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Épisode 1 – Entre deux feux

Publié le: 14 Mar 2021

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Dannah Gresh : Si vous êtes mariée, n’oubliez pas que les péchés ou les mauvais comportements de votre conjoint ne sont pas une excuse pour vos propres mauvais comportements ou péchés.

Nancy DeMoss Wolgemuth : Si votre conjoint est dur et que son comportement est détestable, ça ne veut pas dire que vous, vous devez vous comporter de la même façon que lui.

Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs. Et voici le premier podcast d’une toute nouvelle série que nous allons vous présenter tout de suite.

Nous recevons tout le temps des lettres de femmes qui se trouvent dans des situations conjugales vraiment difficiles. Elles nous écrivent : « Mon mari est très dur » ou encore : « Il ne se conduit pas bien et il est même esclave d’une addiction ». Elles nous demandent : « Que dois-je faire ? » 

Nancy : En fait, il n’y a pas de réponse facile à ces questions. On ne peut pas généraliser parce que chaque situation est différente. Et souvent, ces femmes nous posent cette question quand elles n’en peuvent déjà plus et qu’elles sont même sur le point de quitter leur mari. Alors je crois qu’il est essentiel, c’est important, de se plonger dans la Bible, dans la Parole de Dieu, pour aller y chercher des conseils et de la sagesse.

Alors dans l’Ancien Testament, il y a une femme – qui n’est pas très connue – qui s’appelle Abigaïl, et qui s’est trouvée dans une situation qui n’est pas très différente de celle de bien des femmes d’aujourd’hui.

Dannah : C’est aujourd’hui que nous commençons une nouvelle série, justement sur cette femme, Abigaïl. Son histoire se trouve dans le premier livre de Samuel, au chapitre 25. Nous avons appelé cette série : Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles. Allons-y.

Nancy : Abigaïl, c’est devenu une des personnes que je préfère dans l’Ancien Testament. C’est une femme extraordinaire ! Et on peut beaucoup apprendre d’elle, non seulement de sa vie mais aussi de la vie des deux hommes qui sont, avec elle, les personnages principaux de ce récit.

À un moment ou l’autre de votre vie, il est bien possible que vous vous sentiez proche de l’une de ces trois personnes. Donc, non seulement on va étudier la vie d’Abigaïl. On va aussi examiner le comportement des deux hommes qui ont eu un impact sur sa vie. Et on va voir ce que Dieu veut nous apprendre au travers de cette étude de caractère.

Et on va commencer avec le 1er verset, qui met en place le cadre de l’histoire. Ça se trouve donc dans le premier livre de Samuel, chapitre 25, verset 1 :

« Samuel mourut. Tout le peuple d’Israël s’étant assemblé le pleura, et on l’enterra dans sa demeure à Rama. »

Alors vous avez peut-être déjà entendu parler de Samuel. C’était un homme de Dieu. C’était un prophète qui a vécu très, très longtemps. C’était le dernier des juges de son pays. C’est lui qui avait consacré Saül pour faire de lui le premier roi d’Israël. Et c’est lui aussi qui a consacré David pour qu’il remplace Saül.

Mais à ce moment-là, le roi Saül était toujours sur le trône. C’était un homme égocentrique. Il n’y avait que lui-même qui comptait à ses yeux. Il était peu sûr de lui. Il était rempli de craintes. Il essayait de tuer David parce qu’il était jaloux de lui et il savait que David allait prendre sa place. Il y avait donc une guerre entre Saül et David.

Et Samuel, le prophète, c’était devenu une sorte de médiateur entre les deux hommes. Mais voilà, Samuel venait de mourir, il n’était plus là. Et je peux tout à fait imaginer que David se sentait abandonné, vulnérable, seul. Peut-être même qu’il était déprimé, découragé et qu’il se demandait : « Mais est-ce que vraiment les promesses de Dieu pour ma vie vont se réaliser un jour ? »

C’est donc un moment de solitude, de vulnérabilité, et même de terreur dans la vie de David. On lit la phrase suivante du verset 1 qui nous apprend : « Ce fut alors que David se leva et descendit au désert de Paran ».

