »

Et il y a aussi le Psaume 121 qui rappelle que le Seigneur est notre gardien. Selon un commentaire biblique, il semblerait que le titre hébreu de ce psaume fait référence à cette histoire d’Abigaïl, de Nabal et de David. Et voilà ce passage du Psaume :

« L’Éternel est celui qui te garde. [Il t’a enveloppé.] (…) L’Éternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme ; l’Éternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais. » (Versets 5, 7–8)

Alors voilà le défi que je vous lance aujourd’hui : laissez le Seigneur vous mettre à l’abri, sous sa protection. Si vous êtes dans la même situation que David, si quelqu’un vous a insulté(e), vous a attaqué(e), vous a causé du tort, ou si vous êtes à la place d’Abigaïl, en train de vous interposer, en train d’essayer de séparer deux personnes en colère, n’oubliez pas que votre vie est cachée en Christ, et qu’il est votre refuge.

Si vous êtes enfant de Dieu, rien ne peut vous atteindre sans sa permission, en dehors de sa volonté pour votre vie. Dieu vous enveloppe de sa protection.

Mais encore une fois, si vous vous trouvez dans une situation où on vous menace physiquement, on met votre vie en danger, alors il faut prendre les mesures qui s’imposent. En aucun cas, vous ne devez accepter qu’on vous tape dessus, vous devez accepter d’être battu(e), non. Quand la loi est enfreinte, que ce soit la loi de Dieu ou la loi de votre pays, il faut que vous puissiez chercher de l’aide. 

Et recherchez tout d’abord la face de Dieu pour qu’il vous conduise vers des personnes qui peuvent vraiment vous aider. Et aussi, espérons-le, qu’il permette de sauver votre mariage. Demandez de l’aide, que ce soit l’aide des responsables de votre communauté, et aussi, quand c’est nécessaire, l’aide des forces de l’ordre.

Mais, dans votre cœur, vous pouvez avoir la certitude que vous êtes en sécurité avec Dieu. Il est votre refuge. C’est lui votre forteresse.

Et ce verset ne dit pas simplement que vous serez en sécurité. À la fin du verset 29, Abigaïl dit à David : « Mais Dieu jettera la vie de tes ennemis au loin comme avec une fronde. » (Semeur) Elle rappelle à David de ne pas oublier que les ennemis de Dieu seront jugés.

Dieu se charge des Nabal de ce monde, que vous soyez marié(e) à un Nabal, que vous soyez le père ou la mère d’un Nabal, le voisin ou la voisine d’un Nabal, ou le salarié ou la salariée d’un Nabal, et que vous soyez dans la même église qu’un Nabal. N’oubliez pas : Dieu se charge des Nabal de ce monde.

On retrouve ça aussi dans le livre des Proverbes, Proverbes 11 :21 : « Certainement, le méchant ne restera pas impuni, mais la postérité des justes sera sauvée. » Nous sommes en sécurité en Christ.

Alors, voilà le défi qui est le nôtre : Si on sait que Dieu règlera le compte des Nabal dans ce monde, alors il faut faire attention de ne pas devenir un Nabal soi-même, parce qu’on peut être sûr que Dieu se chargera aussi de nous. Dieu se charge des Nabal de ce monde. On peut être sûr de ça, on peut compter là-dessus.

Peut-être que ça fait des années et des années que vous êtes marié(e) à quelqu’un qui est comme Nabal et que votre cœur crie à Dieu : « Oh mais Seigneur, mais jusqu’à quand ? » C’est d’ailleurs ce même cri qu’on entend dans le livre de l’Apocalypse quand ceux qui sont au ciel s’écrient « d’une voix forte, en disant : Jusques à quand, Souverain saint et véritable, jusques à quand tarderas-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ? » (Apocalypse 6 :10)

On ne sait pas jusqu’à quand. Mais on sait qu’au temps de Dieu et selon sa volonté, il jettera, il lancera comme avec une fronde, il anéantira tous ceux qui font le mal. Et en attendant, on peut avoir la certitude que notre vie est « liée dans le faisceau des vivants auprès de l’Éternel… », que notre vie est liée au trésor de la vie en Dieu.

Dannah : Peut-être avez-vous l’impression de vivre avec un Nabal ? Alors vous pourrez certainement apprendre quelque chose au travers de la vie d’Abigaïl, pour savoir comment rester fidèle envers une personne difficile, comment apporter la paix par vos paroles.

Comme nous l’avons déjà dit plus tôt dans cette série, et nous l’avons encore entendu aujourd’hui, rester fidèle et s’en remettre à Dieu ne veut pas dire que vous devez rester passif si vous ou votre famille vous trouvez dans une situation dangereuse ou illégale. Dans un tel cas, il vous faut rechercher de l’aide auprès de conseillers sages et fidèles à Dieu et s’il le faut, faire appel aux autorités.

Notre équipe a écrit une étude biblique pour vous aider à approfondir l’histoire d’Abigaïl. Vous y serez guidé(e) dans l’étude des Écritures et dans la mise en pratique de ce qu’enseigne la Parole de Dieu. Vous la trouverez sur notre site www.reveillenoscoeurs.com.

La prochaine fois, nous verrons comment garder une attitude constructive quand il faut dire des choses difficiles.

Nancy : Quand vous avez un cœur rempli d’amour, vous pouvez dire beaucoup de choses et avoir un bien meilleur résultat que si vous faites preuve d’un esprit de division, de domination et de contrôle. 

Dannah : Nous nous réjouissons de vous retrouver pour le prochain podcast, et en attendant, nous vous disons au revoir ! 

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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 1910 (sauf mention contraire).

Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts, initiative de Life Action Ministries avec Nancy DeMoss Wolgemuth. 

Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.

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Nous faisons partie de l'organisation internationale Revive Our Hearts aux Etats-Unis.

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