Dans ce contexte du premier livre de Samuel au chapitre 25, David a dû s’enfuir pour sauver sa vie, parce qu’il était poursuivi par Saül, ce roi fou. C’était un fugitif. Dans le précédent chapitre, David se trouvait dans le désert d’En Guédi, où il avait rencontré le roi Saül. Et alors que Samuel venait de mourir, David se rend plus au sud encore, dans le désert de Paran, pour prendre encore plus de distance, loin de Saül.

Et notre histoire se déroule donc pendant son trajet vers le sud. Dans un certain endroit qui s’appelle Maon, David rencontre un couple marié. Et c’est un couple comme beaucoup de ceux que je rencontre aujourd’hui. Un couple où l’un des deux est une personne qui aime Dieu, qui respecte le Seigneur, et l’autre est une personne qui n’aime pas Dieu, quelqu’un qui est égoïste et mauvais. Ce genre de choses arrivent… eh oui. Donc, David rencontre un couple comme ça.

Et comme on l’a déjà dit, cette histoire comporte trois personnages principaux. Quand on étudie la Bible et qu’on fait des études de caractère – comme ce qu’on va faire au travers de cette série –, c’est toujours une bonne idée de se demander si les personnages sont bons ou mauvais, si on peut dire les choses comme ça. Mais de se poser la question : Est-ce qu’il y aurait matière à exemple pour moi ? Un exemple à suivre ? Un exemple à éviter ?

Qu’est-ce que ce passage ou ces personnes peuvent m’enseigner au sujet du caractère de Dieu, de son cœur et des voies, des chemins du Seigneur pour moi ?

Voilà ce qu’on va chercher ensemble dans cette histoire.

La première personne qu’on découvre s’appelle Nabal. Aujourd’hui, je vais vous en donner une présentation rapide, et les prochaines fois on entrera vraiment dans l’histoire. Son nom, c’est donc Nabal, un mot hébreu qui signifie « fou » ou « insensé ».

Au verset 25, voilà ce qu’on apprend sur Nabal : « …car il est comme son nom… » Donc le nom veut dire « insensé » et ce nom le décrit vraiment. C’était un homme fou, c’était un homme insensé, mauvais.

Et en étudiant ensemble la vie de Nabal, on va voir qu’il a pas mal d’aspects d’une personne insensée. Et peut-être que ça vous fera penser à quelqu’un que vous connaissez ou peut-être même à plusieurs personnes.

Mais, vous savez, vous pourrez peut-être aussi vous reconnaître sur certains points. Et dans cette série, on aimerait répondre à ces questions : « Comment est-ce qu’on peut éviter de devenir comme Nabal ? Comment éviter d’avoir de tels défauts ? »

Le comportement insensé de Nabal a provoqué deux types de réactions très différentes de la part des deux autres personnages principaux de l’histoire. D’abord, David, celui qui allait devenir roi. Il avait été choisi par Dieu pour être roi, mais il était encore en train de fuir devant l’actuel roi, le roi Saül.

Et quand il s’est retrouvé face à face avec cet insensé, donc Nabal, la réaction de David a été de se sentir agressé. David a perdu la maîtrise de lui-même. Il a été tenté de réagir comme Nabal et de lui rendre vraiment la pareille. Et le danger, quand on rencontre des gens comme ça, des insensés, eh bien c’est de répondre, de réagir de la même manière.

Et au fur et à mesure qu’on va avancer dans l’histoire, on verra que la réaction de David a été encore pire que la provocation de Nabal. Et on verra dans cette histoire que même les personnes les plus attachées à Dieu peuvent agir parfois d’une façon insensée, qui déplaît à Dieu.

Et c’est pour ça qu’on a tous, vraiment tous, besoin de sages conseils. On a tous besoin d’être entourés de personnes qui aiment Dieu. Des personnes qui vont nous aider à réaliser quand notre comportement va devenir insensé. Des personnes qui oseront nous confronter quand il y aura besoin. Des personnes qui nous aimeront assez pour venir nous parler face à face et nous dire la vérité, exactement comme Abigaïl l’a fait avec David.

On a besoin de personnes qui nous donnent des conseils selon Dieu quand on agit comme des insensés. Et, bien sûr, on a besoin d’apprendre à écouter ces conseils, à les accepter et à les suivre.

C’est ça, la vraie humilitéC’est accepter d’écouter un conseil sage et de changer de direction quand on réalise qu’on a eu tort. Et on va voir que David, même s’il a d’abord réagi de façon déraisonnable envers cet insensé, il a ensuite accepté d’écouter les conseils sages et de changer d’attitude, de changer de direction, quand il a compris qu’il avait tort.

[L’humilité, c’est accepter de changer de direction quand nous comprenons que nous avons tort.] 

Le troisième personnage de ce récit, dont on a déjà parlé, c’est cette femme, Abigaïl. Elle, avec les fous, les insensés, elle réagit d’une façon incroyable. On va apprendre beaucoup de choses avec elle. Que le fou, l’insensé, soit notre conjoint, notre patron, un de nos enfants, un parent par alliance, un voisin ou une personne dans notre église, quel que soit le fou, l’insensé dans notre vie, Abigaïl va nous apprendre à vivre avec cette personne et à gérer la relation avec elle.

Abigaïl, c’est une femme discrète. C’est une femme sage. C’est une femme qui apporte la paix. Et on va voir que le cours de cette histoire va être complètement changé, grâce à son intervention, grâce à ses comportements.

Et puis, finalement, comme dans toute histoire de vie, y compris la nôtre, il y a un quatrième personnage que là on n’entend presque pas : c’est Dieu lui-même. Dieu qui est toujours dans les parages, qui est toujours dans les coulisses, un Dieu qui gouverne toutes les affaires des hommes et dont la volonté l’emporte sur toutes les autres. Dieu qui est toujours souverain ; il est toujours sur son trône. Il est sans arrêt à l’œuvre pour réaliser ses plans et accomplir ses promesses.

Et cette histoire nous montre un Dieu qui n’est jamais absent, un Dieu qui agit, qui ne dort jamais. C’est le même Dieu qui est dans votre histoire de vie, un Dieu qui s’implique dans votre vie, qui se soucie des fous, des insensés avec qui vous vivez, vous travaillez ou vous étudiez. C’est un Dieu qui s’implique dans votre vie.

On va continuer avec les versets 2 et 3 :

« Il y avait à Maon un homme très riche, qui possédait des biens à Carmel ; il avait trois mille brebis et mille chèvres, et il se trouvait à Carmel pour la tonte de ses brebis. Le nom de cet homme était Nabal, et sa femme s’appelait Abigaïl ; c’était une femme de bon sens et belle de figure, mais l’homme était dur et méchant. Il descendait de Caleb. »

Comme c’était la coutume à cette époque, il est très probable que les parents d’Abigaïl avaient arrangé son mariage avec Nabal. On ne lui avait certainement pas demandé son avis. Elle était belle. Il était riche. En lui faisant épouser cet homme riche, son père imaginait sans doute agir pour son bien et qu’elle allait avoir une belle vie.

Alors ça fait un peu cliché, une belle femme et un homme riche, on pourrait penser qu’ils allaient bien ensemble. Mais le problème, c’est que la beauté et la richesse ne sont que des aspects extérieurs. Ce qui compte vraiment dans la vie, c’est le cœur, le caractère, et pas l’apparence extérieure ou la richesse matérielle.

Dans le cas de ce couple, les différences entre leurs deux cœurs et leurs deux caractères, ça ne pouvait pas être pire. Ils étaient, comme on dit, comme le jour et la nuit. C’était un couple qui n’allait pas du tout ensemble au niveau de leurs cœurs.

Lui, c’était un insensé qui n’aimait pas Dieu ; elle, elle était sage et elle aimait Dieu. On ne sait pas si Nabal avait toujours été comme ça, s’il était déjà comme ça quand ils se sont mariés. Peut-être que, quand ils se sont mariés, elle pensait que c’était un homme formidable. Il y a beaucoup de femmes qui me disent : « Je ne me rendais absolument pas compte, les premières années de notre mariage, du genre d’homme qu’il allait devenir »

Alors peut-être que Nabal avait toujours eu un mauvais caractère ou un comportement grossier. La Bible ne le mentionne pas. Tout ce qu’on sait, c’est qu’Abigaïl s’est retrouvée avec son mari dans ce mariage très difficile.

Il y a là deux choses importantes qui me semblent évidentes déjà dans ce chapitre. Premièrement, le fait que vous aimez Dieu ne garantit pas nécessairement que votre conjoint vivra selon Dieu – et c’est pareil pour d’autres personnes avec qui vous vivez, les membres de votre famille, vos amis, vos collègues. Le fait que vous aimez Dieu ne garantit pas que les personnes autour de vous voudront plaire à Dieu. Ça ne garantit pas non plus qu’elles changeront, ces personnes.

Parfois, y a des gens qui nous écrivent après avoir écouté nos émissions et qui nous disent : « Mais vous me donnez l’impression qu’il suffirait que je vive une vie selon Dieu pour que mon conjoint se mette à aimer Dieu. »

Et là, j’aimerais être très claire. Non, nous ne disons pas ça, parce que la Bible ne dit pas ça. La Bible enseigne effectivement qu’un conjoint qui aime Dieu peut avoir une grande influence sur le conjoint qui n’aime pas Dieu. Mais, il n’ y a aucune garantie que, si on choisit de vivre notre vie comme Dieu le veut, alors les personnes insensées autour de nous changeront. Ces personnes qui sont comme Nabal, peut-être qu’elles ne changeront jamais.

La deuxième chose qu’on peut constater, c’est que, si votre conjoint est dur et que son comportement est détestable, ça ne veut pas dire que vous, vous devez vous comporter de la même façon que lui. Et ça, c’est un des éléments forts de cette histoire. Le fait que votre conjoint, ou quelqu’un avec qui vous devez vivre ou travailler régulièrement, le fait que cette personne se comporte d’une façon qui déplaît à Dieu, ça ne doit pas vous empêcher, vous, de plaire à Dieu.

[Si votre époux est dur et désagréable, cela ne veut pas dire que vous devez vous comporter de la même façon.]

Vous savez, on a souvent tendance à croire que notre niveau de foi ou de spiritualité est lié à celui des personnes autour de nous. Que c’est à cause des gens qu’on réagit de telle ou telle façon. Mais personne ne peut nous obliger à réagir d’une façon qui déplaît à Dieu. Le fait que vous devez vivre avec quelqu’un qui se comporte d’une manière qui déplaît à Dieu ne vous empêche pas, vous, de plaire à Dieu. Votre caractère et vos réactions n’ont pas besoin de dépendre des comportements des gens autour de vous.

Une des choses que j’aime particulièrement dans cette histoire, c’est qu’on ne sait pas ce qui s’est passé avant. Mais on sait qu’Abigaïl a vécu un certain laps de temps avec cet homme dur et qui avait des comportements horribles. Ça devait vraiment l’affecter, ça devait la toucher. Elle vivait tous les jours avec lui.

En tout cas, il est clair qu’elle n’avait pas laissé Nabal la détruire. C’était toujours une femme belle, pleine de bon sens, sage et qui aimait Dieu. Elle n’avait pas laissé le comportement de son mari déteindre sur son propre comportement. Elle était toujours charmante, courageuse et pleine de grâce.

Et surtout, le plus important, c’est qu’elle n’avait pas perdu la foi dans les promesses de Dieu, même si elle vivait avec cet homme mauvais qui, probablement, ne changerait jamais. En fait, on le verra, il n’a jamais changé.

Alors, dans cette histoire, on fait donc d’abord connaissance avec Nabal, et puis David et après, Abigaïl. Dans le verset 2, on a appris que Nabal était très riche. C’était un homme d’affaires important, il avait beaucoup d’influence.

Et au fur et à mesure qu’on va avancer dans cette histoire pendant les prochaines émissions, un des aspects qui va nous sauter aux yeux portera sur les dangers que la richesse peut entraîner. Alors ce n’est pas des problèmes qui sont inévitables pour tous les gens riches, mais y a vraiment quelque chose qui nous donne à réfléchir là. En comparaison avec le reste du monde, nous qui vivons dans les pays industrialisés, nous sommes riches. Donc, on doit faire attention à ces dangers-là.

Les gens riches peuvent croire qu’ils ne dépendent de personne, que ce sont les autres qui ont besoin d’eux, qui dépendent d’eux, mais, eux, ils n’ont besoin de personne. Ils n’ont besoin de rien.

Et parfois, c’est dur pour les autres personnes d’être honnêtes avec des gens qui sont riches – riches selon les standards du monde, ceux qui ont beaucoup de biens matériels par exemple. Dans le verset 17, les serviteurs de Nabal ont dit de leur maître : « On n’ose pas lui parler ». Il n’écoute personne.

Face à Nabal, personne n’ose lui dire la vérité. Et on a tous besoin de gens qui sont honnêtes avec nous, et qui nous aiment suffisamment pour nous dire la vérité. Mais là, cet homme, en partie à cause de sa richesse, s’est mis dans une position où personne n’a le courage d’être honnête avec lui.

Les gens ont peur de lui dire la vérité, ils ont peur de perdre leur travail. Et vous imaginez si un de ses salariés était intervenu pour lui dire : « Nabal, là tu as tort ; tu te comportes comme un insensé » ?

La réponse aurait été : « Mais toi je te coupe la tête. »

Alors, les gens avaient peur de lui. Et parfois, quand on est très riche selon les critères du monde, c’est très vite fait d’imaginer le pire au sujet des autres, de se méfier de tout le monde. Et on va voir que c’est comme ça que Nabal s’est comporté avec David.

Il y a un verset dans le livre des Proverbes au chapitre 18, c’est le verset 23, qui m’a toujours beaucoup touchée et qui m’a poussée bien des fois à me repentir. « Le pauvre parle en suppliant… » Le pauvre fait appel, il plaide. « …mais le riche répond durement » (Semeur). Le riche, il peut exactement parler comme il veut. Le monde lui appartient. Il est tout à lui. Et avec la richesse, on rencontre parfois ce genre d’attitude, d’orgueil, d’arrogance. Ce n’est pas toujours le cas bien sûr.

Nabal, lui, non seulement il était très riche, mais le verset 3 nous dit qu’il était dur. Il y a une ancienne traduction de la Bible dit qu’il était « grossier ». Le mot hébreu original qui est utilisé là signifie « dur, inflexible, intransigeant, incontrôlable ». Là, est-ce que vous imaginez un petit peu mieux à quoi ressemblait Nabal ? C’était un homme dur.

C’était un homme violent. Il était violent avec sa femme. Il était violent avec d’autres personnes. C’était un homme qui parlait avec agressivité. Et puis c’était aussi un alcoolique, comme on le verra plus loin dans l’histoire. C’était vraiment un homme mauvais.

Et la Bible dit que non seulement il était dur, mais il avait des comportements détestables. Une autre version dit qu’il était bourru et qu’il agissait avec méchanceté. C’était un homme pourri, un corrompu. Et c’est bien possible qu’une partie de ses richesses provenait d’opérations douteuses. C’était vraiment un homme désagréable. 

Et dans la version que j’ai lue tout à l’heure, il est dit que c’était un homme qui « descendait de Caleb ». Caleb, c’était un homme de la tribu de Juda, quelqu’un qui aimait Dieu, qui était reconnu pour sa foi. Mais, le mot Caleb en hébreu, ça signifie aussi « chien » et certains commentateurs de la Bible pensent qu’il s’agit plutôt d’une description du comportement de Nabal. Il y a une traduction anglaise qui dit de lui : « il était hargneux comme un chien ». Son caractère est mieux décrit, comme on l’a vu, par son nom même, Nabal, qui veut dire insensé.

J’aimerais préciser encore que quand on voit ce mot insensé dans la Bible, on doit se rappeler que, insensé, ça ne désigne pas quelqu’un qui souffre de problèmes mentaux. Non, c’est quelqu’un qui est dépourvu de bon sens, quelqu’un qui n’a aucune morale. Il y a un psaume qui met ça en évidence : « L’insensé dit en son cœur : « il n’y a pas de Dieu ! » » (Psaume 14:1). Un insensé, c’est quelqu’un qui veut vivre sa vie comme si Dieu n’existait pas.

Quelqu’un qui n’a pas peur de Dieu, ni des hommes. C’est quelqu’un qui se moque de la moralité, de la spiritualité. Et par conséquent, quelqu’un qui agit avec stupidité, d’une façon insensée et indigne. 

Dans le livre d’Esaïe au chapitre 32 verset 6, on peut lire : « Le fou [l’insensé] dit des insanités. Au fond de lui, il est porté à commettre le mal, à agir sans respect de Dieu, à tenir des propos blasphématoires pour l’Éternel. Il laisse l’affamé avec le ventre creux et prive de boisson celui qui meure de soif. » (Ésaïe 32:6, Segond 21) 

Et on va voir que Nabal correspond tout à fait à cette description des insensés. Parce qu’il a refusé de donner de la nourriture et de l’eau à ceux qui avaient faim et soif. C’était un homme insensé.

Je crois que vous avez déjà probablement compris que c’est votre cœur qui détermine votre caractère et votre comportement. Si votre cœur est insensé, vous allez agir de façon insensée. Votre caractère et votre comportement révèlent ce que vous avez dans le cœur. Quand vous agissez de manière insensée, d’une manière qui déplaît à Dieu, eh bien ça, ça révèle qu’il y a quelque chose d’insensé dans votre cœur.

Et on verra tout au long de cette série d’émissions, Nabal nous fera facilement penser à l’une ou l’autre personne qu’on connaît. Mais, j’aimerais qu’on puisse étudier ce récit en laissant Dieu mettre l’éclairage sur notre cœur, par son Esprit et par sa Parole. Et qu’on puisse se poser sincèrement la question : Est-ce que moi aussi je me comporte comme ça ?

Est-ce qu’il m’arrive à moi aussi d’être quelqu’un d’impossible à gérer ?

Est-ce que les gens hésitent à me dire la vérité parce qu’ils ont peur que j’explose de colère ?

Est-ce que je suis quelqu’un d’arrogant, d’orgueilleux, quelqu’un de dur ?

Est-ce que je vois toujours le mal chez les autres ?

Est-ce que je réponds aux autres plus avec brutalité qu’avec bienveillance ?

Si je me comporte comme ça, si je parle comme ça, ça me révèle à moi-même quelque chose sur l’état de mon cœur.

La Bible dit que nous sommes tous nés insensés. Seule la grâce de Dieu et la puissance de l’Évangile, la puissance de Christ, peut transformer notre cœur, peut nous donner un nouveau cœur, un cœur qui est sage.

C’est pour ça qu’on a besoin d’une transplantation cardiaque quelque part. Tout ce qui en nous est gracieux, aimant, doux, dans nos foyers, dans nos autres relations sociales, tout ça vient uniquement de la grâce de Dieu. Et c’est pour ça qu’on a désespérément besoin de la grâce de Dieu.

Sans la grâce de Dieu, vous et moi, on serait tous comme Nabal. Et c’est pour ça qu’on a désespérément besoin de la grâce de Dieu.

Dannah : Oui, cet enseignement nous rappelle combien nous dépendons de la grâce de Dieu. En fait, nous avons toutes et tous besoin d’apprendre à ne pas être insensés, mais aussi nous avons toutes et tous besoin d’apprendre comment aimer ceux qui sont insensés. Cet enseignement que nous venons d’entendre fait partie de la série : Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles.

Je pense aux femmes qui ont entendu ce qui vient d’être dit, et qui en ont le cœur lourd et même brisé. J’imagine qu’une femme pourrait se demander : « Est-ce qu’il est sage que je reste avec un mari qui ressemble tellement à Nabal ? » Quels conseils pourrait-on lui donner ?

Nancy : Ah, c’est vraiment difficile parce que il n’y a pas forcément qu’une seule réponse à chaque situation différente. Je connais tellement d’histoires qui se sont merveilleusement bien terminées parce que, par exemple, des femmes ont choisi de rester dans des mariages difficiles. Et souvent, j’ai vu Dieu utiliser ce qu’on appelle parfois la méthode de « l’amour doux mais ferme », c’est-à-dire par exemple quand une épouse décide avec amour de mettre clairement des limites pour garantir sa sécurité, et quelques fois même aussi celle de ses enfants. Et parfois ces limites entraînent une période de séparation.

Dannah : Donc, si une personne se trouve dans un de ces mariages vraiment difficiles, comment cette personne peut-elle savoir si elle doit rester, prier et aimer ou plutôt faire preuve « d’amour doux mais ferme » ?

Nancy : Et bien, certainement une des premières choses à faire, c’est d’aller demander de l’aide. Et pour quelqu’un qui aime Dieu, c’est demander de l’aide à une personne qui a un rôle de responsable dans son église. Ça fait partie des responsabilités en tant que bergers spirituels d’une communauté. Et à propos, c’est une des raisons pour lesquelles c’est important que chaque personne fasse partie d’une église ou d’une communauté où elle peut recevoir ces conseils et cette sagesse qui viennent de Dieu. Et quand on vit un mariage difficile, on aurait vite tendance à s’éloigner de l’église ou de la communauté. Mais alors, quand on aura vraiment besoin d’aide, elle viendra d’où alors cette aide ?

La responsabilité biblique des leaders spirituels, c’est d’aider les gens qui sont dans des situations complexes à prendre une décision grâce à la Parole de Dieu et à la prière. Et suivant les situations, il sera peut-être nécessaire de faire appel aux autorités civiles. Dans nos sociétés, Dieu a donné à ces autorités la responsabilité de protéger celles et ceux qui se trouvent sous leur juridiction.

Dannah : Je me demande ce qui aurait pu se passer si des hommes qui aimaient Dieu, des hommes bons, et qui connaissaient bien Nabal, si ces hommes avaient osé lui faire face ? Nous avons besoin de responsables sages dans nos églises et dans nos communautés qui sont prêts à intervenir avec courage et amour auprès des hommes qui n’aiment pas leur épouse comme ils le devraient.

Nancy : Oui, je suis absolument d’accord. Et je sais qu’il y a des hommes qui écoutent nos émissions et j’aimerais remercier chaleureusement tous ceux qui sont bienveillants, tous ceux qui aiment Dieu et qui interviennent dans des situations comme celles-là. Et je vous lance un appel urgent, quand un homme ne traite pas une femme avec amour, avec respect – et c’est valable aussi dans l’autre sens bien sûr, quand une femme ne traite pas son conjoint avec amour et respect – je vous demande sincèrement de vous impliquer de façon appropriée dans ces situations. Parce que, par exemple pour les femmes qui sont les victimes de violences, c’est tellement précieux d’avoir de l’aide de cette qualité-là.

Et puis, voilà aussi ce que j’aimerais qu’on puisse retenir : c’est que, ces Nabal, ces personnes difficiles, elles ont besoin de rédemption, elles ont besoin qu’on les sauve. Et Dieu veut pleinement impliquer les croyants, les hommes et les femmes, pour qu’ils participent à la rédemption, au sauvetage de ces vies brisées qui sont sous l’emprise du péché.

Alors pour en revenir aux épouses qui se trouvent dans ces situations difficiles, si leur cœur reste accroché, ancré dans l’espoir que donne l’Évangile, alors même qu’elles sont en train de réfléchir à des décisions compliquées, Dieu peut souvent utiliser leurs réactions ou les réactions de celles et ceux qui les entourent dans l’église pour adoucir le cœur endurci d’un homme – ou d’une femme, dans la situation inverse.

Encore une fois, je le répète, il y a tellement d’éléments variables dans chaque situation que, pour nous à Réveille nos cœurs, c’est impossible de traiter tous les scénarios imaginables. Donc, si vous nous écoutez et que vous vous trouvez dans une situation difficile, que vous êtes peut-être en train de vous dire : « Mais, mon mari, c’est un Nabal, je ne sais pas quoi faire ». Alors je le répète, demandez conseils, demandez de l’aide à quelqu’un qui est sage, qui aime et qui connaît vraiment Dieu. N’essayez pas de vous en sortir toute seule.

Dannah : Oui, et qu’importe le cas de figure, si une femme se trouve dans une situation très grave ou si elle a juste un peu de mal à aimer son mari, elle ne devrait pas chercher à s’en sortir toute seule. J’ai vécu de tels moments au cours de mon mariage et j’ai fait le choix de ne pas les traverser toute seule. Je vous encourage aujourd’hui, si Dieu a touché votre cœur, même un tout petit peu, par rapport à un problème qui a besoin d’être réglé dans votre mariage, allez voir une femme qui aime Dieu pour trouver de l’aide.

Nancy : Oui c’est vrai, on peut faire ça avec respect, avec amour, tout en continuant à faire confiance au Seigneur. Et on n’a pas besoin de critiquer à outrance notre conjoint pour pouvoir recevoir de quelqu’un des conseils sages selon Dieu.

Dannah : Eh bien, quelle que soit votre situation, si la vie d’Abigaïl vous a touchée, vous pouvez vous rendre sur notre site Web, reveillenoscoeurs.com, et y télécharger le fichier PDF de notre étude biblique intitulée, comme notre série d’ailleurs : Abigaïl : comment vivre avec les gens difficiles. 

Est-ce que ça vous arrive d’avoir du mal à contrôler la colère ?

Nancy : Pendant les moments de tension ou de conflit, est-ce que les gens vous considèrent comme une personne avec qui c’est possible de discuter ? Ou est-ce qu’ils vous évitent parce qu’ils savent que vous allez vous énerver et que vous n’allez pas pouvoir maîtriser vos émotions ? Ou, est-ce qu’ils vous voient comme quelqu’un à qui ils peuvent venir confier leur problème parce que vous serez de bons conseils ? 

Dannah : La colère nous pousse des fois à réagir avec force, ce qui peut avoir des conséquences dangereuses, comme nous le verrons dans notre prochain podcast de cette série sur Abigaïl. Alors, je me réjouis de vous retrouver au prochain épisode, et je vous dis au revoir. 

 

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Réveille Nos Cœurs/ Revive Our Hearts© Citations bibliques tirées de la version  Segond 1910, sauf mention contraire.

Appelées à la liberté, à la plénitude et à porter du fruit en Christ.

Réveille Nos Cœurs est le ministère français de Revive Our Hearts, une initiative de Life Action Ministries avec Nancy DeMoss Wolgemuth.

Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.

 

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Nous faisons partie de l'organisation internationale Revive Our Hearts aux Etats-Unis.

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